Palau Güell
Adresse
PALAIS GÜELL. Nou de la Rambla, 3-5.
Horaire
Été, du 1er avril au 31 octobre: de 10 à 20h (dernière heure d’accès à 19h).

Hiver, du 1er novembre au 31 mars: de 10 à 17.30h (dernière heure d’accès à 16.30h).

Ouvert: du mardi au dimanche et les lundis fériés.

Fermé: les lundis non fériés, le 1er janvier, du 6 au 13 janvier et les 25 et 26 décembre.

Entrée gratuite : le premier dimanche du mois, le 23 avril, le 18 mai et le 24 septembre.








Information
Tél.: (+34) 934 725 775

Fax: (+34) 934 725 772

palauguell@diba.cat

www.palauguell.cat
Prix et remise
Adultes 12,00€

Réduit: 8,00€

Remise de la Route du Modernisme : 30 % sur le tarif des adultes.

Entrée gratuite le premier dimanche du mois, 23 avril, 18 mai et 24 setembre.
Description
La première œuvre (1885-1889) qu'Antoni Gaudí, l'architecte le plus singulier du Modernisme, devait offrir à la ville de Barcelone et qui a été déclaré bien du patrimoine mondial par l'Unesco. Gaudí n’avait que 34 ans quand il reçut la commande de bâtir la résidence privée de la famille Güell et ce, non pas dans l’Eixample, un quartier en pleine expansion où emménageait la bourgeoisie de la ville, mais dans le Raval, qui à la fin du XIXe siècle, subissait déjà une certaine dégradation. Cela pouvait paraître étrange qu’Eusebi Güell y emménage, avec ses dix enfants, en 1888. Mais l’une des raisons principales qui le poussèrent à y faire construire un palais est qu’il avait hérité d’une maison sur la Rambla dels Caputxins, où il emménagea en 1884 et qu’il connecta au Palau Güell grâce à un corridor; on peut donc dire que ce dernier fut conçu comme un agrandissement de la maison familiale sur la Rambla.

Eusebi Güell, qui fut un entrepreneur et un politicien important, mais aussi un promoteur de la culture catalane, des lettres et des arts, fit confiance à Gaudí à une époque où celui-ci n’était pas encore connu. Il sut voir son talent et lui commanda la construction de ce palais urbain original.



Le mécène aristocrate de Gaudí lui octroya une liberté budgétaire pour construire un palais original et somptueux qui pourrait accueillir des réunions politiques, des veillées culturelles et littéraires, ainsi que des concerts et des réceptions avec des hôtes illustres. Répondant à ce souhait, Gaudí employa les meilleurs matériaux nobles et le coût de la construction augmenta considérablement. Le résultat final est un véritable chef-d’œuvre, la première grand œuvre de Gaudí et un des premiers bâtiments, ou peut-être le premier, de l’Art nouveau au plan mondial. Le Palau Güell de Gaudí est un espace insolite où prévaut le jeu sage, correct et magnifique des volumes sous la lumière, et qui laisse deviner de nombreux traits essentiels de la production postérieure de Gaudí.



La façade du Palau Güell, aux lignes vénitiennes suggérées, est construite en pierre d’aspect sévère et on y remarque en particulier le design en fer forgé qui couvre les tympans des deux arcs paraboliques de l’entrée et de la sortie et qui forme le majestueux écu aux quatre barres catalanes présidant la façade.

À partir du vestibule, un escalier noble conduit à l’étage noble de l’édifice –en passant par l’entresol- où se trouve le salon central, le véritable joyau du Palau Güell : un espace mystérieux et tellurique couronné d’une coupole parabolique située à une hauteur élevée. La coupole, perforée d’une ouverture centrale et d’une série de petites ouvertures en forme de cercle qui laissent passer une lumière indirecte et faible, donne au salon une curieuse apparence de planétarium à la lueur du jour, de l’avis de certains et pour d’autres, de salle centrale de hammam arabe. Dans le salon central se trouve la console de l’orgue du Palau Güell et une chapelle fermée par deux portes, où avaient lieu des concerts et aussi des offices religieux.

Ce salon central est l’axe vertébrateur à partir duquel tout l’espace de l’édifice est configuré et c’est aussi un espace de relations visuelles verticales avec les étages supérieurs du palais.

La terrasse sur le toit est fière des vingt cheminées conçues par Gaudí et restaurées entre 1988 et 1992. Lors de leur restauration, les modèles originaux ont été complétés, mais dans le cas des cheminées qui avaient perdu tout leur revêtement, une réinterprétation contemporaine dirigée par les architectes restaurateurs de l’édifice et par plusieurs artistes plastiques catalans eut lieu. Les cheminées, toutes uniques et différentes comme s’il s’agissait de plusieurs esquisses d’un modèle idéalisé, rappellent avec un peu d’imagination un groupe d’arbres et constituent probablement une des premières ébauches du projet que Gaudí mènerait à son terme quelques années plus tard sur la terrasse de la Pedrera. Dans cette œuvre, Gaudí utilisa pour la première fois le trencadís, un revêtement élaboré avec des fragments irréguliers de mosaïque, que l’architecte de Reus, et le Modernisme en général, adoptèrent plus tard comme une des principales formes d’expression.  

À l’autre extrémité du palais, au sous-sol, se trouvent les écuries, aux voûtes en pierre de maó, appuyées sur des colonnes fongiformes du même matériel -une architecture spectaculaire conçue pour abriter les écuries et les chambres des palefreniers du palais. Il s’agit d’un des paysages les plus énigmatiques, suggestifs et connus de l’architecture du maître.



Eusebi Güell, sa femme et leurs enfants vécurent au palais jusqu’à la décennie de 1910, et déménagèrent ensuite au Parc Güell. Plus tard, certains des enfants y vécurent jusqu’à la Guerre Civile. Quand la guerre éclata, le gouvernement de la Generalitat en fit un commissariat. Plus tard, Mercè Güell la fille aînée de Gaudí, qui en hérita, ne put en assumer l’entretien et le céda en 1945 à la Diputació de Barcelone en échange d’une rente viagère. Le 26 mai 2011, le Palau Güell ouvrit à nouveau ses portes au public après quelques années de restauration intégrale.