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COLÒNIA
GÜELL
Santa
Coloma de Cervelló
Colònia Güell. Santa Coloma de Cervelló
Adresse Centre d’interprétation et d’accueil des visiteurs Claudi Güell, 6 Colònia Güell 08690 Santa Coloma de Cervelló. Horaires et visite
Horaire d’été, de mai à octobre : Du lundi au vendredi, de 10 à 14 h et de 15 à 19 h Les samedis, dimanches et jours de fête, de 10 à 15 h
Horaire d’hiver, de novembre à avril : Du lundi au dimanche, de 10 à 15 h
Les visites seront interrompues pendant les actes liturgiques (dimanche à 11 et 13 h, et ponctuellement le samedi matin). Veuillez confirmer les horaires de week-end au téléphone d’information. Fermé : le dimanche des Rameaux, le vendredi saint, les 25 et 26 décembre, les 1er et 6 janvier
Information Tél. : 936 305 807 Fax : 936 407 446 Courriel : info@coloniaguell.net
www.coloniaguell.net Comment y parvenir
EnEn train : FGC. Tél. : 932 051 515 Lignes : S4, S8 et S33. De 8 h 30 à 21 h, trains toutes les 15 minutes. Barcelona-Colònia Güell. Durée du trajet : 22 minutes
En voiture : Accès depuis la route BV-2002 entre Sant Boi de Llobregat et Santa Coloma de Cervelló. En arrivant, suivre la signalisation jusqu’au centre d’accueil des visiteurs.
Prix et remise Visite guidée de la Colònia Güell + Église (2 heures) + entrée à l’Exposition permanente : 10 € par pax
Visite guidée de l’Église (1 heure) + entrée à l’Exposition permanente : 8€ par pax
Visite guidée de la Colònia Güell (1 heure) + entrée à l’Exposition permanente: 8€ par pax
Entrée non guidée à l’Église + entrée à l’Exposition permanente: 5€ par pax
Étudiants, retraités de + de 65 ans et familles nombreuses : 30% de réduc. par pax.
Tarif de groupe (+ de 20 personnes): 30% de réduction par pax
Remise de la Route du Modernisme : -1,20 € sur toutes les modalités d’entrée.
Description La Colònia Güell : la crypte et le noyau urbain
La Colònia Güell (Colonie Güell) est une ancienne implantation industrielle textile, fondée en 1890 par l'industriel et mécène bourgeois Eusebi Güell à Santa Coloma de Cervelló, dans la banlieue de Barcelone. La Colònia a été conçue autour de l'usine comme un ensemble urbain de logements et de services destinés aux ouvriers -maisons, école, église, boutique, ateneu (sorte de centre culturel), etc.-. Le but était de garantir la paix sociale dans un milieu contrôlé par le chef d'entreprise. La Colònia Güell, cependant, se différenciait des autres implantations de ce type par l'usage qui était fait de la machine à vapeur pour produire de l'énergie, par la séparation de l'usine par rapport à la zone résidentielle, ainsi que par l'intervention d'architectes modernistes de premier ordre. Pour réaliser ce projet, Eusebi Güell a en effet disposé de la collaboration d'Antoni Gaudí i Cornet, de Francesc Berenguer i Mestres et de Joan Rubió i Bellvé. Ces deux derniers, architectes modernistes de prestige et collaborateurs de Gaudí, ont été les auteurs du projet urbanistique ainsi que de certains édifices parmi les plus singuliers -Ca l'Ordal, Ca l'Espinal, l'école, la maison du maître, le Centre de Sant Lluís-, dans lesquels ils ont déployé d'impressionnantes ressources architecturales et décoratives dans le plus pur style modernista. Gaudí, par contre, s'est chargé de l'église. Celle-ci est plus connue sous le nom de cripta (crypte) parce que, par rapport au projet initial, seuls le rez-de-chaussée et son portique ont été construits -selon le projet, l'église devait avoir deux étages et une hauteur de 40 mètres-.
Un ensemble du Modernisme
La fabrique -qui accueille aujourd'hui différentes entreprises et qui est en cours de réhabilitation-, le noyau urbain et l'église forment conjointement ce que l'on a appelé la Colònia Güell. En guise d'introduction à la visite, le centre d'accueil des visiteurs propose d'ailleurs une exposition de l'ensemble. En plus de la visite de l'église, guidée ou non, on peut en faire une autre, guidée celle-là, de la Colònia, afin de s'immerger dans l'ambiance sociale et créative des débuts du XXe siècle. Ensuite, on pourra se promener dans la pinède qui entoure l'église et apprécier la paix qui domine tout l'environnement.
Une œuvre capitale
L'église de la Colònia Güell est considérée comme l'œuvre maîtresse de Gaudí. C'est là, en effet, qu'il a expérimenté et réussi à exprimer son langage architectural le plus personnel. Il a opté ici pour l'usage de colonnes inclinées comme système permettant de supporter le poids de la construction, sans avoir recours ni aux arcs-boutants ni aux contreforts. La distribution des charges a été calculée grâce à la méthode de la maquette polyfuniculaire, méthode qu'il a inventée pour la projection architecturale, et qui, à petite échelle, permettait de prévoir les charges ainsi que les arcs qui devaient les supporter. L'église a été déclarée monument historico-artistique en 1969 et elle est considérée de nos jours comme l'une des pièces fondamentales de l'architecture mondiale du XXe siècle, du fait de la grande innovation qu'impliquait l'utilisation des colonnes inclinées et des voûtes en forme de paraboloïde hyperbolique, ainsi que pour l'admirable combinaison des matériaux.
L'environnement naturel
Gaudí a situé l'église sur la colline la plus élevée de la zone résidentielle de la Colònia, au beau milieu d'une pinède. Grâce aux matériaux de construction qui ont été employés, l'édifice et les colonnes inclinées du portique se mêlent visuellement avec le paysage en un parfait mimétisme. Les murs et les colonnes extérieures combinent sans le moindre caprice les différents matériaux utilisés : scories de fonte, briques recuites et déformées, pierres de calcite et de basalte. Les murs extérieurs présentent une profusion de mosaïques ornées de symboles religieux. Un impressionnant palmier de basalte soutenant les voûtes enrichit le portique. Dans l'atrium, Gaudí a expérimenté pour la première fois dans l'histoire de l'architecture les voûtes de paraboloïde hyperbolique. Le linteau de la porte principale est orné d'une extraordinaire mosaïque.
Un intérieur impressionnant
Dans la crypte, de plan ovale, on remarque avant toute autre chose la solution du plafond basée sur des nervures de brique, les murs de paraboloïde hyperbolique ainsi que les quatre colonnes de basalte qui semblent préhistoriques. Toute cette ambiance -il faut se souvenir que l'église n'a pas été terminée- contraste vivement avec le chromatisme des vitraux. Les bancs ont été conçus par Gaudí lui-même, ainsi que les bénitiers faits d'énormes coquilles soutenues par des supports de fer forgé. Le tabernacle, l'autel de la Sainte Famille et les anges du chœur sont l'œuvre de Josep M. Jujol.
La restauration
C'est au mois de septembre 1999 qu'ont commencé les travaux de restauration de l'église. Ceux-ci sont développés en diverses phases et ils ont pour objectif de :
- récupérer la valeur de l'œuvre d'Antoni Gaudí, tout en respectant avec la plus grande rigueur le projet original et en éliminant les éléments qui ont été ajoutés après que l'auteur l'ait abandonnée ;
- terminer une œuvre inachevée en lui donnant une finition formelle au travers du couronnement du mur extérieur, et ce en utilisant un matériau bien différent du matériau original ;
- donner à l'œuvre des finitions fonctionnelles, aménager les accès, avec un nouvel axe d'entrée et de nouveaux escaliers extérieurs montant à la terrasse qui a été créé en substituant l'ancienne couverture provisoire faite de fibrociment et détériorée ;
- apporter une solution à la dégradation dont a souffert l'œuvre du fait du passage du temps en la nettoyant, en imperméabilisant les plafonds et en restaurant les mosaïques ainsi que les autres éléments dégradés.
À ce jour, on a restauré l'atrium, les porches, les murs extérieurs ainsi que les mosaïques. On a rénové le dallage de l'accès ainsi que celui qui est situé sous les porches. On a restauré et imperméabilisé la rampe inachevée prévue pour accéder à la nef supérieure non construite. On a construit la nouvelle terrasse ainsi que l'escalier extérieur. On a aussi installé l'éclairage extérieur de l'église. En ce qui concerne les interventions plus importantes, il reste encore à réaliser la restauration de l'intérieur du bâtiment ainsi que l'aménagement de l'environnement de l'église dans une enceinte plus vaste.
Consortium de la Colònia Güell
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La Colònia Güell : la crypte et le noyau urbain
La Colònia Güell (Colonie Güell) est
une ancienne implantation industrielle textile, fondée
en 1890 par l'industriel et mécène bourgeois
Eusebi Güell à Santa Coloma de Cervelló,
dans la banlieue de Barcelone. La Colònia a été
conçue autour de l'usine comme un ensemble urbain de
logements et de services destinés aux ouvriers -maisons,
école, église, boutique, ateneu (sorte de centre
culturel), etc.-. Le but était de garantir la paix
sociale dans un milieu contrôlé par le chef d'entreprise.
La Colònia Güell, cependant, se différenciait
des autres implantations de ce type par l'usage qui était
fait de la machine à vapeur pour produire de l'énergie,
par la séparation de l'usine par rapport à la
zone résidentielle, ainsi que par l'intervention d'architectes
modernistes de premier ordre. Pour réaliser ce projet,
Eusebi Güell a en effet disposé de la collaboration
d'Antoni Gaudí i Cornet, de Francesc Berenguer i Mestres
et de Joan Rubió i Bellvé. Ces deux derniers,
architectes modernistes de prestige et collaborateurs de Gaudí,
ont été les auteurs du projet urbanistique ainsi
que de certains édifices parmi les plus singuliers
-Ca l'Ordal, Ca l'Espinal, l'école, la maison du maître,
le Centre de Sant Lluís-, dans lesquels ils ont déployé
d'impressionnantes ressources architecturales et décoratives
dans le plus pur style modernista. Gaudí, par contre,
s'est chargé de l'église. Celle-ci est plus
connue sous le nom de cripta (crypte) parce que, par rapport
au projet initial, seuls le rez-de-chaussée et son
portique ont été construits -selon le projet,
l'église devait avoir deux étages et une hauteur
de 40 mètres-.
Un ensemble du Modernisme
La fabrique -qui accueille aujourd'hui différentes
entreprises et qui est en cours de réhabilitation-,
le noyau urbain et l'église forment conjointement ce
que l'on a appelé la Colònia Güell. En
guise d'introduction à la visite, le centre d'accueil
des visiteurs propose d'ailleurs une exposition de l'ensemble.
En plus de la visite de l'église, guidée ou
non, on peut en faire une autre, guidée celle-là,
de la Colònia, afin de s'immerger dans l'ambiance sociale
et créative des débuts du XXe siècle.
Ensuite, on pourra se promener dans la pinède qui entoure
l'église et apprécier la paix qui domine tout
l'environnement.
Une œuvre capitale
L'église de la Colònia Güell est considérée
comme l'œuvre maîtresse de Gaudí. C'est
là, en effet, qu'il a expérimenté et
réussi à exprimer son langage architectural
le plus personnel. Il a opté ici pour l'usage de
colonnes inclinées comme système permettant
de supporter le poids de la construction, sans avoir recours
ni aux arcs-boutants ni aux contreforts. La distribution
des charges a été calculée grâce
à la méthode de la maquette polyfuniculaire,
méthode qu'il a inventée pour la projection
architecturale, et qui, à petite échelle,
permettait de prévoir les charges ainsi que les arcs
qui devaient les supporter. L'église a été
déclarée monument historico-artistique en
1969 et elle est considérée de nos jours comme
l'une des pièces fondamentales de l'architecture
mondiale du XXe siècle, du fait de la grande innovation
qu'impliquait l'utilisation des colonnes inclinées
et des voûtes en forme de paraboloïde hyperbolique,
ainsi que pour l'admirable combinaison des matériaux.
L'environnement naturel
Gaudí a situé l'église sur la colline
la plus élevée de la zone résidentielle
de la Colònia, au beau milieu d'une pinède.
Grâce aux matériaux de construction qui ont
été employés, l'édifice et les
colonnes inclinées du portique se mêlent visuellement
avec le paysage en un parfait mimétisme. Les murs
et les colonnes extérieures combinent sans le moindre
caprice les différents matériaux utilisés
: scories de fonte, briques recuites et déformées,
pierres de calcite et de basalte. Les murs extérieurs
présentent une profusion de mosaïques ornées
de symboles religieux. Un impressionnant palmier de basalte
soutenant les voûtes enrichit le portique. Dans l'atrium,
Gaudí a expérimenté pour la première
fois dans l'histoire de l'architecture les voûtes
de paraboloïde hyperbolique. Le linteau de la porte
principale est orné d'une extraordinaire mosaïque.
Un intérieur impressionnant
Dans la crypte, de plan ovale, on remarque avant toute autre
chose la solution du plafond basée sur des nervures
de brique, les murs de paraboloïde hyperbolique ainsi
que les quatre colonnes de basalte qui semblent préhistoriques.
Toute cette ambiance -il faut se souvenir que l'église
n'a pas été terminée- contraste vivement
avec le chromatisme des vitraux. Les bancs ont été
conçus par Gaudí lui-même, ainsi que
les bénitiers faits d'énormes coquilles soutenues
par des supports de fer forgé. Le tabernacle, l'autel
de la Sainte Famille et les anges du chœur sont l'œuvre
de Josep M. Jujol.
La restauration
C'est au mois de septembre 1999 qu'ont commencé les
travaux de restauration de l'église. Ceux-ci sont
développés en diverses phases et ils ont pour
objectif de :
Consorci de la Colònia Güell
JARDINS
ARTIGAS
La
Pobla de Lillet
Jardins Artigas. La Pobla de Lillet
Adresse Jardins Artigas Parc Xesco Boix, s/n La Pobla de Lillet.
Horaires et visite La visite guidée des Jardins Artigas a une durée d’une heure pour les particuliers, et d’une heure et demie pour les groupes venus en autocar. La visite permet de comprendre le passé industriel du village de la Pobla de Lillet, l’arrivée d’Antoni Gaudí i Cornet, ainsi que les caractéristiques architecturales du seul jardin humide projeté par le génial architecte. Pour les groupes scolaires, la visite est adaptée et elle comprend du matériel didactique.
Horaire d’été (de juillet à septembre) : du lundi au dimanche de 10 à 19 heures.
Horaire d’hiver (d’octobre à juin) : les samedis, dimanches et jours de fêtes de 10 à 17 heures.
Les groupes, scolaires ou non, peuvent bénéficier de tarifs spéciaux. Information Tél. : 938 236 146 Fax : 938 237 844 Courriel : tur.lillet@diba.es www.poblalillet.cat
Comment y parvenir En autocar : compagnie Alsina Graells tél. 932 656 866 En voiture : Par l’axe du Llobregat, en suivant la route C-16, ou par les routes C-17 et C-26.
Remarques Les horaires peuvent subir des variations, il est donc conseillé de les vérifier à l’avance. Prix et remise Prix. Adultes : 3,00 € Groupes (plus de 29 personnes) : 2,40 € par personne. Groupes scolaires (plus de 30 personnes) : 2,00 € par personne (Dans le cas des groupes scolaires de moins de 30 personnes, prière de consulter).
Les enfants de moins de 13 ans accompagnés d’un adulte ne paient pas d’entrée. Les visites commentées avec un guide sont incluses dans le prix de l’entrée dans tous les cas où celles-ci auront été réservées à l’avance. Étudiants et retraités : prière de consulter. Remise de la Route du Modernisme : 15 % sur l’entrée générale.
Description Jardins Artigas (1904)
Gaudí a projeté le jardin de Can Artigas conjointement à un chalet-refuge de la sierra du Catllaràs en 1904. La Pobla de Lillet est une commune de la région du Berguedà qui compte actuellement mille cinq cent cinquante-huit habitants.
Redécouverte de l'œuvre
Le jardin, qui fait partie d'une propriété particulière, est demeuré à l'abandon entre 1939 et 1989, et c'est pour cette raison, et du fait que l'endroit où il se trouve n'est guère accessible, qu'il s'était enfoncé dans l'oubli. De surcroît, l'absence de documentation pour en confirmer l'auteur a fait qu'il n'avait pas été pris en considération dans l'œuvre gaudienne. D'autre part, le chalet de Catllaràs a été modifié au cours des années quatre-vingt en suivant un critère discutable qui lui a fait perdre toutes ses caractéristiques décoratives authentiques. Toutefois, la Reial Càtedra Gaudí, chaire d'études gaudiennes, avait commencé en 1991 à travailler à la recherche des deux œuvres et, par la suite, au projet de réhabilitation des jardins. La chaire a bâti une hypothèse plausible qui ferait de Gaudí l'auteur des jardins, contribuant ainsi à en faire un lieu d'intérêt architectural et artistique parmi les plus visités de la région du Berguedà.
Une commande d'Eusebi Güell
Bien qu'ils semblent avoir quelques similitudes esthétiques avec le Park Güell de Barcelone, les Jardins Artigas, comme on les connaît aujourd'hui, constituent le seul jardin humide projeté par le génial architecte. Au début du XXe siècle s'installait à Clot del Moro (Castellar de N'Hug) la première entreprise de fabrication de ciment portland de toute l'Espagne, Asland. L'entreprise était dirigée par l'industriel Eusebi Güell i Bacigalupi. Pendant la construction de l'usine, de 1901 à 1904, tout un ensemble de services sont nés autour d'elle, à commencer par les mines de charbon de la sierra de Catllaràs qui devaient fournir la matière première des fours d'Asland destinés à la fabrication du ciment. Le comte Güell commanda alors à Gaudí un projet de chalet au Catllaràs pour y loger les ingénieurs et les cadres chargés de la gestion et de la direction des mines. Afin de visiter aisément l'endroit où devait être construit le chalet, Antoni Gaudí se logea dans la famille des entrepreneurs textiles Artigas. Pendant les deux jours qu'il passa à la Pobla, ceux-ci lui manifestèrent leur envie d'avoir un jardin derrière leur usine. Antoni Gaudí, pour remercier la famille de son hospitalité, leur fit une ébauche, et c'est de cette ébauche que sont surgis les Jardins Artigas.
Un petit air du Park Güell
Il faut dire qu'en 1905 Gaudí travaillait à Barcelone à la construction du Park Güell, et ceci explique que l'ébauche réalisée par l'architecte pour le jardin des Artigas ait été totalement inspirée du parc barcelonais. Il semble bien que Gaudí lui-même, à son retour à Barcelone, après avoir déjà résolu le projet du chalet de Catllaràs, ait envoyé à la Pobla de Lillet deux maçons afin d'y entamer les travaux de construction du jardin qu'il avait dessiné.
Un environnement sauvage
L'endroit où ont été construits les Jardins Artigas est situé au cœur d'un environnement très sauvage : de grands blocs de rocher traversés par le Llobregat, avec une abondante végétation autochtone. Les structures architecturales sont exactement identiques à celles du Park Güell mais les matériaux avec lesquels le jardin a été construit proviennent de la zone montagneuse des Prépyrénées où est situé le village de la Pobla de Lillet. Par conséquent, les matériaux que l'on trouve dans le jardin sont la lause, la pierre ponce, le galet de rivière et la marne, accompagnés du ciment portland avec lequel sont fabriqués les balustrades ainsi que les grands murs naturalistes du jardin. Quant au recours à l'eau, nous avons déjà mentionné le Llobregat qui traverse le lit pierreux du jardin, mais il faut aussi signaler qu'il y a une grande quantité de sources d'où jaillit une eau naturelle et qui débouchent dans le Llobregat. Le seul mérite de Gaudí a été de les décorer, d'en faire ainsi des sources « figurées » telles que la Cascada, la Font del Bou, la Font del Lleó et la Font de la Gruta. Par ailleurs, le Pont d'Escala et le Pont dels Arcs ont aussi été créés pour franchir le Llobregat et réunir les deux rives. Enfin, la Glorieta (tonnelle) préside le jardin du haut d'un rocher prononcé, et se convertit en belvédère.
On peut voir dans les jardins des symboles tels que les quatre Évangélistes présidés par l'aigle qui, majestueux, surveille le jardin du côté de la Glorieta del Bou ; de même, le lion et l'ange, ce dernier se trouvait à l'origine dans la cascade et il n'est plus reproduit aujourd'hui. On peut admirer aussi les serpents qui protègent l'unique entrée que Gaudí avait projetée pour accéder au jardin, les cariatides avec l'homme et la femme, le coin du pêcheur, l'aire de pique-nique avec le mur naturaliste, et la « forêt » de bambou, entre autres. Mairie de la Pobla de Lillet
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Jardins Artigas (1904)
Gaudí a projeté le jardin de Can Artigas conjointement
à un chalet-refuge de la sierra du Catllaràs
en 1904. La Pobla de Lillet est une commune de la région
du Berguedà qui compte actuellement mille cinq cent
cinquante-huit habitants.
Redécouverte
de l'œuvre
Le jardin, qui fait partie d'une propriété particulière,
est demeuré à l'abandon entre 1939 et 1989,
et c'est pour cette raison, et du fait que l'endroit où
il se trouve n'est guère accessible, qu'il s'était
enfoncé dans l'oubli. De surcroît, l'absence
de documentation pour en confirmer l'auteur a fait qu'il n'avait
pas été pris en considération dans l'œuvre
gaudienne. D'autre part, le chalet de Catllaràs a été
modifié au cours des années quatre-vingt en
suivant un critère discutable qui lui a fait perdre
toutes ses caractéristiques décoratives authentiques.
Toutefois, la Reial Càtedra Gaudí, chaire d'études
gaudiennes, avait commencé en 1991 à travailler
à la recherche des deux œuvres et, par la suite,
au projet de réhabilitation des jardins. La chaire
a bâti une hypothèse plausible qui ferait de
Gaudí l'auteur des jardins, contribuant ainsi à
en faire un lieu d'intérêt architectural et artistique
parmi les plus visités de la région du Berguedà.
Une commande d'Eusebi
Güell
Bien qu'ils semblent avoir quelques similitudes esthétiques
avec le Park Güell de Barcelone, les Jardins Artigas,
comme on les connaît aujourd'hui, constituent le seul
jardin humide projeté par le génial architecte.
Au début du XXe siècle s'installait à
Clot del Moro (Castellar de N'Hug) la première entreprise
de fabrication de ciment portland de toute l'Espagne, Asland.
L'entreprise était dirigée par l'industriel
Eusebi Güell i Bacigalupi. Pendant la construction
de l'usine, de 1901 à 1904, tout un ensemble de services
sont nés autour d'elle, à commencer par les
mines de charbon de la sierra de Catllaràs qui devaient
fournir la matière première des fours d'Asland
destinés à la fabrication du ciment. Le comte
Güell commanda alors à Gaudí un projet
de chalet au Catllaràs pour y loger les ingénieurs
et les cadres chargés de la gestion et de la direction
des mines.
Afin de visiter aisément l'endroit où devait
être construit le chalet, Antoni Gaudí se logea
dans la famille des entrepreneurs textiles Artigas. Pendant
les deux jours qu'il passa à la Pobla, ceux-ci lui
manifestèrent leur envie d'avoir un jardin derrière
leur usine. Antoni Gaudí, pour remercier la famille
de son hospitalité, leur fit une ébauche,
et c'est de cette ébauche que sont surgis les Jardins
Artigas.
Un petit air du
Park Güell
Il faut dire qu'en 1905 Gaudí travaillait à
Barcelone à la construction du Park Güell, et
ceci explique que l'ébauche réalisée
par l'architecte pour le jardin des Artigas ait été
totalement inspirée du parc barcelonais. Il semble
bien que Gaudí lui-même, à son retour
à Barcelone, après avoir déjà
résolu le projet du chalet de Catllaràs, ait
envoyé à la Pobla de Lillet deux maçons
afin d'y entamer les travaux de construction du jardin qu'il
avait dessiné.
Un environnement
sauvage
L'endroit où ont été construits les
Jardins Artigas est situé au cœur d'un environnement
très sauvage : de grands blocs de rocher traversés
par le Llobregat, avec une abondante végétation
autochtone. Les structures architecturales sont exactement
identiques à celles du Park Güell mais les matériaux
avec lesquels le jardin a été construit proviennent
de la zone montagneuse des Prépyrénées
où est situé le village de la Pobla de Lillet.
Par conséquent, les matériaux que l'on trouve
dans le jardin sont la lause, la pierre ponce, le galet
de rivière et la marne, accompagnés du ciment
portland avec lequel sont fabriqués les balustrades
ainsi que les grands murs naturalistes du jardin.
Quant au recours à l'eau, nous avons déjà
mentionné le Llobregat qui traverse le lit pierreux
du jardin, mais il faut aussi signaler qu'il y a une grande
quantité de sources d'où jaillit une eau naturelle
et qui débouchent dans le Llobregat. Le seul mérite
de Gaudí a été de les décorer,
d'en faire ainsi des sources « figurées »
telles que la Cascada, la Font del Bou, la Font del Lleó
et la Font de la Gruta. Par ailleurs, le Pont d'Escala et
le Pont dels Arcs ont aussi été créés
pour franchir le Llobregat et réunir les deux rives.
Enfin, la Glorieta (tonnelle) préside le jardin du
haut d'un rocher prononcé, et se convertit en belvédère.
On peut voir dans les jardins des symboles tels que les
quatre Évangélistes présidés
par l'aigle qui, majestueux, surveille le jardin du côté
de la Glorieta del Bou ; de même, le lion et l'ange,
ce dernier se trouvait à l'origine dans la cascade
et il n'est plus reproduit aujourd'hui. On peut admirer
aussi les serpents qui protègent l'unique entrée
que Gaudí avait projetée pour accéder
au jardin, les cariatides avec l'homme et la femme, le coin
du pêcheur, l'aire de pique-nique avec le mur naturaliste,
et la « forêt » de bambou, entre autres.
Mairie de la Pobla de Lillet
MANRESA
Manresa
Adresse Office du tourisme de Manresa Via de Sant Ignasi, 40, rez-de-chaussée.
Horaires et visite L’office du tourisme dispose d’un service de guides pour parcourir la route modernista. La visite dure environ deux heures et il est nécessaire de l’organiser à l’avance. Il y a des réductions pour les groupes. Si le visiteur préfère suivre la route modernista pour son propre compte, l’office du tourisme peut lui fournir un plan touristique sur lequel il trouvera en détail l’ensemble de l’itinéraire ainsi qu’une explication pour chacun des édifices. Horaire de l’office : l’hiver, du mardi au vendredi de 9 à 14 heures, le samedi de 10 à 14 heures et de 17 à 20 heures, et le dimanche de 10 à 14 heures ; l’été, du mardi au vendredi de 9 à 14 heures et de 17 à 19 heures, le samedi de 10 à 14 heures et de 17 à 20 heures, et le dimanche de 10 à 14 heures. Information Tél. : 938 784 090 Fax : 938 784 156 Courriel : turisme@ajmanresa.cat www.manresaturisme.cat Comment y parvenir En train : Lignes de la RENFE et des FGC. En autocar : Compagnie Julià, tél. : 934 026 937 (Barcelone-Manresa / Manresa-Barcelone). En voiture : Par l’autoroute C-16 et par la route C-55.
Remarques Les horaires peuvent subir des variations, il est donc conseillé de les vérifier à l’avance. Prix et remise Remise de la Route du Modernisme : 15 % sur tous les tarifs. Descrition Manresa Au cours du XIXe siècle, Manresa est devenue une ville industrielle, comme d'autres localités situées sur les rives du Llobregat et du Cardener. C'est à cette époque que sont apparues les premières usines textiles et, en conséquence, les premières générations de chefs d'entreprise. La ville s'est transformée, les dernières murailles qui entouraient Manresa ont été démolies et l'on a commencé à tracer des avenues plus larges. Le passeig Pere III, urbanisé au cours du XIXe siècle, est devenu le lieu de résidence préféré de la nouvelle bourgeoisie. Les industriels qui avaient fait fortune grâce aux usines textiles s'y faisaient construire des maisons dans le style modernista. La majorité de ces bâtisses ont été projetées par des architectes locaux qui suivaient la tendance dominant à Barcelone. Parmi les plus importants, on pourrait en citer deux : Ignasi Oms i Ponsa et Alexandre Soler i March. Le premier est considéré comme le représentant le plus remarquable du Modernisme à Manresa. Il a été le collaborateur de Domènech i Montaner et a exercé pendant de nombreuses années comme architecte municipal de la ville. Manresa est pleine de constructions dont il est l'auteur et il y a même une rue qui porte son nom parce qu'elle concentre dans un même espace quatre de ses œuvres. Alexandre Soler, quant à lui, s'est formé comme Ignasi Oms à Barcelone et il a eu aussi Domènech i Montaner comme maître. L'une des œuvres les plus remarquables qu'il a projetées a été l'agrandissement du couvent de Santa Clara.
Route modernista
La route modernista est presque exclusivement centré dans la zone de la plaça Sant Domènec, du passeig Pere III et del carrer del Born.
La Farmacia Esteve, de 1926, y el Quiosco del Arpa, de 1917
Sont deux brillants exemples du Modernisme appliqué aux édifices et au mobilier urbains. Ils ont été conçus par l'architecte Josep Firmat. Il est intéressant d'observer les vitraux de couleurs ainsi que les éléments de bois et de fer forgé de la pharmacie.
Sastreria Tuneu
Cette boutique de tailleur conserve encore les enseignes de dessin modernista imaginées et réalisées en 1906 par le peintre Francesc Cuixart.
Casa Torrents o Buresa
Ce bâtiment a été projeté par Ignasi Oms en 1905, sur la commande de l'une des plus riches familles de l'époque, les Torrents. Le bâtiment est la recréation d'une maison-château de style néogothique et il a quatre étages et une tour de chaque côté. Un corps de bâtiment central ressort au milieu de la façade, avec une tribune au premier étage ; il est couronné dans sa partie supérieure par quatre pinacles et une image du Sacré-Cœur, chose courante dans de nombreux bâtiments modernistes. Certains étages conservent encore la luxueuse décoration modernista.
Le Casal Regionalista
A été projeté par Alexandre Soler en 1918. Ce bâtiment est de style sobre et régulier, et il s'éloigne des postulats modernistes pour se rapprocher du Noucentisme (mouvement culturel de portée politique amorcé en Catalogne au début du XXe siècle).
Le Casino
Est situé au lieu le plus central du passeig Pere III. C'est le principal édifice modernista de Manresa. Il est l'œuvre d'Ignasi Oms et a été construit en 1906. Il était autrefois connu sous le nom d'El Casino dels senyors (le casino des seigneurs) parce qu'il fonctionnait comme club social et salle de jeu des classes nanties de l'époque. Le casino a fermé ses portes pendant les années soixante-dix et, à partir de ce moment le batiment entré dans une période de décadence. La municipalité l'a racheté par la suite, et il accueille de nos jours la bibliothèque publique ainsi qu'un centre culturel. Le casino est une œuvre de transition vers le Modernisme : en effet, la façade suit un type de structure classique tout en comportant déjà des éléments modernistes tels que le dessin des fenêtres et des balcons ainsi que les motifs ornementaux. Certaines des salles intérieures, aujourd'hui devenues salles de lecture, conservent des vitraux de couleurs ainsi qu'une très riche ornementation.
La Casa Lluvià
Projetée par Ignasi Oms en 1908, est considérée comme l'œuvre la plus purement modernista de l'architecte manrésien. À la différence du casino, la Casa Lluvià s'écarte du classicisme et son auteur y a combiné un corps central doté de deux tours de différentes proportions et hauteur. La façade conserve une ornementation typiquement modernista et l'intérieur du bâtiment présente aussi des éléments caractéristiques tels que des colonnes de pierre ornées de reliefs et de peintures de tendance naïve. Actuellement, la maison accueille le siège de l'Ordre des Architectes du Bages i Berguedà.
La Casa Torra
Projetée par Ignasi Oms en 1910, cette grande demeure est particulièrement notable parce qu'elle a parfaitement conservé l'allure d'une maison indépendante tout en s'intégrant parfaitement dans l'espace urbain.
La Casa Gabernet Espanyol
Est l'œuvre d'Ignasi Oms, qui en a fait le projet en 1898. C'est un exemple du Modernisme historiciste qui combine des éléments romans et gothiques.
La Casa Padró
A été conçue en 1918 par Bernat Pejoan. Elle est située à un angle du passeig Pere III, et elle abrite actuellement des établissements commerciaux.
La Casa Padró Domènech
Œuvre d'Ignasi Oms, elle a été projetée en 1903.
Le Col·legi Asil dels Infants
Est aussi l'œuvre d'Ignasi Oms et il a été construit entre 1901 et 1911. Il fait partie du Modernisme historiciste.
La Casa Armengou
Est encore une œuvre d'Ignasi Oms qu'il a projetée en 1889. C'est un mélange entre le style éclectique et le Modernisme.
L'Institut Lluís de Peguera
Œuvre d'Alexandre Soler, ce bâtiment est considéré comme étant de style modernista de transition vers le Noucentisme. Les travaux de construction ont été commencés en 1907 mais ils n'ont pris fin qu'en 1927.
Le Convent de Santa Clara
Il s'agit d'une construction d'origine médiévale qui conserve encore un portail roman. En 1904, l'architecte Alexandre Soler i March a projeté un agrandissement du bâtiment en s'inspirant du style gothique.
Office du tourisme de Manresa. Mairie de Manresa |
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Manresa
Au cours du XIXe siècle, Manresa est devenue une
ville industrielle, comme d'autres localités situées
sur les rives du Llobregat et du Cardener. C'est à
cette époque que sont apparues les premières
usines textiles et, en conséquence, les premières
générations de chefs d'entreprise. La ville
s'est transformée, les dernières murailles
qui entouraient Manresa ont été démolies
et l'on a commencé à tracer des avenues plus
larges. Le passeig Pere III, urbanisé au cours du
XIXe siècle, est devenu le lieu de résidence
préféré de la nouvelle bourgeoisie.
Les industriels qui avaient fait fortune grâce aux
usines textiles s'y faisaient construire des maisons dans
le style modernista. La majorité de ces bâtisses
ont été projetées par des architectes
locaux qui suivaient la tendance dominant à Barcelone.
Parmi les plus importants, on pourrait en citer deux : Ignasi
Oms i Ponsa et Alexandre Soler i March. Le premier est considéré
comme le représentant le plus remarquable du Modernisme
à Manresa. Il a été le collaborateur
de Domènech i Montaner et a exercé pendant
de nombreuses années comme architecte municipal de
la ville. Manresa est pleine de constructions dont il est
l'auteur et il y a même une rue qui porte son nom
parce qu'elle concentre dans un même espace quatre
de ses œuvres. Alexandre Soler, quant à lui,
s'est formé comme Ignasi Oms à Barcelone et
il a eu aussi Domènech i Montaner comme maître.
L'une des œuvres les plus remarquables qu'il a projetées
a été l'agrandissement du couvent de Santa
Clara.
Ruta Modernista
La route modernista est presque exclusivement centré
dans la zone de la plaça Sant Domènec, du
passeig Pere III et del carrer del Born.
La Farmacia Esteve,
de 1926, y el Quiosco del Arpa, de 1917
Sont deux brillants exemples du Modernisme appliqué
aux édifices et au mobilier urbains. Ils ont été
conçus par l'architecte Josep Firmat. Il est intéressant
d'observer les vitraux de couleurs ainsi que les éléments
de bois et de fer forgé de la pharmacie.
Sastreria Tuneu
Cette boutique de tailleur conserve encore les enseignes
de dessin modernista imaginées et réalisées
en 1906 par le peintre Francesc Cuixart.
Casa Torrents o
Buresa
Ce bâtiment a été projeté par
Ignasi Oms en 1905, sur la commande de l'une des plus
riches familles de l'époque, les Torrents. Le bâtiment
est la recréation d'une maison-château de
style néogothique et il a quatre étages
et une tour de chaque côté. Un corps de bâtiment
central ressort au milieu de la façade, avec une
tribune au premier étage ; il est couronné
dans sa partie supérieure par quatre pinacles et
une image du Sacré-Cœur, chose courante dans
de nombreux bâtiments modernistes. Certains étages
conservent encore la luxueuse décoration modernista.
Le Casal Regionalista
A été projeté par Alexandre Soler
en 1918. Ce bâtiment est de style sobre et régulier,
et il s'éloigne des postulats modernistes pour
se rapprocher du Noucentisme (mouvement culturel de portée
politique amorcé en Catalogne au début du
XXe siècle).
Le Casino
Est situé au lieu le plus central du passeig Pere
III. C'est le principal édifice modernista de Manresa.
Il est l'œuvre d'Ignasi Oms et a été
construit en 1906. Il était autrefois connu sous
le nom d'El Casino dels senyors (le casino des seigneurs)
parce qu'il fonctionnait comme club social et salle de
jeu des classes nanties de l'époque. Le casino
a fermé ses portes pendant les années soixante-dix
et, à partir de ce moment le batiment entré
dans une période de décadence. La municipalité
l'a racheté par la suite, et il accueille de nos
jours la bibliothèque publique ainsi qu'un centre
culturel. Le casino est une œuvre de transition vers
le Modernisme : en effet, la façade suit un type
de structure classique tout en comportant déjà
des éléments modernistes tels que le dessin
des fenêtres et des balcons ainsi que les motifs
ornementaux. Certaines des salles intérieures,
aujourd'hui devenues salles de lecture, conservent des
vitraux de couleurs ainsi qu'une très riche ornementation.
La Casa Lluvià
Projetée par Ignasi Oms en 1908, est considérée
comme l'œuvre la plus purement modernista de l'architecte
manrésien. À la différence du casino,
la Casa Lluvià s'écarte du classicisme et
son auteur y a combiné un corps central doté
de deux tours de différentes proportions et hauteur.
La façade conserve une ornementation typiquement
modernista et l'intérieur du bâtiment présente
aussi des éléments caractéristiques
tels que des colonnes de pierre ornées de reliefs
et de peintures de tendance naïve. Actuellement,
la maison accueille le siège de l'Ordre des Architectes
du Bages i Berguedà.
La Casa Torra
Projetée par Ignasi Oms en 1910, cette grande demeure
est particulièrement notable parce qu'elle a parfaitement
conservé l'allure d'une maison indépendante
tout en s'intégrant parfaitement dans l'espace
urbain.
La Casa Gabernet
Espanyol
Est l'œuvre d'Ignasi Oms, qui en a fait le projet
en 1898. C'est un exemple du Modernisme historiciste qui
combine des éléments romans et gothiques.
La Casa Padró
A été conçue en 1918 par Bernat Pejoan.
Elle est située à un angle du passeig Pere
III, et elle abrite actuellement des établissements
commerciaux.
La Casa Padró
Domènech
Œuvre d'Ignasi Oms, elle a été projetée
en 1903.
Le Col·legi
Asil dels Infants
Est aussi l'œuvre d'Ignasi Oms et il a été
construit entre 1901 et 1911. Il fait partie du Modernisme
historiciste.
La Casa Armengou
Est encore une œuvre d'Ignasi Oms qu'il a projetée
en 1889. C'est un mélange entre le style éclectique
et le Modernisme.
L'Institut Lluís
de Peguera
Œuvre d'Alexandre Soler, ce bâtiment est considéré
comme étant de style modernista de transition vers
le Noucentisme. Les travaux de construction ont été
commencés en 1907 mais ils n'ont pris fin qu'en
1927.
Le Convent de Santa
Clara
Il s'agit d'une construction d'origine médiévale
qui conserve encore un portail roman. En 1904, l'architecte
Alexandre Soler i March a projeté un agrandissement
du bâtiment en s'inspirant du style gothique.
Office du tourisme de Manresa. Mairie de Manresa
REUS
Reus, scène du Modernisme
Reus, la ville de Gaudí, située
à 100 km de Barcelone et à 8 km du littoral,
la Costa Daurada, est aujourd'hui un important centre
d'attraction commerciale et culturelle du sud de la
Catalogne.
Au XVIIIe siècle, la ville de Reus a vécu
une importante croissance démographique et
elle est devenue la deuxième ville de Catalogne
; et cela, grâce au commerce de l'eau-de-vie,
dont elle était un point de référence
international, comme le recueille la célèbre
locution catalane « Reus, París i Londres
». C'est peu après, à cheval sur
les XIXe et XXe siècles, qu'ont été
érigés dans la ville les grands immeubles
que l'on peut encore admirer et qui font de Reus une
véritable scène modernista.
Reus
Adresse Centre Gaudí et Office du Tourisme
Pl. Mercadal, 3
43201 Reus Horaires et visite
Centre Gaudí
Le Centre Gaudí est un nouveau centre d’interprétation qui permet au public de tous les âges de comprendre de forme ludique les clés de l’architecture de Gaudí, de découvrir la formation de son génie créatif et de connaître la ville et l’environnement qui l’ont inspiré. Grâce à de multiples ressources (documents audiovisuels, maquettes interactives et sensorielles, scénographies, documents et objets personnels), le public peut s’enfoncer dans le monde particulier de Gaudí de manière didactique et participative, en ouvrant les sens et l’esprit à de nouvelles expériences. Le Centre Gaudí dispose aussi d’un restaurant, d’une boutique et d’un office du tourisme, et on peut le visiter avec un audioguide (catalan, castillan, français et anglais)
Horaires
D’octobre à juin
Du lundi au samedi, de 10 h à 14 h et de 16 h à 20 h
Dimanches et jours fériés, de 10 h à 14 h
Juillet, août et septembre
Du lundi au samedi, de 10 h à 20 h
Dimanches et jours fériés, de 10 h à 14 h
* Les 29/06 et 25/09 sont des jours fériés à Reus.
* Les 01/01, 06/01, 25/12 et 26/12, le centre sera fermé.
Route du Modernisme de Reus
Visite de la Casa Navàs et de l’Institut Pere Mata. Une réservation préalable est nécessaire. Consulter les prix et les horaires de la Route au numéro de téléphone de l’Office du Tourisme +34 977 010 670.
Information
Centre Gaudí
Tél. : +34 977 010 670
Courriel : infoturisme@reus.cat
Page web : www.gaudicentre.com
Office du Tourisme
Tél. : +34 977 010 670
Courriel : infoturisme@reus.cat
Page web : www.reus.net/turisme Comment y parvenir En train : Trains régionaux de la RENFE depuis les gares de Sant Andreu Comtal, Clot-Aragó, passeig de Gràcia et Sants (direction Reus). En autocar : Compagnie La Hispano Igualadina, tél. : 938 044 451, départ du carrefour Ronda Universitat / Balmes. En voiture : Route nationale N-340 et autoroute AP-7, sortie 34.
Remarques Les horaires peuvent subir des variations, il est donc conseillé de les vérifier à l’avance. Prix et remise
Centre Gaudí
Moins de 6 ans : gratuit
Adultes : 6,00 €
De 7 à 14 ans et retraités : 4,00 €
Réduction de la Route du Modernisme :
2 entrées au Centre Gaudí pour le prix de 1
Description Reus, scène du Modernisme
Reus, la ville de Gaudí, située à 100 km de Barcelone et à 8 km du littoral, la Costa Daurada, est aujourd'hui un important centre d'attraction commerciale et culturelle du sud de la Catalogne.
Au XVIIIe siècle, la ville de Reus a vécu une importante croissance démographique et elle est devenue la deuxième ville de Catalogne ; et cela, grâce au commerce de l'eau-de-vie, dont elle était un point de référence international, comme le recueille la célèbre locution catalane « Reus, París i Londres ». C'est peu après, à cheval sur les XIXe et XXe siècles, qu'ont été érigés dans la ville les grands immeubles que l'on peut encore admirer et qui font de Reus une véritable scène modernista.
L'universel architecte Antoni Gaudí i Cornet est né à Reus le 25 juin 1852. C'est dans cette ville que le futur architecte vivra son enfance et son adolescence, qu'il se fera des amis et qu'il effectuera ses premières études avant de « monter » à Barcelone. Certains de ses plus étroits collaborateurs, comme les architectes Joan Rubió i Bellvé, Domènec Sugranyes et Francesc Berenguer, ainsi que certains de ses futurs clients, étaient aussi originaires de cette ville.
Aujourd'hui, la ville conserve encore la mémoire de ces endroits que le jeune a fréquentés pendant les années où il y a vécu : sa maison natale, l'église où il a été baptisé, le collège où il a étudié et qui a été un lieu de rencontres avec ses amis et collaborateurs... En définitive, les rues, les places, les lieux et les paysages d'une ville qui ont conditionné la formation de son grand génie créateur.
Nous vous suggérons aussi la visite de l'exposition Gaudí & Reus, au musée Salvador Vilaseca, dans laquelle le visiteur pourra découvrir les origines de Gaudí et de sa famille, et approcher certains des aspects les plus significatifs de sa personnalité ainsi que de sa manière de comprendre le monde et l'architecture.
Mais c'est l'arrivée de Lluís Domènech i Montaner, autre grand architecte de l'époque, qui a marqué les débuts de la brillante étape modernista que va vivre Reus. On lui a commandé, en effet, le projet de l'ensemble de l'institut psychiatrique Pere Mata, dont la construction a commencé en 1898. Viendront ensuite d'autres commandes et c'est à Reus que Lluís Domènech i Montaner construira le plus grand nombre de bâtiments, après Barcelone s'entend. Parmi ces œuvres, on remarquera les constructions ci-dessous.
L'Institut Pere Mata (1898)
Il s'agit d'un projet innovateur quant à la construction, dans lequel on trouve une intéressante combinaison de matériaux, avec la brique, la pierre, le fer forgé, la céramique et les vitraux pour l'essentiel. Il s'agit d'un bâtiment qui a une vocation d'assistance dans lequel l'architecte a utilisé le système des pavillons indépendants, solution qu'il emploiera à nouveau des années plus tard à l'Hospital de Sant Pau de Barcelone. Le pavillon numéro 6, par sa richesse ornementale, est celui qui a la plus grande valeur artistique de tout l'ensemble ; en effet, il conserve encore le spectaculaire répertoire décoratif de son style. L'Institut Pere Mata est considéré comme l'un des joyaux du Modernisme catalan (intérieur visitable).
La Casa Navàs (1901-1907)
Conjointement à l'Institut Pere Mata, c'est le meilleur exemple de l'architecture de la ville, et il a été commandé par Joaquim Navàs, gros commerçant de Reus. Les différents éléments architecturaux et décoratifs de la belle façade s'inspirent du gothique et du plateresque. Malheureusement, elle a été affectée par les éclats d'une bombe tombée pendant la Guerre civile. L'intérieur, quant à lui, est décoré de manière tout à fait remarquable. La boutique du bâtiment, au rez-de-chaussée, est aussi d'un grand intérêt : en effet, elle a été conservée pratiquement intacte depuis sa construction (intérieur visitable).
La Casa Rull (1900)
Cette demeure a été projetée pour un notaire, Pere Rull, et la façade présente d'ailleurs différents symboles en rapport avec la profession de son propriétaire. On s'arrêtera sur la vue de l'angle que forment les deux façades principales avec l'élégant balcon du premier étage, orné d'éléments floraux (jardin visitable).
La Casa Gasull (1911)
Construite pour Fèlix Gasull, propriétaire d'une entreprise d'exportation d'huiles, cette grande maison abritait les magasins de l'entreprise ainsi que le logement. Dans ce bâtiment, on voit déjà fusionner les éléments modernistes et les éléments noucentistes.
Le style architectural de Domènech i Montaner a sans le moindre doute influencé les constructions modernistes qui ont été réalisées dans la ville. C'est tout particulièrement évident dans les constructions de Pere Caselles, fils de Reus et architecte municipal, qui avait collaboré avec Domènech aux travaux de l'Institut Pere Mata et qui a réalisé dans la ville un grand nombre d'édifices publics et privés. Parmi ces constructions, on mentionnera : les écoles Prat de la Riba, (1911), la Casa Grau (1910), la Casa Sagarra (1908), la Casa Munné (1904), la Casa Laguna (1904), la Casa Tomàs Jordi (1909) et la Casa Punyed (1900), ainsi que certains bâtiments industriels, tels que l'abattoir (commencé par Francesc Borràs en 1889) et le bureau œnologique (1906). Parmi les autres architectes qui ont travaillé à Reus à cette époque, il faut insister sur l'œuvre de Joan Rubió i Bellvé, influencée par le style de Gaudí, le Xalet Serra (1911), le dispensaire antituberculeux (1926) et la Casa Serra (1924), et de Pere Domènech i Roura, fils de Domènech i Montaner, la Casa Marco (1926).
Patronat Municipal de Turisme i Comerç de Reus
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L'universel architecte Antoni Gaudí i Cornet
est né à Reus le 25 juin 1852. C'est
dans cette ville que le futur architecte vivra son
enfance et son adolescence, qu'il se fera des amis
et qu'il effectuera ses premières études
avant de « monter » à Barcelone.
Certains de ses plus étroits collaborateurs,
comme les architectes Joan Rubió i Bellvé,
Domènec Sugranyes et Francesc Berenguer, ainsi
que certains de ses futurs clients, étaient
aussi originaires de cette ville.
Aujourd'hui, la ville conserve encore la mémoire
de ces endroits que le jeune a fréquentés
pendant les années où il y a vécu
: sa maison natale, l'église où il a
été baptisé, le collège
où il a étudié et qui a été
un lieu de rencontres avec ses amis et collaborateurs...
En définitive, les rues, les places, les lieux
et les paysages d'une ville qui ont conditionné
la formation de son grand génie créateur.
Nous vous suggérons aussi la visite de l'exposition
Gaudí & Reus, au musée Salvador
Vilaseca, dans laquelle le visiteur pourra découvrir
les origines de Gaudí et de sa famille, et
approcher certains des aspects les plus significatifs
de sa personnalité ainsi que de sa manière
de comprendre le monde et l'architecture.
Mais c'est l'arrivée de Lluís Domènech
i Montaner, autre grand architecte de l'époque,
qui a marqué les débuts de la brillante
étape modernista que va vivre Reus. On lui
a commandé, en effet, le projet de l'ensemble
de l'institut psychiatrique Pere Mata, dont la construction
a commencé en 1898. Viendront ensuite d'autres
commandes et c'est à Reus que Lluís
Domènech i Montaner construira le plus grand
nombre de bâtiments, après Barcelone
s'entend. Parmi ces œuvres, on remarquera les
constructions ci-dessous.
L'Institut
Pere Mata (1898)
Il s'agit d'un projet innovateur quant à la
construction, dans lequel on trouve une intéressante
combinaison de matériaux, avec la brique, la
pierre, le fer forgé, la céramique et
les vitraux pour l'essentiel. Il s'agit d'un bâtiment
qui a une vocation d'assistance dans lequel l'architecte
a utilisé le système des pavillons indépendants,
solution qu'il emploiera à nouveau des années
plus tard à l'Hospital de Sant Pau de Barcelone.
Le pavillon numéro 6, par sa richesse ornementale,
est celui qui a la plus grande valeur artistique de
tout l'ensemble ; en effet, il conserve encore le
spectaculaire répertoire décoratif de
son style. L'Institut Pere Mata est considéré
comme l'un des joyaux du Modernisme catalan (intérieur
visitable).
La Casa Navàs
(1901-1907)
Conjointement à l'Institut Pere Mata, c'est
le meilleur exemple de l'architecture de la ville,
et il a été commandé par Joaquim
Navàs, gros commerçant de Reus. Les
différents éléments architecturaux
et décoratifs de la belle façade s'inspirent
du gothique et du plateresque. Malheureusement, elle
a été affectée par les éclats
d'une bombe tombée pendant la Guerre civile.
L'intérieur, quant à lui, est décoré
de manière tout à fait remarquable.
La boutique du bâtiment, au rez-de-chaussée,
est aussi d'un grand intérêt : en effet,
elle a été conservée pratiquement
intacte depuis sa construction (intérieur visitable).
La Casa Rull
(1900)
Cette demeure a été projetée
pour un notaire, Pere Rull, et la façade présente
d'ailleurs différents symboles en rapport avec
la profession de son propriétaire. On s'arrêtera
sur la vue de l'angle que forment les deux façades
principales avec l'élégant balcon du
premier étage, orné d'éléments
floraux (jardin visitable).
La Casa Gasull
(1911)
Construite pour Fèlix Gasull, propriétaire
d'une entreprise d'exportation d'huiles, cette grande
maison abritait les magasins de l'entreprise ainsi
que le logement. Dans ce bâtiment, on voit déjà
fusionner les éléments modernistes et
les éléments noucentistes.
Le style architectural de Domènech i Montaner
a sans le moindre doute influencé les constructions
modernistes qui ont été réalisées
dans la ville. C'est tout particulièrement
évident dans les constructions de Pere Caselles,
fils de Reus et architecte municipal, qui avait collaboré
avec Domènech aux travaux de l'Institut Pere
Mata et qui a réalisé dans la ville
un grand nombre d'édifices publics et privés.
Parmi ces constructions, on mentionnera : les écoles
Prat de la Riba, (1911), la Casa Grau (1910), la Casa
Sagarra (1908), la Casa Munné (1904), la Casa
Laguna (1904), la Casa Tomàs Jordi (1909) et
la Casa Punyed (1900), ainsi que certains bâtiments
industriels, tels que l'abattoir (commencé
par Francesc Borràs en 1889) et le bureau œnologique
(1906). Parmi les autres architectes qui ont travaillé
à Reus à cette époque, il faut
insister sur l'œuvre de Joan Rubió i Bellvé,
influencée par le style de Gaudí, le
Xalet Serra (1911), le dispensaire antituberculeux
(1926) et la Casa Serra (1924), et de Pere Domènech
i Roura, fils de Domènech i Montaner, la Casa
Marco (1926).
Patronat Municipal de Turisme i Comerç
de Reus
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RUTA
PUIG I CADAFALCH. MATARÓ-ARGENTONA.
Route Puig
i Cadafalch
Parallèlement au Modern Style du reste de l'Europe
et de l'Amérique, le Modernisme a représenté
un fait social et culturel d'une grande importance,
avec une énorme présence artistique
qui s'est étendue à l'ensemble de la
Catalogne entre le dernier tiers du XIXe siècle
et le premier quart du XXe. Sur ce territoire, sa
présence ne s'est pas limitée aux grandes
villes sinon aussi aux petites villes, voire aux bourgades,
telles que Mataró, Argentona, Canet de Mar,
etc. qui, vu leurs caractéristiques historiques
et sociales, devaient se constituer en espaces idoines
pour ses manifestations.
Ruta Puig i Cadafalch, Mataró - Argentona
Adresse Vente des billets : Musée de Mataró Carreró, 17-19 08301 Mataró Lundi, mercredi et vendredi de 10 à 13 heures.
Horaires et visite La Route Puig i Cadafalch à Mataró et Argentona comprend la visite guidée de divers édifices modernistes que le célèbre architecte a réalisés dans sa ville natale ainsi que dans la bourgade où il se rendait l’été en villégiature. À Mataró, on peut visiter la mairie, dont les lambris modernistes du Saló de Sessions sont particulièrement remarquables, la maison natale de l’architecte, le marché El Rengle, la boutique La Confianza, la Casa Parera, l’immeuble de La Beneficència ainsi que la Casa Coll i Regàs (occupée actuellement par la Fundació Caixa Laietana). De ce dernier bâtiment, qui est l’œuvre modernista la plus emblématique de Josep Puig i Cadafalch à Mataró, on ne visite que les salles « nobles ». Ensuite, un autocar transporte les visiteurs jusqu’à Argentona, où l’on peut visiter la résidence d’été de la famille de l’architecte et homme politique, la Capella del Sagrament (chapelle du Saint-Sacrement) dans l’église paroissiale Sant Julià, l’extérieur de la maison seigneuriale de Can Calopa ainsi que la magnifique propriété de Can Garí, l’un des meilleurs exemples de l’architecture modernista de Josep Puig i Cadafalch. Les parcours urbains de cette route se font à pied, alors que les déplacements d’une ville à l’autre sont faits en minibus. La capacité maximum pour cette route est de trente personnes et d’un minimum de vingt. L’itinéraire se fait les premier et troisième week-ends de chaque mois (consulter les dates). Horaire de la route : début à 10 heures et fin à 13 heures 30. Langues : visite guidée en catalan, castillan, anglais, français et allemand (à consulter).
Information Pour l’information et les réservations du public en général, des écoles et des groupes, contacter : Actium Patrimoni Cultural, SL Tél. : 639 566 887 (lundi, mercredi et vendredi de 10 à 13 heures) Courriel : info@actiumweb.com
Comment y parvenir Pour l’information et les réservations du public en général, des écoles et des groupes, contacter : Actium Patrimoni Cultural, SL Tél. : 639 566 887 (lundi, mercredi et vendredi de 10 à 13 heures) Courriel : info@actiumweb.com
Remarques Les horaires peuvent subir des variations, il est donc conseillé de les vérifier à l’avance. Prix et remise Prix. Adultes : 13,00 €. Retraités et enfants de 6 à 12 ans : 9,75 €.
Itinéraire local (seulement Argentona ou seulement Mataró) Adultes : 4,00 €. Retraités et enfants de 6 à 12 ans : 3,00 €.
Remise de la Route du Modernisme : 15 % sur le tarif des adultes.
Descrition Route Puig i Cadafalch
Parallèlement au Modern Style du reste de l'Europe et de l'Amérique, le Modernisme a représenté un fait social et culturel d'une grande importance, avec une énorme présence artistique qui s'est étendue à l'ensemble de la Catalogne entre le dernier tiers du XIXe siècle et le premier quart du XXe. Sur ce territoire, sa présence ne s'est pas limitée aux grandes villes sinon aussi aux petites villes, voire aux bourgades, telles que Mataró, Argentona, Canet de Mar, etc. qui, vu leurs caractéristiques historiques et sociales, devaient se constituer en espaces idoines pour ses manifestations.
L'architecture a été la forme la plus représentative de ces changements de style et de manière de vivre, étant donné qu'elle constituait, en même temps, un ensemble de « modernités » très visibles, tant de caractère structurel que dans les arts appliqués.
La région du Maresme, au nord-est de Barcelone, a su s'incorporer avec un grand dynamisme dans un large éventail de secteurs productifs, principalement le textile, les dérivés du verre, la culture de la vigne et la fabrication des liqueurs, en même temps qu'elle devenait un lieu de villégiature estivale et de thermalisme pour la bourgeoisie catalane (thermes de Caldes d'Estrac ou sources d'eaux médicinales à Argentona). Cette zone attirait aussi les navigateurs et les commerçants qui revenaient des Amériques avec l'intention de s'établir définitivement dans leur lieu d'origine.
Les fils mêmes de la région, tels Josep Puig i Cadafalch, Eduard Ferrés i Puig, Emili Cabanyes ou Ignasi Mas i Morell, étaient les acteurs principaux des projets architecturaux du Modernisme, de même que d'autres, qui n'en étaient que des fils d'adoption, comme Lluís Domènech i Montaner ou Antoni M. Gallissà. Grâce aux commandes de particuliers qui allaient des résidences secondaires estivales aux bâtiments industriels (usines, caves, etc.), en passant par les boutiques, ou aux commandes publiques ou religieuses (mairies, marchés, écoles, abattoirs, dispensaires, églises, etc.), il émane de leurs œuvres un riche ensemble de typologies architecturales. Josep Puig i Cadafalch et Lluís Domènech i Montaner ont été deux des principaux artisans du Modernisme en Catalogne ; ils sont, entre autres choses, responsables du fait que le Maresme compte aujourd'hui l'un des patrimoines architecturaux les plus notables de ce mouvement. Au cours de l'année 2001, avec des activités diverses de différents domaines de la programmation culturelle, les communes de Mataró et d'Argentona, conjointement à la ville de Barcelone, ont commémoré l'année consacrée à Josep Puig i Cadafalch afin de faire découvrir sa personnalité ainsi que son œuvre.
Mataró
Le Saló de Sessions de la mairie (1893), La Riera, 48. En 1893, Puig i Cadafalch, alors architecte municipal de Mataró, réalisa le projet de remodelage de la salle des séances de la mairie. On remarquera la décoration de lambris du plafond qui entrecroise les poutres ornées d'écus, de symboles et d'emblèmes.
La maison natale de Puig i Cadafalch, El Carreró, 39. Maison à cour intérieure du XVIIIe siècle. Sur la façade, une plaque commémorative de 1967 rappelle qu'un célèbre fils de Mataró est né là. En 2001, à l'occasion de l'Année Puig i Cadafalch, on en a restauré la façade.
Le marché El Rengle (1891-1893), plaça Gran, s/n. Le projet de construction de l'édifice est l'œuvre de l'architecte municipal qui était alors Emili Cabanyes. Puig i Cadafalch fera, quant à lui, les travaux de réparation de la couverture semi-circulaire ornée d'un revêtement de pièces de céramique, de briques apparentes et de détails de fer forgé. La Confianza (1894-1896), carrer de Sant Cristòfor, 10. Il s'agit d'une boutique qui a été inaugurée en 1896 sur la commande de Francesc Palomer. L'établissement était consacré à la vente de pâtes alimentaires et d'huile d'olive. L'ornementation des murs et du plafond de la boutique fait appel aux motifs végétaux et aux bordures décoratives, elle comporte aussi des présentoirs dotés de pinacles de style néogothique, une enseigne extérieure de fer forgé ornée de lettres modernistes, etc.
La Casa Parera (1894), Carrer Nou, 20. Il s'agit d'un bâtiment qui a été remodelé pour Miquel Parera i Partagàs. C'est une ancienne maison à cour intérieure de deux étages ornée de sgraffites aux motifs végétaux, de brique apparente, de fer forgé et d'éléments sculptés de style médiévalisant (consoles, écus et gargouilles).
La Beneficència (1894), carrer de Sant Josep, 9. La Casa de la Beneficència était située dans l'ancien couvent des carmélites de Sant Josep, occupé à l'époque par des conceptionnistes. Puig a rompu l'austérité des façades en ouvrant de grandes fenêtres qu'il a dotées de colonnes en corolle et de chapiteaux d'inspiration médiévale, d'éléments sculptés de style néogothique, ainsi que des blasons de Mataró et de la Catalogne.
La Casa Coll i Regàs (1896-1898), carrer d'Argentona, 55-57. Il s'agit d'une commande du chef d'entreprise, fils de Mataró, Joaquim Coll i Regàs. La demeure accueille de nos jours le siège de la Fundació Caixa Laietana, et c'est l'édifice le plus emblématique du Modernisme de Mataró. L'architecte voulait évoquer avec son bâtiment tout un programme iconographique et décoratif lui permettant de louer la figure de son client, prestigieux industriel du secteur textile.
Argentona
La résidence estivale de Puig i Cadafalch (1897-1905), plaça de Vendre, s/n. Il s'agit d'une demeure où l'architecte avait l'habitude de passer l'été depuis qu'il était enfant et qui lui a servi par la suite de refuge lors de son retour d'exil. Puig a ouvert les murs mitoyens pour faire communiquer les trois anciens logements et n'en faire qu'un seul. On remarquera les éléments modernistes tels que les créneaux, les sculptures, le trencadís des cheminées, cet assemblage de morceaux de carreaux de céramique de différents types et couleurs, etc.
La Capella del Sagrament (1896-1897), plaça de l'Església, 1. La nouvelle chapelle agrandie est de style néogothique. On y accède par une porte latérale de l'église de Sant Julià. La nef de la chapelle est de plan rectangulaire et l'abside de plan semi-hexagonal, la couverture est en voûte avec des arcs en lancette.
Can Calopa (1898), carrer de Riudemeia, 8. Il s'agit d'une grande demeure du XVIIe siècle, maison seigneuriale de quatre corps de bâtiment avec une couverture de tuile à quatre pans. Selon Lluís Bonet i Garí, Puig i Cadafalch aurait projeté les modifications qui ont donné un aspect éclectique à l'édifice.
La Casa Garí (1898), Camí de Sant Miquel del Cros, 9. Ancienne grande maison campagnarde catalane transformée, en seulement neuf mois, en château nobiliaire d'inspiration nordique pour en faire une résidence d'été. La transformation architecturale de la main de Puig i Cadafalch était une commande de Josep Garí i Cañas. Can Garí est devenue un véritable palais doté d'un grand luxe et, évidemment, de toutes les commodités (théâtre, jardins, lac, etc.), donnant l'image d'une solide maison fortifiée, avec ses deux tourelles orientées au sud et une tour adossée dotée d'une horloge solaire en sgraffite sur le mur.
La Torre d'Aigües del Cros (1900), av. Molí de les Mateves, s/n. Il s'agit d'un château d'eau de construction circulaire en forme de cheminée, fait de brique de terre cuite et terminé par une couverture de tuile décorée de trencadís. Cette tour fournissait l'eau à la propriété de Can Garí.
L'autocar ramène les visiteurs à Mataró. La route se termine à la plaça de les Tereses.
Mairie d'Argentona Mairie de Mataró Actium Patrimoni Cultural, SL
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L'architecture a été la forme la plus
représentative de ces changements de style
et de manière de vivre, étant donné
qu'elle constituait, en même temps, un ensemble
de « modernités » très visibles,
tant de caractère structurel que dans les arts
appliqués.
La région du Maresme, au nord-est de Barcelone,
a su s'incorporer avec un grand dynamisme dans un
large éventail de secteurs productifs, principalement
le textile, les dérivés du verre,
la culture de la vigne et la fabrication des liqueurs,
en même temps qu'elle devenait un lieu de
villégiature estivale et de thermalisme pour
la bourgeoisie catalane (thermes de Caldes d'Estrac
ou sources d'eaux médicinales à Argentona).
Cette zone attirait aussi les navigateurs et les
commerçants qui revenaient des Amériques
avec l'intention de s'établir définitivement
dans leur lieu d'origine.
Les fils mêmes de la région, tels
Josep Puig i Cadafalch, Eduard Ferrés i Puig,
Emili Cabanyes ou Ignasi Mas i Morell, étaient
les acteurs principaux des projets architecturaux
du Modernisme, de même que d'autres, qui n'en
étaient que des fils d'adoption, comme Lluís
Domènech i Montaner ou Antoni M. Gallissà.
Grâce aux commandes de particuliers qui allaient
des résidences secondaires estivales aux
bâtiments industriels (usines, caves, etc.),
en passant par les boutiques, ou aux commandes publiques
ou religieuses (mairies, marchés, écoles,
abattoirs, dispensaires, églises, etc.),
il émane de leurs œuvres un riche ensemble
de typologies architecturales. Josep Puig i Cadafalch
et Lluís Domènech i Montaner ont été
deux des principaux artisans du Modernisme en Catalogne
; ils sont, entre autres choses, responsables du
fait que le Maresme compte aujourd'hui l'un des
patrimoines architecturaux les plus notables de
ce mouvement. Au cours de l'année 2001, avec
des activités diverses de différents
domaines de la programmation culturelle, les communes
de Mataró et d'Argentona, conjointement à
la ville de Barcelone, ont commémoré
l'année consacrée à Josep Puig
i Cadafalch afin de faire découvrir sa personnalité
ainsi que son œuvre.
Mataró
Le Saló de
Sessions de la mairie (1893), La Riera, 48.
En 1893, Puig i Cadafalch, alors architecte municipal
de Mataró, réalisa le projet de remodelage
de la salle des séances de la mairie. On
remarquera la décoration de lambris du plafond
qui entrecroise les poutres ornées d'écus,
de symboles et d'emblèmes.
La maison natale
de Puig i Cadafalch, El Carreró, 39.
Maison à cour intérieure du XVIIIe
siècle. Sur la façade, une plaque
commémorative de 1967 rappelle qu'un célèbre
fils de Mataró est né là. En
2001, à l'occasion de l'Année Puig
i Cadafalch, on en a restauré la façade.
Le marché
El Rengle (1891-1893), plaça Gran,
s/n. Le projet de construction de l'édifice
est l'œuvre de l'architecte municipal qui était
alors Emili Cabanyes. Puig i Cadafalch fera, quant
à lui, les travaux de réparation de
la couverture semi-circulaire ornée d'un
revêtement de pièces de céramique,
de briques apparentes et de détails de fer
forgé.
La Confianza
(1894-1896), carrer de Sant Cristòfor, 10.
Il s'agit d'une boutique qui a été
inaugurée en 1896 sur la commande de Francesc
Palomer. L'établissement était consacré
à la vente de pâtes alimentaires et
d'huile d'olive. L'ornementation des murs et du
plafond de la boutique fait appel aux motifs végétaux
et aux bordures décoratives, elle comporte
aussi des présentoirs dotés de pinacles
de style néogothique, une enseigne extérieure
de fer forgé ornée de lettres modernistes,
etc.
La Casa Parera
(1894), Carrer Nou, 20. Il s'agit d'un bâtiment
qui a été remodelé pour Miquel
Parera i Partagàs. C'est une ancienne maison
à cour intérieure de deux étages
ornée de sgraffites aux motifs végétaux,
de brique apparente, de fer forgé et d'éléments
sculptés de style médiévalisant
(consoles, écus et gargouilles).
La Beneficència
(1894), carrer de Sant Josep, 9. La Casa de la Beneficència
était située dans l'ancien couvent
des carmélites de Sant Josep, occupé
à l'époque par des conceptionnistes.
Puig a rompu l'austérité des façades
en ouvrant de grandes fenêtres qu'il a dotées
de colonnes en corolle et de chapiteaux d'inspiration
médiévale, d'éléments
sculptés de style néogothique, ainsi
que des blasons de Mataró et de la Catalogne.
La Casa Coll i
Regàs (1896-1898), carrer d'Argentona,
55-57. Il s'agit d'une commande du chef d'entreprise,
fils de Mataró, Joaquim Coll i Regàs.
La demeure accueille de nos jours le siège
de la Fundació Caixa Laietana, et c'est l'édifice
le plus emblématique du Modernisme de Mataró.
L'architecte voulait évoquer avec son bâtiment
tout un programme iconographique et décoratif
lui permettant de louer la figure de son client,
prestigieux industriel du secteur textile.
Argentona
La résidence
estivale de Puig i Cadafalch (1897-1905),
plaça de Vendre, s/n. Il s'agit d'une demeure
où l'architecte avait l'habitude de passer
l'été depuis qu'il était enfant
et qui lui a servi par la suite de refuge lors de
son retour d'exil. Puig a ouvert les murs mitoyens
pour faire communiquer les trois anciens logements
et n'en faire qu'un seul. On remarquera les éléments
modernistes tels que les créneaux, les sculptures,
le trencadís des cheminées, cet assemblage
de morceaux de carreaux de céramique de différents
types et couleurs, etc.
La Capella del
Sagrament (1896-1897), plaça de l'Església,
1. La nouvelle chapelle agrandie est de style néogothique.
On y accède par une porte latérale
de l'église de Sant Julià. La nef
de la chapelle est de plan rectangulaire et l'abside
de plan semi-hexagonal, la couverture est en voûte
avec des arcs en lancette.
Can Calopa
(1898), carrer de Riudemeia, 8. Il s'agit d'une
grande demeure du XVIIe siècle, maison seigneuriale
de quatre corps de bâtiment avec une couverture
de tuile à quatre pans. Selon Lluís
Bonet i Garí, Puig i Cadafalch aurait projeté
les modifications qui ont donné un aspect
éclectique à l'édifice.
La Casa Garí
(1898), Camí de Sant Miquel del Cros, 9.
Ancienne grande maison campagnarde catalane transformée,
en seulement neuf mois, en château nobiliaire
d'inspiration nordique pour en faire une résidence
d'été. La transformation architecturale
de la main de Puig i Cadafalch était une
commande de Josep Garí i Cañas. Can
Garí est devenue un véritable palais
doté d'un grand luxe et, évidemment,
de toutes les commodités (théâtre,
jardins, lac, etc.), donnant l'image d'une solide
maison fortifiée, avec ses deux tourelles
orientées au sud et une tour adossée
dotée d'une horloge solaire en sgraffite
sur le mur.
La Torre d'Aigües
del Cros (1900), av. Molí de les Mateves,
s/n. Il s'agit d'un château d'eau de construction
circulaire en forme de cheminée, fait de
brique de terre cuite et terminé par une
couverture de tuile décorée de trencadís.
Cette tour fournissait l'eau à la propriété
de Can Garí.
Mairie d'Argentona
Mairie de Mataró
Actium Patrimoni Cultural, SL
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RUTA
RASPALL, VALLÈS ORIENTAL
Il s'agit d'une route permettant de découvrir
l'architecture des résidences estivales du
Vallès Oriental, et plus concrètement
l'œuvre de l'architecte Manuel Joaquim Raspall
(1877-1954), qui a travaillé à l'Ametlla,
Cardedeu, la Garriga et Granollers.
Le Modernisme
des résidences estivales dans le Vallès
Oriental. Route Raspall
La région du Vallès Oriental était
encore, à la fin du XIXe siècle,
une région ayant une forte base agricole
et seulement une timide croissance industrielle,
très regroupée dans son chef-lieu,
Granollers. Toutefois, la proximité de
la ville de Barcelone et l'amélioration
des voies de communication -les routes locales
ainsi que les deux lignes de chemin de fer qui
reliaient Barcelone à la France- ont constitué
des éléments essentiels du début
du processus de développement et de transformation
; ils ont été, en même temps,
la cause et la conséquence d'un phénomène
qui a caractérisé les villes et
les villages de la région jusqu'à
une période avancée du XXe siècle,
la villégiature estivale.
Ruta Raspall. Vallès Oriental
Adresse Musée-archives Tomàs Balvey Daurella, 1, 08440 Cardedeu.
Horaires et visite Diverses modalités de route sont proposées. Consulter l’organisation pour les tarifs et les réductions de chaque saison. Possibilité de suivre la visite en catalan, en castillan, en anglais, en français ou en allemand, ainsi qu’en langue des signes. Les itinéraires sont effectués avec un minimum de vingt participants.
Proposition d’une journée, avec visite de l’Ametlla, la Garriga et Cardedeu. Calendrier : dernier dimanche du mois, de mars à octobre. Horaire : de 9 heures 30 à 18 heures. Cet itinéraire comprend le service de guide, l’entrée dans les maisons ainsi que le transport.
Proposition d’une demi-journée, avec visite de l’Ametlla et la Garriga ou de Cardedeu et Granollers, destinée à des groupes avec réservation. Calendrier : toute l’année. Horaire : de 10 à 14 heures. Cet itinéraire comprend le service de guide et l’entrée dans les maisons (petit déjeuner, déjeuner et transport non compris, en option).
Possibilité d’organiser différentes modalités avec divers prix et services en option. Calendrier : toute l’année.
Information Tél. : 938 713 070 et 639 566 887 (Pilar Vera) Fax : 938 711 477 Courriel : m.cardedeu@diba.es www.museudecardedeu.org / www.turismevalles.net Réservation préalable.
Comment y parvenir En train : RENFE, ligne 2, gare de Cardedeu. En autocar : Compagnie Sagalés (tél. 938 707 860). En voiture : C-58 et Autoroute AP-7, sortie Cardedeu.
Remarques Les horaires peuvent subir des variations, il est donc conseillé de les vérifier à l’avance. Prix et remise Prix.
Itinéraire complet : Ticket général. Avec autocar : 22,00 €. Sans autocar : 13,00 €.
Retraités et enfants de 6 à 12 ans . Avec autocar : 18,70 €. Sans autocar : 11,05 €.
Seulement les deux villes : Ticket général. Avec autocar : 20,00 €. Sans autocar : 10,00 €.
Retraités et enfants de 6 à 12 ans. Avec autocar : 17,00 €. Sans autocar : 8,50 €.
Itinéraire local (seulement une ville) : Ticket général : 7,00 €. Retraités et enfants de 6 à 12 ans : 5,95 €.
Remise de la Route du Modernisme : 15 % sur le ticket général.
Description Il s'agit d'une route permettant de découvrir l'architecture des résidences estivales du Vallès Oriental, et plus concrètement l'œuvre de l'architecte Manuel Joaquim Raspall (1877-1954), qui a travaillé à l'Ametlla, Cardedeu, la Garriga et Granollers.
Le Modernisme des résidences estivales dans le Vallès Oriental. Route Raspall
La région du Vallès Oriental était encore, à la fin du XIXe siècle, une région ayant une forte base agricole et seulement une timide croissance industrielle, très regroupée dans son chef-lieu, Granollers. Toutefois, la proximité de la ville de Barcelone et l'amélioration des voies de communication -les routes locales ainsi que les deux lignes de chemin de fer qui reliaient Barcelone à la France- ont constitué des éléments essentiels du début du processus de développement et de transformation ; ils ont été, en même temps, la cause et la conséquence d'un phénomène qui a caractérisé les villes et les villages de la région jusqu'à une période avancée du XXe siècle, la villégiature estivale.
La villégiature estivale, depuis la moitié du XIXe siècle, est devenue une nouvelle forme de loisir pour les classes urbaines les plus aisées, et tout particulièrement de la ville de Barcelone. Elle fut tout d'abord déguisée en séjours thérapeutiques puis, au XXe siècle, elle constitua tout simplement une recherche de lieux propres et ne coïncidant pas avec la résidence habituelle, afin d'y mener une certaine vie sociale et d'y jouir de longues périodes de vacances. Les petites villes du Vallès, comme l'Ametlla, la Garriga ou Cardedeu, qui conservaient leur caractère rural et agricole, sont devenues, peu à peu, des lieux d'attraction pour cette nouvelle forme de loisir, choisis pour leur proximité de Barcelone, leur intérêt paysagistique et, surtout, thérapeutique.
Médecins, avocats, industriels, financiers, politiciens, riches propriétaires de retours des Indes occidentales et, même, artistes, principalement de Barcelone, formaient une classe sociale émergente, peu compacte mais avec des habitudes et des formes de vie propres qui les définissaient en tant que classe. L'une de ces coutumes consistait pour eux à aller passer l'été dans des lieux où ils pouvaient rencontrer leurs semblables et où ils constituaient une sorte de colonie d'estivants. La « colonie » introduisait un certain nombre de différences dans la vie des petites communes qui l'accueillaient : les « colons » étaient vêtus principalement de blanc, ils portaient des ombrelles, des chapeaux, des éventails et des lunettes de soleil ; ils se réunissaient au casino, centre et lieu de rencontre de la « colonie » en même temps qu'espace incontournable dans tout centre de villégiature estivale ; et ils organisaient tout un ensemble d'activités, des bals et des fêtes, des représentations théâtrales, des veillées littéraires, des concerts, des gymkhanas, des excursions, ainsi qu'un tas d'autres événements privés et publics. Certains eurent même un grand retentissement, comme ce fut le cas des deux représentations du Teatre de la Natura dans la forêt de Can Terres de la Garriga, en 1911 et en 1914 -avec la première de la pièce La viola d'or (La viole d'or) d'Apel·les Mestres sur une musique d'Enric Morera- ou la représentation de la zarzuela Maruja d'Amadeu Vives, en 1915, dans les bois de Vilalba, à Cardedeu.
Le phénomène de villégiature estivale, pour de petites villes telles que l'Ametlla, la Garriga ou Cardedeu, a entraîné avec lui un important éveil économique, favorisant le commerce, les relations directes avec Barcelone, le développement de services tels que les hôtels-restaurants ou les établissements balnéaires ; mais il a surtout représenté une impulsion pour la construction en neuf et la croissance urbanistique. La « colonie » d'estivants avait besoin de nouvelles résidences où s'installer, soit en propriété soit en location, et celles-ci devaient être dotées des dernières nouveautés des tendances architecturales du moment, le Modernisme.
À l'Ametlla, Cardedeu ou la Garriga, on a ainsi construit de magnifiques propriétés de style modernista, avec des jardins arborés, qui demeurent aujourd'hui encore les témoins d'une époque. Dans ces petites villes, on trouve des œuvres, grandes propriétés ou maisons plus simples destinées à la villégiature, d'architectes de renom à l'époque comme Eduard M. Balcells, Puig i Cadafalch, Jeroni Martorell, Emili Sala i Cortés et, surtout, Manuel Joaquim Raspall, dont une partie de la famille vivait à la Garriga.
Manuel Joaquim Raspall i Mayol (1877-1954) est considéré comme l'un des architectes de ladite deuxième génération modernista, disciple de Domènech i Montaner et de Puig i Cadafalch. La majeure partie de son œuvre, d'une grande singularité, se trouve dans les villes et villages du Vallès dont il a été, de surcroît, l'architecte municipal -de Cardedeu (1904), de l'Ametlla del Vallès (1906), de la Garriga (1906), de Granollers (1907), de Caldes de Montbui (1909) et, plus tard, de Montmeló (1924)-. Dans ces municipalités, il a construit de singulières maisons et de curieux manoirs de style modernista et il a développé une intéressante œuvre publique, avec des considérations urbanistiques, des conceptions de mobilier urbain ou même, comme œuvre particulièrement remarquable, la construction d'un cimetière municipal, celui de Cardedeu.
Un parcours dans ces lieux permet de découvrir l'architecture modernista de Raspall, d'évoquer l'époque de ces villégiatures et, parallèlement, de découvrir des communes qui se sont transformées et ont acquis leur caractère actuel au début du XXe siècle. La proposition que nous faisons, sous le nom de Modernisme des résidences estivales du Vallès Oriental Route Raspall, permet, au cours d'une journée complète, de se promener dans l'Ametlla, la Garriga et Cardedeu tout en découvrant des recoins, des singularités et, par-dessus tout, l'architecture modernista conçue pour vivre et jouir des étés du Vallès Oriental.
La route guidée a comme point de départ Cardedeu, à 9 heures 30 du matin, d'où l'on effectue un bref parcours en autocar qui mène jusqu'à l'Ametlla del Vallès, petite ville d'origine médiévale devenue centre de villégiature estivale au début du XXe siècle. De l'Ametlla, on remarquera tout particulièrement la visite de la Casa Millet, grande demeure ancienne du XIVe transformée par l'architecte Raspall, en 1908, pour en faire la résidence estivale de Joan Millet, industriel du coton et frère de Lluís Millet, lui-même directeur et cofondateur de l'Orfeó Català. Le jardin, la façade et l'intéressante cheminée de la salle à manger sont les témoins de l'étape la plus modernista de l'architecte.
Après une promenade guidée et le temps d'un café, l'itinéraire se poursuit vers la Garriga, petite ville thermale datant de l'époque romaine et commune où est concentrée la plus grande partie de l'œuvre architecturale modernista de la région. Une sélection de plus de vingt demeures permet de s'enfoncer dans l'époque des résidences estivales et, entre autres choses, de profiter du jardin de la Casa Barbey (1910). Cette maison a été commandée par Juli Barbey, industriel du textile. Elle est aujourd'hui l'une des demeures les plus remarquables du mouvement modernista hors de Barcelone. La Casa Barbey, conjointement aux constructions voisines, la Torre Iris (1911), la Bombonera (1910) et la Casa Barraquer (1912-1913), constituent ce qu'il est convenu d'appeler l'Illa Raspall, ensemble unique en Catalogne, catalogué aujourd'hui comme bien culturel d'intérêt national.
De la Garriga, on revient à Cardedeu, avec un arrêt au cimetière municipal, l'un des ensembles d'architecture funéraire parmi les plus intéressants et les plus particuliers du pays. Après un repas (en option), la route se poursuit dans le centre de Cardedeu. On y fera des visites à l'Alqueria Cloelia (1904), première œuvre privée de l'architecte Raspall, aux jardins de la Casa Viader (1917-1922), commande de Marc Viader, créateur de la boisson chocolatée Cacaolat, ainsi qu'une visite exclusive au vestibule et à la bibliothèque de la Casa Golferichs-Rovellat (1908), qui comporte un ensemble de verrières dotées de vitraux sertis de plomb aux dessins tout à fait modernistes.
L'itinéraire est ouvert à tout type de public, groupes et individus, et il y a même des propositions didactiques pour les groupes scolaires.
Modernisme des résidences estivales dans le Vallès Oriental ; Mairie de l'Ametlla ; Mairie de Cardedeu ; Mairie de la Garriga ; Mairie de Granollers ; Consortium du tourisme du Vallès Oriental.
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La villégiature estivale, depuis la moitié
du XIXe siècle, est devenue une nouvelle
forme de loisir pour les classes urbaines les plus
aisées, et tout particulièrement de
la ville de Barcelone. Elle fut tout d'abord déguisée
en séjours thérapeutiques puis, au
XXe siècle, elle constitua tout simplement
une recherche de lieux propres et ne coïncidant
pas avec la résidence habituelle, afin d'y
mener une certaine vie sociale et d'y jouir de longues
périodes de vacances. Les petites villes
du Vallès, comme l'Ametlla, la Garriga ou
Cardedeu, qui conservaient leur caractère
rural et agricole, sont devenues, peu à peu,
des lieux d'attraction pour cette nouvelle forme
de loisir, choisis pour leur proximité de
Barcelone, leur intérêt paysagistique
et, surtout, thérapeutique.
Médecins, avocats, industriels, financiers,
politiciens, riches propriétaires de retours
des Indes occidentales et, même, artistes,
principalement de Barcelone, formaient une classe
sociale émergente, peu compacte mais avec
des habitudes et des formes de vie propres qui
les définissaient en tant que classe. L'une
de ces coutumes consistait pour eux à aller
passer l'été dans des lieux où
ils pouvaient rencontrer leurs semblables et où
ils constituaient une sorte de colonie d'estivants.
La « colonie » introduisait un certain
nombre de différences dans la vie des petites
communes qui l'accueillaient : les « colons
» étaient vêtus principalement
de blanc, ils portaient des ombrelles, des chapeaux,
des éventails et des lunettes de soleil
; ils se réunissaient au casino, centre
et lieu de rencontre de la « colonie »
en même temps qu'espace incontournable dans
tout centre de villégiature estivale ;
et ils organisaient tout un ensemble d'activités,
des bals et des fêtes, des représentations
théâtrales, des veillées littéraires,
des concerts, des gymkhanas, des excursions, ainsi
qu'un tas d'autres événements privés
et publics. Certains eurent même un grand
retentissement, comme ce fut le cas des deux représentations
du Teatre de la Natura dans la forêt de
Can Terres de la Garriga, en 1911 et en 1914 -avec
la première de la pièce La viola
d'or (La viole d'or) d'Apel·les Mestres
sur une musique d'Enric Morera- ou la représentation
de la zarzuela Maruja d'Amadeu Vives, en 1915,
dans les bois de Vilalba, à Cardedeu.
Le phénomène de villégiature
estivale, pour de petites villes telles que l'Ametlla,
la Garriga ou Cardedeu, a entraîné
avec lui un important éveil économique,
favorisant le commerce, les relations directes
avec Barcelone, le développement de services
tels que les hôtels-restaurants ou les établissements
balnéaires ; mais il a surtout représenté
une impulsion pour la construction en neuf et
la croissance urbanistique. La « colonie
» d'estivants avait besoin de nouvelles
résidences où s'installer, soit
en propriété soit en location, et
celles-ci devaient être dotées des
dernières nouveautés des tendances
architecturales du moment, le Modernisme.
À l'Ametlla, Cardedeu ou la Garriga, on
a ainsi construit de magnifiques propriétés
de style modernista, avec des jardins arborés,
qui demeurent aujourd'hui encore les témoins
d'une époque. Dans ces petites villes,
on trouve des œuvres, grandes propriétés
ou maisons plus simples destinées à
la villégiature, d'architectes de renom
à l'époque comme Eduard M. Balcells,
Puig i Cadafalch, Jeroni Martorell, Emili Sala
i Cortés et, surtout, Manuel Joaquim Raspall,
dont une partie de la famille vivait à
la Garriga.
Manuel Joaquim Raspall i Mayol (1877-1954) est
considéré comme l'un des architectes
de ladite deuxième génération
modernista, disciple de Domènech i Montaner
et de Puig i Cadafalch. La majeure partie de son
œuvre, d'une grande singularité, se
trouve dans les villes et villages du Vallès
dont il a été, de surcroît,
l'architecte municipal -de Cardedeu (1904), de
l'Ametlla del Vallès (1906), de la Garriga
(1906), de Granollers (1907), de Caldes de Montbui
(1909) et, plus tard, de Montmeló (1924)-.
Dans ces municipalités, il a construit
de singulières maisons et de curieux manoirs
de style modernista et il a développé
une intéressante œuvre publique, avec
des considérations urbanistiques, des conceptions
de mobilier urbain ou même, comme œuvre
particulièrement remarquable, la construction
d'un cimetière municipal, celui de Cardedeu.
Un parcours dans ces lieux permet de découvrir
l'architecture modernista de Raspall, d'évoquer
l'époque de ces villégiatures et,
parallèlement, de découvrir des
communes qui se sont transformées et ont
acquis leur caractère actuel au début
du XXe siècle. La proposition que nous
faisons, sous le nom de Modernisme des résidences
estivales du Vallès Oriental Route Raspall,
permet, au cours d'une journée complète,
de se promener dans l'Ametlla, la Garriga et Cardedeu
tout en découvrant des recoins, des singularités
et, par-dessus tout, l'architecture modernista
conçue pour vivre et jouir des étés
du Vallès Oriental.
La route guidée a comme point de départ
Cardedeu, à 9 heures 30 du matin, d'où
l'on effectue un bref parcours en autocar qui
mène jusqu'à l'Ametlla del Vallès,
petite ville d'origine médiévale
devenue centre de villégiature estivale
au début du XXe siècle. De l'Ametlla,
on remarquera tout particulièrement la
visite de la Casa Millet, grande demeure ancienne
du XIVe transformée par l'architecte Raspall,
en 1908, pour en faire la résidence estivale
de Joan Millet, industriel du coton et frère
de Lluís Millet, lui-même directeur
et cofondateur de l'Orfeó Català.
Le jardin, la façade et l'intéressante
cheminée de la salle à manger sont
les témoins de l'étape la plus modernista
de l'architecte.
Après une promenade guidée et le
temps d'un café, l'itinéraire se
poursuit vers la Garriga, petite ville thermale
datant de l'époque romaine et commune où
est concentrée la plus grande partie de
l'œuvre architecturale modernista de la région.
Une sélection de plus de vingt demeures
permet de s'enfoncer dans l'époque des
résidences estivales et, entre autres choses,
de profiter du jardin de la Casa Barbey (1910).
Cette maison a été commandée
par Juli Barbey, industriel du textile. Elle est
aujourd'hui l'une des demeures les plus remarquables
du mouvement modernista hors de Barcelone. La
Casa Barbey, conjointement aux constructions voisines,
la Torre Iris (1911), la Bombonera (1910) et la
Casa Barraquer (1912-1913), constituent ce qu'il
est convenu d'appeler l'Illa Raspall, ensemble
unique en Catalogne, catalogué aujourd'hui
comme bien culturel d'intérêt national.
De la Garriga, on revient à Cardedeu,
avec un arrêt au cimetière municipal,
l'un des ensembles d'architecture funéraire
parmi les plus intéressants et les plus
particuliers du pays. Après un repas (en
option), la route se poursuit dans le centre de
Cardedeu. On y fera des visites à l'Alqueria
Cloelia (1904), première œuvre privée
de l'architecte Raspall, aux jardins de la Casa
Viader (1917-1922), commande de Marc Viader,
père du créateur
de la boisson chocolatée Cacaolat, ainsi
qu'une visite exclusive au vestibule et à
la bibliothèque de la Casa Golferichs-Rovellat
(1908), qui comporte un ensemble de verrières
dotées de vitraux sertis de plomb aux dessins
tout à fait modernistes.
L'itinéraire est ouvert à tout
type de public, groupes et individus, et il y
a même des propositions didactiques pour
les groupes scolaires.
Modernisme des résidences estivales dans
le Vallès Oriental ;
Mairie de l'Ametlla ;
Mairie de Cardedeu ;
Mairie de la Garriga ;
Mairie de Granollers ;
Consortium du tourisme du Vallès Oriental
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SITGES
Conjointement au reste de la région, Sitges
a vécu au XIXe siècle une époque
prospère, pleine de changements sociaux,
économiques, technologiques et culturels.
L'arrivée du chemin de fer, l'exportation
du vin outre-mer, l'aventure américaine,
l'expansion urbanistique et le déploiement
des styles architecturaux ont laissé une
forte empreinte dans cette petite ville de la
côte catalane.
Sitges est devenue entre 1892 et 1899 un lieu
de rencontre pour les artistes modernistes après
l'arrivée de Santiago Rusiñol,
en 1891. Celui-ci, attiré par les possibilités
picturales de la ville, par ses habitants et
par la communauté de peintres de l'école
luministe qui s'y était déjà
installée, décida à son
tour de venir vivre à Sitges, et plus
concrètement à Cau Ferrat.
Accueilli par ces peintres, Rusiñol
organisa les cinq fêtes modernistes qui
ont réuni à Sitges les écrivains,
les musiciens, les critiques, les sculpteurs
et les peintres les plus importants de notre
pays et qui ont fait de cette petite ville côtière
« la Mecque du Modernisme ». Au
cours de l'été 1892 s'est tenue
à la mairie la première exposition
de Beaux Arts, connue par la suite sous le nom
de Primera Festa Modernista (Première
Fête modernista). Dans cette exposition,
on présentait des œuvres de nombreux
artistes de Sitges, de Ramon Casas, d'Eliseu
Meifrèn et de Santiago Rusiñol,
lui-même, tous très représentatifs
du mouvement modernista catalan.
Sitges
Horaires et visite La visite peut être effectuée le premier dimanche de chaque mois, minimum 15 personnes. Le prix de la visite comprend l’entrée au musée, les autres jours, l’entrée n’est pas comprise. Groupes (sans minimum) sur réservation. Tous les jours de la semaine avec choix de la langue, catalan, castillan, anglais ou français. L’entrée au musée est à part.
Information Information et réservations : Par téléphone au 619 793 199, ou par courriel à l’adresse suivante : agis_sitges@hotmail.com
Information touristique : Patronat Municipal de Turisme de Sitges Information et réservations d’hôtels Oficina Oasis Sínia Morera, 1. 08870 Sitges Tél. : 938 944 251 / 938 945 004 - Fax : 938 944 305 Courriel : info@sitgestur.com - www.sitgestur.com Horaire : du 1er juillet au 30 septembre, du lundi au dimanche de 9 à 21 heures ; le reste de l’année, du lundi au vendredi, de 9 à 14 heures et de 16 à 18 heures 30. Oficina Maricel Fonollar, s/n - Tél./fax : 938 110 611 Horaire : du 1er juillet au 30 septembre, du lundi au dimanche de 10 à 13 heures et de 17 à 21 heures ; le reste de l’année, du mercredi au vendredi de 10 heures 30 à 13 heures 45 ; le samedi, de 11 à 14 heures et de 16 à 19 heures ; le dimanche, de 11 à 14 heures.
Comment y parvenir En train : Depuis la gare de passeig de Gràcia ou Sants, ligne C 2 (St. Vicenç / Vilanova-Maçanet), direction St. Vicenç / Vilanova. Un train toutes les 15 minutes approximativement. En autocar : Depuis la Ronda Universitat, 33. Toutes les heures. Compagnie Mon Bus, tél. : 938 937 060. En voiture : Autoroute à péage C-32 (tunnels du Garraf) ; voie rapide C-31 de Castelldefels puis route de la côte.
Remarques Les horaires peuvent subir des variations, il est donc conseillé de les vérifier à l’avance. Prix et remise Prix. Adultes : 8,00 € (minimum 15 personnes). Le prix comprend l’entrée au Museu Cau Ferrat. Groupes catalans ou castillans. Jours ouvrables : 90,00 €. Samedis, dimanches et jours fériés : 106,00 €. Groupes anglais ou français. Jours ouvrables : 100,00 €. Samedis, dimanches et jours fériés : 112,00 €. Le prix ne comprend pas l’entrée au Museu Cau Ferrat (1,50 € par personne). Les prix des groupes ne comprennent pas la TVA 16 %.
Remise de la Route du Modernisme : 14 % sur le tarif des adultes.
Description Conjointement au reste de la région, Sitges a vécu au XIXe siècle une époque prospère, pleine de changements sociaux, économiques, technologiques et culturels. L'arrivée du chemin de fer, l'exportation du vin outre-mer, l'aventure américaine, l'expansion urbanistique et le déploiement des styles architecturaux ont laissé une forte empreinte dans cette petite ville de la côte catalane.
Sitges est devenue entre 1892 et 1899 un lieu de rencontre pour les artistes modernistes après l'arrivée de Santiago Rusiñol, en 1891. Celui-ci, attiré par les possibilités picturales de la ville, par ses habitants et par la communauté de peintres de l'école luministe qui s'y était déjà installée, décida à son tour de venir vivre à Sitges, et plus concrètement à Cau Ferrat.
Accueilli par ces peintres, Rusiñol organisa les cinq fêtes modernistes qui ont réuni à Sitges les écrivains, les musiciens, les critiques, les sculpteurs et les peintres les plus importants de notre pays et qui ont fait de cette petite ville côtière « la Mecque du Modernisme ». Au cours de l'été 1892 s'est tenue à la mairie la première exposition de Beaux Arts, connue par la suite sous le nom de Primera Festa Modernista (Première Fête modernista). Dans cette exposition, on présentait des œuvres de nombreux artistes de Sitges, de Ramon Casas, d'Eliseu Meifrèn et de Santiago Rusiñol, lui-même, tous très représentatifs du mouvement modernista catalan.
Con el afán de los modernistas por abrirse a Europa y a sus movimientos culturales, Avec le profond désir des artistes modernistes catalans de s'ouvrir à l'Europe et à ses mouvements culturels, Rusiñol et le groupe de la revue L'Avenç ont organisé la Segona Festa Modernista (Deuxième Fête modernista). Prenant comme référence le noyau belge et avec l'étroite collaboration d'Enric Morera, formé artistiquement à Bruxelles, ils mirent en scène, au théâtre du Casino Prado, l'œuvre du jeune auteur dramatique belge Maeterlinck, L'Intruse. La musique était aussi très présente lors de cette fête au cours de laquelle avait été organisé un concert de César Frank et d'Enric Morera lui-même.
La Tercera Festa Modernista (Troisième Fête modernista), stimulée par la confiance dans le triomphe des idéaux modernistes catalans, a eu lieu en novembre 1894. Elle a eu un aspect très différent des deux autres. Les actes ont été les suivants : l'entrée des Grecos à Sitges, en procession, et l'inauguration officielle de la maison-atelier de Rusiñol, le Cau Ferrat. La procession, organisée par Rusiñol, était une démonstration de l'émotion que ressentaient le peintre et ses amis devant les œuvres de Domenico Theotokópulos, dit el Greco, et qu'ils souhaitaient manifester de manière publique. Ces deux tableaux, que Rusiñol avait achetés à Pau Bosch à Paris, se trouvent aujourd'hui au musée Cau Ferrat. Après l'inauguration de Cau Ferrat, les artistes avaient organisé un déjeuner dans un endroit proche, sur les rochers, à La Torreta, puis, après un discours de Rusiñol, ils ont entamé une sorte de concours littéraire au cours duquel le poète Joan Maragall, parmi d'autres, a déclamé ses fameuses Estrofes decadentistes qui ont été considérées par la suite comme le commencement d'un nouveau genre de poésie.
La musique a été l'élément principal de la Quarta Festa Modernista (Quatrième Fête modernista) qui a eu lieu le 14 février 1897, et pour laquelle la scène a été à nouveau le Casino Prado. À l'entrée, présidait le portrait d'Enric Morera peint par Santiago Rusiñol. Les festivités ont commencé par un poème symphonique de Mercè Vidal, puis les Danses canadiennes de Paul Gibson, suivies d'un discours de Rusiñol faisant l'apologie de la musique modernista. La cérémonie s'est terminée par ce qui fut l'événement le plus important de cette fête, la première de l'opéra La fada (La fée), avec un livret de Jaume Massó i Torrents et une musique d'Enric Morera.
En août 1899, la Cinquena Festa Modernista (Cinquième Fête modernista) a permis de mettre en scène deux œuvres originales d'Ignasi Iglésias, Lladres (Les voleurs), d'une part, et La reina del cor (La reine du cœur), de l'autre, ainsi qu'une de Santiago Rusiñol, L'alegria que passa (La joie qui passe). En outre, le pianiste Joaquim Nin interpréta des œuvres de Scarlatti, Grieg, Alió, Gay et Morera.
Sitges au temps du Modernisme ou la Route Modernista
La Route Modernista permet de découvrir l'empreinte que le Modernisme a laissée à Sitges grâce aux initiatives de Santiago Rusiñol i Prats (Barcelone, 1861 - Aranjuez, 1931) -l'un des plus importants représentants du Modernisme catalan- et sur les fortunes de ceux que l'on a appelés los americanos -des fils de Sitges qui revenaient des colonies espagnoles après s'y être enrichis- et qui devaient embellir les rues de la ville de leurs maisons d'esthétique modernista.
La route commence à la gare, symbole de cette nouvelle ère de modernité du pays. Il se poursuit dans les rues du centre de la ville -carrer de l'Illa de Cuba et carrer Francesc Gumà- dans lesquelles on pourra découvrir les œuvres modernistes de certains des architectes les plus remarquables de l'époque, comme Gaietà Buïgas, et où l'on pourra admirer la décoration de certaines façades (travaux de fer forgé, céramiques, sgraffites, vitraux, etc.). La Casa Bonaventura Blay (1901), la Casa Manuel Planas (1908) et la Casa Pere Carreras (1906) constituent quelques exemples de ces œuvres. Dans tous les cas ou cela sera possible, on visitera l'intérieur du Teatre Prado, édifice modernista dans lequel ont été célébrées deux des fêtes organisées par Rusiñol à Sitges, et lieu de rencontre de nombreux artistes de cette tendance.
La route se poursuit par la visite d'une cour intérieure bleue, unique exemple que l'on conserve des patios typiques de Sitges. Cette cour a servi de source d'inspiration à Rusiñol, qui non seulement lui a consacré quelques tableaux mais encore une pièce de théâtre intitulée El pati blau (Le patio bleu). Nous continuerons par le Cap de la Vila pour admirer une autre maison modernista, propriété de l'americano Bartomeu Carbonell i Mussons, et nous arriverons à la plaça de l'hôtel de ville. Sur cette place, on remarquera l'hôtel de ville lui-même, d'esthétique néogothique -très utilisée par les modernistes- et le marché, premier édifice modernista de la ville.
La visite prendra fin au musée Cau Ferrat, qui a été la maison-atelier de l'artiste et collectionneur Santiago Rusiñol. À l'intérieur, on trouvera une importante collection de peintures : des œuvres du Greco, de Ramon Casas, d'Ignacio Zuloaga, de Picasso, de Rusiñol, parmi beaucoup d'autres, ainsi qu'un grand nombre d'objets de fer forgé, de céramique et de verre.
Patronat Municipal de Turisme de Sitges
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Avec le profond désir des artistes
modernistes catalans de s'ouvrir à l'Europe
et à ses mouvements culturels, Rusiñol
et le groupe de la revue L'Avenç ont
organisé la Segona Festa Modernista (Deuxième
Fête modernista). Prenant comme référence
le noyau belge et avec l'étroite collaboration
d'Enric Morera, formé artistiquement
à Bruxelles, ils mirent en scène,
au théâtre du Casino Prado, l'œuvre
du jeune auteur dramatique belge Maeterlinck,
L'Intruse. La musique était aussi très
présente lors de cette fête au
cours de laquelle avait été organisé
un concert de César Frank et d'Enric
Morera lui-même.
La Tercera Festa Modernista (Troisième
Fête modernista), stimulée par
la confiance dans le triomphe des idéaux
modernistes catalans, a eu lieu en novembre
1894. Elle a eu un aspect très différent
des deux autres. Les actes ont été
les suivants : l'entrée des Grecos à
Sitges, en procession, et l'inauguration officielle
de la maison-atelier de Rusiñol, le Cau
Ferrat. La procession, organisée par
Rusiñol, était une démonstration
de l'émotion que ressentaient le peintre
et ses amis devant les œuvres de Domenico
Theotokópulos, dit el Greco, et qu'ils
souhaitaient manifester de manière publique.
Ces deux tableaux, que Rusiñol avait
achetés à Pau Bosch à Paris,
se trouvent aujourd'hui au musée Cau
Ferrat. Après l'inauguration de Cau Ferrat,
les artistes avaient organisé un déjeuner
dans un endroit proche, sur les rochers, à
La Torreta, puis, après un discours de
Rusiñol, ils ont entamé une sorte
de concours littéraire au cours duquel
le poète Joan Maragall, parmi d'autres,
a déclamé ses fameuses Estrofes
decadentistes qui ont été considérées
par la suite comme le commencement d'un nouveau
genre de poésie.
La musique a été l'élément
principal de la Quarta Festa Modernista (Quatrième
Fête modernista) qui a eu lieu le 14 février
1897, et pour laquelle la scène a été
à nouveau le Casino Prado. À l'entrée,
présidait le portrait d'Enric Morera
peint par Santiago Rusiñol. Les festivités
ont commencé par un poème symphonique
de Mercè Vidal, puis les Danses canadiennes
de Paul Gibson, suivies d'un discours de Rusiñol
faisant l'apologie de la musique modernista.
La cérémonie s'est terminée
par ce qui fut l'événement le
plus important de cette fête, la première
de l'opéra La fada (La fée), avec
un livret de Jaume Massó i Torrents et
une musique d'Enric Morera.
En août 1899, la Cinquena Festa Modernista
(Cinquième Fête modernista) a permis
de mettre en scène deux œuvres originales
d'Ignasi Iglésias, Lladres (Les voleurs),
d'une part, et La reina del cor (La reine du
cœur), de l'autre, ainsi qu'une de Santiago
Rusiñol, L'alegria que passa (La joie
qui passe). En outre, le pianiste Joaquim Nin
interpréta des œuvres de Scarlatti,
Grieg, Alió, Gay et Morera.
Sitges
au temps du Modernisme ou la Route Modernista
La Route Modernista permet de découvrir
l'empreinte que le Modernisme a laissée
à Sitges grâce aux initiatives
de Santiago Rusiñol i Prats (Barcelone,
1861 - Aranjuez, 1931) -l'un des plus importants
représentants du Modernisme catalan-
et sur les fortunes de ceux que l'on a appelés
los americanos -des fils de Sitges qui revenaient
des colonies espagnoles après s'y être
enrichis- et qui devaient embellir les rues
de la ville de leurs maisons d'esthétique
modernista.
La route commence à la gare, symbole
de cette nouvelle ère de modernité
du pays. Il se poursuit dans les rues du centre
de la ville -carrer de l'Illa de Cuba et carrer
Francesc Gumà- dans lesquelles on pourra
découvrir les œuvres modernistes
de certains des architectes les plus remarquables
de l'époque, comme Gaietà Buïgas,
et où l'on pourra admirer la décoration
de certaines façades (travaux de fer
forgé, céramiques, sgraffites,
vitraux, etc.). La Casa Bonaventura Blay (1901),
la Casa Manuel Planas (1908) et la Casa Pere
Carreras (1906) constituent quelques exemples
de ces œuvres. Dans tous les cas ou cela
sera possible, on visitera l'intérieur
du Teatre Prado, édifice modernista dans
lequel ont été célébrées
deux des fêtes organisées par Rusiñol
à Sitges, et lieu de rencontre de nombreux
artistes de cette tendance.
La route se poursuit par la visite d'une cour
intérieure bleue, unique exemple que
l'on conserve des patios typiques de Sitges.
Cette cour a servi de source d'inspiration à
Rusiñol, qui non seulement lui a consacré
quelques tableaux mais encore une pièce
de théâtre intitulée El
pati blau (Le patio bleu). Nous continuerons
par le Cap de la Vila pour admirer une autre
maison modernista, propriété de
l'americano Bartomeu Carbonell i Mussons, et
nous arriverons à la plaça de
l'hôtel de ville. Sur cette place, on
remarquera l'hôtel de ville lui-même,
d'esthétique néogothique -très
utilisée par les modernistes- et le marché,
premier édifice modernista de la ville.
La visite prendra fin au musée Cau Ferrat,
qui a été la maison-atelier de
l'artiste et collectionneur Santiago Rusiñol.
À l'intérieur, on trouvera une
importante collection de peintures : des œuvres
du Greco, de Ramon Casas, d'Ignacio Zuloaga,
de Picasso, de Rusiñol, parmi beaucoup
d'autres, ainsi qu'un grand nombre d'objets
de fer forgé, de céramique et
de verre.
Patronat Municipal de Turisme de Sitges
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TERRASSA
Terrassa industrielle et modernista
Les origines de la transformation industrielle
à Terrassa remontent au premier tiers
du XIXe siècle, et elles sont en rapport
pour l'essentiel avec l'expansion de l'industrie
textile lainière. Les meilleures techniques
commencent avec l'introduction de la machine
à filer (1832) et de la machine à
vapeur (1833), mais guère plus tard,
à partir de 1845, on a commencé
à implanter les métiers à
tisser de Jacquard, pièce capitale
pour l'expansion de l'industrie textile. Ce
processus a été accentué
par l'amélioration des communications
ainsi que par la construction de la route
de Barcelone en 1845, et de manière
tout à fait exceptionnelle par l'arrivée
de la ligne du chemin de fer du nord en 1856,
qui reliait Terrassa à Barcelone, Manresa
et Saragosse. Cette nouvelle voie de communication
a permis une arrivée plus fluide des
matières premières, comme le
charbon et la laine, et a facilité
la sortie des produits textiles élaborés
vers les marchés catalans et espagnols.
L'urbanisme, la démographie et la
société sous tous ses aspects
ont alors vécu d'importantes transformations.
La petite ville de Terrassa s'est étendue
bien au-delà de sa structure médiévale
en direction de la gare du Nord et, ce qui
est encore plus important, elle a rompu
au début du XXe siècle ses
limites naturelles traditionnelles, la rambla
del Palau et le ravin de Vallparadís.
La conception habituelle du patrimoine
industriel comprend les édifices
les plus emblématiques, qui ont permis
de développer physiquement les activités
de l'essor industriel ; s'agissant du patrimoine
industriel textile, ce sont les cheminées,
les usines fonctionnant avec des machines
à vapeur ou non, et les magasins.
Terrassa
Adresse Mairie de Terrassa - Office du tourisme (Oficina de Turisme) Raval de Montserrat, 14 08221 Terrassa.
Horaires et visite
Visites guidées pour le public individuel:
Route guidée "Le Modernisme industriel avec les 5 sens" (avec rendez-vous préalable), un samedi sur deux, sauf pendant les mois d'août et de décembre. Durée approximative: 3 h 30 min. Heure et lieu du rendez-vous avec le groupe: 10h15 du matin, face à l'Oficina de Turisme (Syndicat d'initiative) de la mairie de Terrassa.
Information Tel. : 937 397 019 et 937 336 369 - Fax : 937 397 063 Courriel : turisme@terrassa.cat - www.visitaterrassa.cat
Comment y parvenir En train: FGC, de Plaça de Catalunya (Barcelone)
RENFE: ligne C-4 de Plaça de Catalunya (Barcelone) direction Manresa. Par la route: C-58, sortie Terrassa-Centre.
Remarques Les horaires peuvent être sujets à variations, ce pourquoi nous vous conseillons de les vérifier auparavant.
Prix et remise
Tarifs: Adultes; 12.80 €. Enfants de 7 à 16 ans: 6.90 €. Plus de 65 ans: 9.44 €. Enfants de moins de 7 ans: gratuit. Réduction de la Route du Modernisme: 30% sur le prix de la visite guidée (tarifs avec réduction: adultes 9.26 € et retraités 8.26 €).
Prix groupes et collectifs:
Visites guidées à travers la ville pour les agences de voyage, organismes, entreprises, institutions, associations et autres collectifs. Tous les jours de la semaine.
Tarifs: 31.05 € de l'heure (visites en catalan et en castillan), 2.20 € supplément par heure (visites en différentes langues) et 3.35 € de supplément par heure (visites les jours fériés).
Description Terrassa industrielle et modernista.
Les origines de la transformation industrielle à Terrassa remontent au premier tiers du XIXe siècle, et elles sont en rapport pour l'essentiel avec l'expansion de l'industrie textile lainière. Les meilleures techniques commencent avec l'introduction de la machine à filer (1832) et de la machine à vapeur (1833), mais guère plus tard, à partir de 1845, on a commencé à implanter les métiers à tisser de Jacquard, pièce capitale pour l'expansion de l'industrie textile. Ce processus a été accentué par l'amélioration des communications ainsi que par la construction de la route de Barcelone en 1845, et de manière tout à fait exceptionnelle par l'arrivée de la ligne du chemin de fer du nord en 1856, qui reliait Terrassa à Barcelone, Manresa et Saragosse. Cette nouvelle voie de communication a permis une arrivée plus fluide des matières premières, comme le charbon et la laine, et a facilité la sortie des produits textiles élaborés vers les marchés catalans et espagnols. L'urbanisme, la démographie et la société sous tous ses aspects ont alors vécu d'importantes transformations. La petite ville de Terrassa s'est étendue bien au-delà de sa structure médiévale en direction de la gare du Nord et, ce qui est encore plus important, elle a rompu au début du XXe siècle ses limites naturelles traditionnelles, la rambla del Palau et le ravin de Vallparadís. La conception habituelle du patrimoine industriel comprend les édifices les plus emblématiques, qui ont permis de développer physiquement les activités de l'essor industriel ; s'agissant du patrimoine industriel textile, ce sont les cheminées, les usines fonctionnant avec des machines à vapeur ou non, et les magasins. Terrassa est la ville où l'on conserve le plus grand nombre d'éléments du patrimoine industriel textile, non seulement par la présence de bâtiments reconnus comme industriels à proprement parler, mais aussi du fait de l'urbanisation et de la création d'une ville à partir de la structure d'une petite bourgade médiévale, avec tous les éléments que cela comporte. Tout cela se reflète dans l'organisation urbanistique des rues, par rapport à l'emplacement des usines et des magasins, mais aussi des logements ouvriers -avec tous les types et toutes les caractéristiques- ou des services à l'industrie et aux habitants, comme par exemple la gare, les banques, l'électricité, l'hôpital, le marché, les hôtels et les écoles. Et c'est remarquable même dans les espaces utilisés pour l'approvisionnement en aliments ainsi que d'autres services, pour les loisirs et les divertissements, comme les boutiques, les pharmacies, les bureaux de tabac, les casernes de pompiers, le casino, les casals (sortes de maison de la culture, récréatives, politiques ou religieuses spécifiques de la Catalogne), les sièges de sociétés chorales, les cinémas ou les théâtres. On peut aussi noter cette influence dans certains éléments du mobilier urbain ou dans les rues mêmes, avec leur chaussée pavée, leurs trottoirs dallés, leurs lampadaires et les entrées de charrettes. De nos jours encore, Terrassa conserve de nombreux témoins de cette industrialisation. Certains sont très intéressants à titre individuel mais ils représentent globalement l'un des ensembles de patrimoine industriel les plus remarquables de la Catalogne. Le Modernisme architectural à Terrassa Le Modernisme architectural en général se caractérise par la prédominance de la ligne courbe sur la ligne droite -l'usage d'arcs paraboliques et elliptiques, la voûte catalane entre poutres et les coins arrondis-, la richesse et le détail de la décoration, l'usage fréquent de motifs végétaux et le dynamisme des formes. Les matériaux et procédés les plus utilisés sont la brique, qui est laissée apparente, le stuc et la pierre, la céramique décorative, le fer forgé et les sgraffites. Ces caractéristiques générales s'appliquent à Terrassa surtout dans les aspects essentiellement pratiques et fonctionnels d'usage des bâtiments. Les décorations extérieures sont souvent austères, alors que les intérieurs sont finement décorés : on remarquera en particulier les revêtements de céramique dans la partie inférieure des murs, les vitraux sertis au plomb et les travaux de menuiserie ainsi que de serrurerie. L'exposition locale au Real Colegio Tarrasense en 1883 a représenté le point de départ de la rénovation des arts plastiques à Terrassa. Cette première impulsion a permis l'introduction des nouveaux courants artistiques importés d'Europe qui arrivaient à Barcelone : l'Art Nouveau et le Modern Style. Le point culminant de ce nouveau style modernista dans la ville a été mis en évidence au cours de l'exposition du Palau d'Indústries (aujourd'hui Escola Industrial) en 1904, dans laquelle le secteur des arts appliqués a été particulièrement remarqué. L'artiste Joaquim Vancells, fils de Terrassa, et le barcelonais Alexandre de Riquer ont contribué de manière décisive à la diffusion du style modernista dans la peinture et l'ornementation à Terrassa. L'expansion et la grande diffusion de ce style dans la ville est pour l'essentiel, cependant, l'œuvre des architectes Lluís Muncunill et Josep M. Coll i Bacardí et, en second lieu, Melcior Vinyals et Antoni Pascual i Carretero. Ces professionnels de l'architecture, conjointement aux constructeurs et aux artisans, ont transformé l'image de la ville : édifices publics, usines, magasins et logements particuliers. Cette transformation s'est produite parallèlement au développement industriel et à la préoccupation culturelle et esthétique de la bourgeoisie du moment. Ce style a duré à Terrassa pratiquement jusque dans les années trente, bien au-delà des limites traditionnelles du mouvement. Des premières œuvres Art Nouveau à Terrassa, on remarquera pour sa qualité artistique et stylistique le projet de la salle de réunions de l'Institut Industrial, avec des peintures murales d'Alexandre de Riquer (1901), qui, du fait d'un désaccord avec l'organisme, ont été terminées par Joaquim Vancells (1904). De ce projet, on conserve la décoration de Vancells in situ, et le tableau central, œuvre de Riquer, situé dans la salle à manger de la Casa Alegre de Sagrera. D'autre part, Joaquim Vancells, artiste aux multiples talents, a laissé divers projets de ce style, comme en attestent l'ensemble mobilier de la salle à manger et du bureau de la Masia Freixa, les peintures de l'escalier de la Casa Alegre de Sagrera ou la conception globale de la Confiteria Vídua Carné. La consolidation du style modernista appliqué au patrimoine industriel de Terrassa est liée au travail personnel de l'architecte local le plus prolifique pendant cette période, Lluís Muncunill. La route "Terrassa industrielle et modernista" Cet itinéraire comprend vingt-cinq bâtiments et monuments parmi les plus représentatifs de la ville, qui, étant donné leur proximité, peuvent être visités au cours d'une promenade d'une demi-journée seulement. L'ancienne usine utilisant des machines à vapeur, connue sous le nom de Vapor Aymerich, Amat i Jover, l'une des usines les plus spectaculaires d'Europe et aujourd'hui siège du musée de la Science et de la Technique de Catalogne, est l'œuvre de Lluís Muncunill (1907). Elle dispose d'un spectaculaire hall de onze mille mètres carrés, d'une salle des machines, d'une cheminée et des anciennes charbonnières de l'usine textile. Le musée, ancienne usine à vapeur, présente le monde ouvrier et industriel de cette époque, avant de nous emmener dans des bâtiments qui nous exposent la vie quotidienne de la ville et de sa bourgeoisie. Il faut ensuite descendre la Rambla d'Ègara pour parvenir au marché de la Independència (1906), de structure métallique avec une remarquable décoration en fer forgé. En suivant le Raval de Montserrat, on passe par l'ancienne Confiteria Carné (aujourd'hui pharmacie Albiñana), un exemple extraordinaire des arts décoratifs modernistes ; l'ancien siège de la Societat General d'Electricitat (transformé en restaurant), et la mairie, édifice de style néogothique (1903). L'ancien Institut Industrial (actuel siège d'une association de randonneurs) et le magasin Cortès i Prat (1897) sont les bâtiments les plus remarquables que l'on trouve avant d'arriver à la Casa Alegre de Sagrera. Ce bâtiment (du début du XIXe siècle, remodelé en 1911, actuellement section du musée de Terrassa), a été la résidence d'une ancienne famille industrielle et il constitue un échantillon du style modernista catalan très éclectique. À l'intérieur, on peut apprécier des œuvres de Joaquim Vancells et de Pere Viver, et dans la salle à manger, de grandes peintures modernistes de Riquer, de même que l'ébénisterie, les vitraux sertis au plomb ou les verrières. Le Gran Casino (1920), somptueux édifice récemment restauré, constitue une visite incontournable. En allant jusqu'au bâtiment et aux jardins de l'Institut Industrial (ancien magasin Pasqual Sala, 1893), on rencontre une série de maisons qui conservent l'esprit de la Terrassa industrielle d'il y a cent ans : la Concepció Monset, la Baltasar Gorina et les maisons de Cal Maurí (ensemble de demeures modestes destinées au monde ouvrier, l'un des rares que conserve encore notre pays), etc. Le Teatre Principal est un autre élément remarquable du parcours de la Terrassa modernista. Il s'agit d'un édifice monumental de 1911, actuellement inutilisé. D'anciens magasins et de vieilles maisons (magasin Francesc Roig, magasin Emili Matalonga, Casa Jacint Bosch, magasin Joaquim Alegre, magasin Torras, etc.) accompagnent notre promenade jusqu'à carrer de la Rasa, où l'on trouve un ancien atelier de l'usine Vapor Ventalló (reconverti en espace public et zone de logements intégrés à une place à portique), l'usine (1920) ainsi que le magasin Marcet i Poal (1914) et, finalement, l'atelier de la l'usine Izard (1921), spectaculaire édification qui s'ouvre sur la plaça Didó et abrite aujourd'hui la salle d'exposition Muncunill, située dans l'ancienne salle des teintures. La route se termine à la Masia Freixa (1905-1910), au beau milieu du parc de Sant Jordi ; ancienne résidence mais aussi usine de la famille Freixa, c'est une œuvre de Lluís Muncunill. Mairie de Terrassa |
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Terrassa est la ville où l'on conserve
le plus grand nombre d'éléments
du patrimoine industriel textile, non seulement
par la présence de bâtiments
reconnus comme industriels à proprement
parler, mais aussi du fait de l'urbanisation
et de la création d'une ville à
partir de la structure d'une petite bourgade
médiévale, avec tous les éléments
que cela comporte. Tout cela se reflète
dans l'organisation urbanistique des rues,
par rapport à l'emplacement des usines
et des magasins, mais aussi des logements
ouvriers -avec tous les types et toutes
les caractéristiques- ou des services
à l'industrie et aux habitants, comme
par exemple la gare, les banques, l'électricité,
l'hôpital, le marché, les hôtels
et les écoles. Et c'est remarquable
même dans les espaces utilisés
pour l'approvisionnement en aliments ainsi
que d'autres services, pour les loisirs
et les divertissements, comme les boutiques,
les pharmacies, les bureaux de tabac, les
casernes de pompiers, le casino, les casals
(sortes de maison de la culture, récréatives,
politiques ou religieuses spécifiques
de la Catalogne), les sièges de sociétés
chorales, les cinémas ou les théâtres.
On peut aussi noter cette influence dans
certains éléments du mobilier
urbain ou dans les rues mêmes, avec
leur chaussée pavée, leurs
trottoirs dallés, leurs lampadaires
et les entrées de charrettes.
De nos jours encore, Terrassa conserve
de nombreux témoins de cette industrialisation.
Certains sont très intéressants
à titre individuel mais ils représentent
globalement l'un des ensembles de patrimoine
industriel les plus remarquables de la Catalogne.
Le
Modernisme architectural à Terrassa
Le Modernisme architectural en général
se caractérise par la prédominance
de la ligne courbe sur la ligne droite -l'usage
d'arcs paraboliques et elliptiques, la voûte
catalane entre poutres et les coins arrondis-,
la richesse et le détail de la décoration,
l'usage fréquent de motifs végétaux
et le dynamisme des formes. Les matériaux
et procédés les plus utilisés
sont la brique, qui est laissée apparente,
le stuc et la pierre, la céramique
décorative, le fer forgé et
les sgraffites. Ces caractéristiques
générales s'appliquent à
Terrassa surtout dans les aspects essentiellement
pratiques et fonctionnels d'usage des bâtiments.
Les décorations extérieures
sont souvent austères, alors que
les intérieurs sont finement décorés
: on remarquera en particulier les revêtements
de céramique dans la partie inférieure
des murs, les vitraux sertis au plomb et
les travaux de menuiserie ainsi que de serrurerie.
L'exposition locale au Real Colegio Tarrasense
en 1883 a représenté le point
de départ de la rénovation
des arts plastiques à Terrassa. Cette
première impulsion a permis l'introduction
des nouveaux courants artistiques importés
d'Europe qui arrivaient à Barcelone
: l'Art Nouveau et le Modern Style. Le point
culminant de ce nouveau style modernista
dans la ville a été mis en
évidence au cours de l'exposition
du Palau d'Indústries (aujourd'hui
Escola Industrial) en 1904, dans laquelle
le secteur des arts appliqués a été
particulièrement remarqué.
L'artiste Joaquim Vancells, fils de Terrassa,
et le barcelonais Alexandre de Riquer ont
contribué de manière décisive
à la diffusion du style modernista
dans la peinture et l'ornementation à
Terrassa.
L'expansion et la grande diffusion de ce
style dans la ville est pour l'essentiel,
cependant, l'œuvre des architectes
Lluís Muncunill et Josep M. Coll
i Bacardí et, en second lieu, Melcior
Vinyals et Antoni Pascual i Carretero. Ces
professionnels de l'architecture, conjointement
aux constructeurs et aux artisans, ont transformé
l'image de la ville : édifices publics,
usines, magasins et logements particuliers.
Cette transformation s'est produite parallèlement
au développement industriel et à
la préoccupation culturelle et esthétique
de la bourgeoisie du moment. Ce style a
duré à Terrassa pratiquement
jusque dans les années trente, bien
au-delà des limites traditionnelles
du mouvement.
Des premières œuvres Art Nouveau
à Terrassa, on remarquera pour sa
qualité artistique et stylistique
le projet de la salle de réunions
de l'Institut Industrial, avec des peintures
murales d'Alexandre de Riquer (1901), qui,
du fait d'un désaccord avec l'organisme,
ont été terminées par
Joaquim Vancells (1904). De ce projet, on
conserve la décoration de Vancells
in situ, et le tableau central, œuvre
de Riquer, situé dans la salle à
manger de la Casa Alegre de Sagrera. D'autre
part, Joaquim Vancells, artiste aux multiples
talents, a laissé divers projets
de ce style, comme en attestent l'ensemble
mobilier de la salle à manger et
du bureau de la Masia Freixa, les peintures
de l'escalier de la Casa Alegre de Sagrera
ou la conception globale de la Confiteria
Vídua Carné. La consolidation
du style modernista appliqué au patrimoine
industriel de Terrassa est liée au
travail personnel de l'architecte local
le plus prolifique pendant cette période,
Lluís Muncunill.
La
route "Terrassa industrielle et modernista"
Cet itinéraire comprend vingt-cinq
bâtiments et monuments parmi les plus
représentatifs de la ville, qui,
étant donné leur proximité,
peuvent être visités au cours
d'une promenade d'une demi-journée
seulement. L'ancienne usine utilisant des
machines à vapeur, connue sous le
nom de Vapor Aymerich, Amat i Jover, l'une
des usines les plus spectaculaires d'Europe
et aujourd'hui siège du musée
de la Science et de la Technique de Catalogne,
est l'œuvre de Lluís Muncunill
(1907). Elle dispose d'un spectaculaire
hall de onze mille mètres carrés,
d'une salle des machines, d'une cheminée
et des anciennes charbonnières de
l'usine textile. Le musée, ancienne
usine à vapeur, présente le
monde ouvrier et industriel de cette époque,
avant de nous emmener dans des bâtiments
qui nous exposent la vie quotidienne de
la ville et de sa bourgeoisie. Il faut ensuite
descendre la Rambla d'Ègara pour
parvenir au marché de la Independència
(1906), de structure métallique avec
une remarquable décoration en fer
forgé. En suivant le Raval de Montserrat,
on passe par l'ancienne Confiteria Carné
(aujourd'hui pharmacie Albiñana),
un exemple extraordinaire des arts décoratifs
modernistes ; l'ancien siège de la
Societat General d'Electricitat (transformé
en restaurant), et la mairie, édifice
de style néogothique (1903). L'ancien
Institut Industrial (actuel siège
d'une association de randonneurs) et le
magasin Cortès i Prat (1897) sont
les bâtiments les plus remarquables
que l'on trouve avant d'arriver à
la Casa Alegre de Sagrera. Ce bâtiment
(du début du XIXe siècle,
remodelé en 1911, actuellement section
du musée de Terrassa), a été
la résidence d'une ancienne famille
industrielle et il constitue un échantillon
du style modernista catalan très
éclectique. À l'intérieur,
on peut apprécier des œuvres
de Joaquim Vancells et de Pere Viver, et
dans la salle à manger, de grandes
peintures modernistes de Riquer, de même
que l'ébénisterie, les vitraux
sertis au plomb ou les verrières.
Le Gran Casino (1920), somptueux édifice
récemment restauré, constitue
une visite incontournable. En allant jusqu'au
bâtiment et aux jardins de l'Institut
Industrial (ancien magasin Pasqual Sala,
1893), on rencontre une série de
maisons qui conservent l'esprit de la Terrassa
industrielle d'il y a cent ans : la Concepció
Monset, la Baltasar Gorina et les maisons
de Cal Maurí (ensemble de demeures
modestes destinées au monde ouvrier,
l'un des rares que conserve encore notre
pays), etc. Le Teatre Principal est un autre
élément remarquable du parcours
de la Terrassa modernista. Il s'agit d'un
édifice monumental de 1911, actuellement
inutilisé. D'anciens magasins et
de vieilles maisons (magasin Francesc Roig,
magasin Emili Matalonga, Casa Jacint Bosch,
magasin Joaquim Alegre, magasin Torras,
etc.) accompagnent notre promenade jusqu'à
carrer de la Rasa, où l'on trouve
un ancien atelier de l'usine Vapor Ventalló
(reconverti en espace public et zone de
logements intégrés à
une place à portique), l'usine (1920)
ainsi que le magasin Marcet i Poal (1914)
et, finalement, l'atelier de la l'usine
Izard (1921), spectaculaire édification
qui s'ouvre sur la plaça Didó
et abrite aujourd'hui la salle d'exposition
Muncunill, située dans l'ancienne
salle des teintures. La route se termine
à la Masia Freixa (1905-1910), au
beau milieu du parc de Sant Jordi ; ancienne
résidence mais aussi usine de la
famille Freixa, c'est une œuvre de
Lluís Muncunill.
Mairie de Terrassa
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RUTA
MODERNISTA DE VILAFRANCA DEL PENEDÈS
Le Modernisme à Vilafranca del
Penedès
Le redémarrage économique
de la région de l'Alt Penedès,
après la tragédie provoquée
par le phylloxera, a facilité l'apparition
du courant artistique et social qui commençait
à s'implanter en Europe. Des propriétaires
ruraux et des commerçants sont
devenus les récepteurs des tendances
du Modernisme et ils ont impulsé
la construction en fonction de leur position
économique.
Vilafranca a entamé à
la fin du XIXe siècle sa transformation,
elle est passée de village à
petite ville ; sur les anciennes places
et dans les vieilles rues sont apparues
de nouvelles constructions qui modifiaient
leur image traditionnelle ; parallèlement,
on projetait un nouveau modèle
de ville. Les architectes de renom ont
substitué les maîtres d'œuvre
dans les différentes constructions
et l'on a vu surgir les figures de Santiago
Güell, Eugeni Campllonch et Antoni
Pons. Santiago Güell (Vilafranca,
1869) a été l'architecte
municipal de Vilafranca et il a participé
activement à sa vie politique.
En tant qu'architecte, c'était
un homme scrupuleux et perfectionniste.
C'est lui qui a laissé l'empreinte
la plus importante, qui a créé
l'image urbaine de la ville, et qui
a construit de nombreux édifices
parmi les plus emblématiques
qui constituent aujourd'hui son œuvre.
Il a été l'auteur d'édifications
caractérisées par la maîtrise
de la technique architecturale et des
touches personnelles qu'il appliquait
à ses œuvres avec sobriété,
élégance et équilibre.
Vilafranca del Penedès
Adresse Patronat Municipal de Comerç i Turisme Cort, 14 08720 Vilafranca del Penedès.
Horaires et visite Visites guidées dans le centre de Vilafranca, 2009:
5 d'Avril
3 de Mai
7 de Juin
27 de Septembre
6 de Décembre
Réservation préalable.
Visites organisées possibles, tout au long de l’année, pour groupes de huit personnes minimun. Information Tél. : 938 181 254 Fax : 938 181 479 Courriel : turisme@vilafranca.org www.turismevilafranca.com
Comment y parvenir En train : Lignes de banlieue de la RENFE, ligne 4 - St. Vicenç de Calders, Vilafranca del Penedès, Barcelone, Manresa. En autocar : Transports publics de Catalogne, compagnie Hispano Igualadina. Tél. : 938 044 451. En voiture : De Barcelone autoroutes A2 ou AP2 et AP7, sorties 28, 29 et 30. De Tarragone, autoroute AP7, sortie 10. Et route nationale N-340.
Remarques Les horaires peuvent subir des variations, il est donc conseillé de les vérifier à l’avance. Prix et remise Prix. Adultes : 5,30 €. Enfants jusqu’à 12 ans : gratuit. La visite inclut une visite Cása Miró.
Remise de la Route du Modernisme : 15 %. Description Terrassa industrielle et modernista
Les origines de la transformation industrielle à Terrassa remontent au premier tiers du XIXe siècle, et elles sont en rapport pour l'essentiel avec l'expansion de l'industrie textile lainière. Les meilleures techniques commencent avec l'introduction de la machine à filer (1832) et de la machine à vapeur (1833), mais guère plus tard, à partir de 1845, on a commencé à implanter les métiers à tisser de Jacquard, pièce capitale pour l'expansion de l'industrie textile. Ce processus a été accentué par l'amélioration des communications ainsi que par la construction de la route de Barcelone en 1845, et de manière tout à fait exceptionnelle par l'arrivée de la ligne du chemin de fer du nord en 1856, qui reliait Terrassa à Barcelone, Manresa et Saragosse. Cette nouvelle voie de communication a permis une arrivée plus fluide des matières premières, comme le charbon et la laine, et a facilité la sortie des produits textiles élaborés vers les marchés catalans et espagnols.
L'urbanisme, la démographie et la société sous tous ses aspects ont alors vécu d'importantes transformations. La petite ville de Terrassa s'est étendue bien au-delà de sa structure médiévale en direction de la gare du Nord et, ce qui est encore plus important, elle a rompu au début du XXe siècle ses limites naturelles traditionnelles, la rambla del Palau et le ravin de Vallparadís.
La conception habituelle du patrimoine industriel comprend les édifices les plus emblématiques, qui ont permis de développer physiquement les activités de l'essor industriel ; s'agissant du patrimoine industriel textile, ce sont les cheminées, les usines fonctionnant avec des machines à vapeur ou non, et les magasins.
Terrassa est la ville où l'on conserve le plus grand nombre d'éléments du patrimoine industriel textile, non seulement par la présence de bâtiments reconnus comme industriels à proprement parler, mais aussi du fait de l'urbanisation et de la création d'une ville à partir de la structure d'une petite bourgade médiévale, avec tous les éléments que cela comporte. Tout cela se reflète dans l'organisation urbanistique des rues, par rapport à l'emplacement des usines et des magasins, mais aussi des logements ouvriers -avec tous les types et toutes les caractéristiques- ou des services à l'industrie et aux habitants, comme par exemple la gare, les banques, l'électricité, l'hôpital, le marché, les hôtels et les écoles. Et c'est remarquable même dans les espaces utilisés pour l'approvisionnement en aliments ainsi que d'autres services, pour les loisirs et les divertissements, comme les boutiques, les pharmacies, les bureaux de tabac, les casernes de pompiers, le casino, les casals (sortes de maison de la culture, récréatives, politiques ou religieuses spécifiques de la Catalogne), les sièges de sociétés chorales, les cinémas ou les théâtres. On peut aussi noter cette influence dans certains éléments du mobilier urbain ou dans les rues mêmes, avec leur chaussée pavée, leurs trottoirs dallés, leurs lampadaires et les entrées de charrettes.
De nos jours encore, Terrassa conserve de nombreux témoins de cette industrialisation. Certains sont très intéressants à titre individuel mais ils représentent globalement l'un des ensembles de patrimoine industriel les plus remarquables de la Catalogne.
Le Modernisme architectural à Terrassa
Le Modernisme architectural en général se caractérise par la prédominance de la ligne courbe sur la ligne droite -l'usage d'arcs paraboliques et elliptiques, la voûte catalane entre poutres et les coins arrondis-, la richesse et le détail de la décoration, l'usage fréquent de motifs végétaux et le dynamisme des formes. Les matériaux et procédés les plus utilisés sont la brique, qui est laissée apparente, le stuc et la pierre, la céramique décorative, le fer forgé et les sgraffites. Ces caractéristiques générales s'appliquent à Terrassa surtout dans les aspects essentiellement pratiques et fonctionnels d'usage des bâtiments. Les décorations extérieures sont souvent austères, alors que les intérieurs sont finement décorés : on remarquera en particulier les revêtements de céramique dans la partie inférieure des murs, les vitraux sertis au plomb et les travaux de menuiserie ainsi que de serrurerie. L'exposition locale au Real Colegio Tarrasense en 1883 a représenté le point de départ de la rénovation des arts plastiques à Terrassa. Cette première impulsion a permis l'introduction des nouveaux courants artistiques importés d'Europe qui arrivaient à Barcelone : l'Art Nouveau et le Modern Style. Le point culminant de ce nouveau style modernista dans la ville a été mis en évidence au cours de l'exposition du Palau d'Indústries (aujourd'hui Escola Industrial) en 1904, dans laquelle le secteur des arts appliqués a été particulièrement remarqué. L'artiste Joaquim Vancells, fils de Terrassa, et le barcelonais Alexandre de Riquer ont contribué de manière décisive à la diffusion du style modernista dans la peinture et l'ornementation à Terrassa.
L'expansion et la grande diffusion de ce style dans la ville est pour l'essentiel, cependant, l'œuvre des architectes Lluís Muncunill et Josep M. Coll i Bacardí et, en second lieu, Melcior Vinyals et Antoni Pascual i Carretero. Ces professionnels de l'architecture, conjointement aux constructeurs et aux artisans, ont transformé l'image de la ville : édifices publics, usines, magasins et logements particuliers. Cette transformation s'est produite parallèlement au développement industriel et à la préoccupation culturelle et esthétique de la bourgeoisie du moment. Ce style a duré à Terrassa pratiquement jusque dans les années trente, bien au-delà des limites traditionnelles du mouvement.
Des premières œuvres Art Nouveau à Terrassa, on remarquera pour sa qualité artistique et stylistique le projet de la salle de réunions de l'Institut Industrial, avec des peintures murales d'Alexandre de Riquer (1901), qui, du fait d'un désaccord avec l'organisme, ont été terminées par Joaquim Vancells (1904). De ce projet, on conserve la décoration de Vancells in situ, et le tableau central, œuvre de Riquer, situé dans la salle à manger de la Casa Alegre de Sagrera. D'autre part, Joaquim Vancells, artiste aux multiples talents, a laissé divers projets de ce style, comme en attestent l'ensemble mobilier de la salle à manger et du bureau de la Masia Freixa, les peintures de l'escalier de la Casa Alegre de Sagrera ou la conception globale de la Confiteria Vídua Carné. La consolidation du style modernista appliqué au patrimoine industriel de Terrassa est liée au travail personnel de l'architecte local le plus prolifique pendant cette période, Lluís Muncunill.
La route "Terrassa industrielle et modernista"
Cet itinéraire comprend vingt-cinq bâtiments et monuments parmi les plus représentatifs de la ville, qui, étant donné leur proximité, peuvent être visités au cours d'une promenade d'une demi-journée seulement. L'ancienne usine utilisant des machines à vapeur, connue sous le nom de Vapor Aymerich, Amat i Jover, l'une des usines les plus spectaculaires d'Europe et aujourd'hui siège du musée de la Science et de la Technique de Catalogne, est l'œuvre de Lluís Muncunill (1907). Elle dispose d'un spectaculaire hall de onze mille mètres carrés, d'une salle des machines, d'une cheminée et des anciennes charbonnières de l'usine textile. Le musée, ancienne usine à vapeur, présente le monde ouvrier et industriel de cette époque, avant de nous emmener dans des bâtiments qui nous exposent la vie quotidienne de la ville et de sa bourgeoisie. Il faut ensuite descendre la Rambla d'Ègara pour parvenir au marché de la Independència (1906), de structure métallique avec une remarquable décoration en fer forgé. En suivant le Raval de Montserrat, on passe par l'ancienne Confiteria Carné (aujourd'hui pharmacie Albiñana), un exemple extraordinaire des arts décoratifs modernistes ; l'ancien siège de la Societat General d'Electricitat (transformé en restaurant), et la mairie, édifice de style néogothique (1903). L'ancien Institut Industrial (actuel siège d'une association de randonneurs) et le magasin Cortès i Prat (1897) sont les bâtiments les plus remarquables que l'on trouve avant d'arriver à la Casa Alegre de Sagrera. Ce bâtiment (du début du XIXe siècle, remodelé en 1911, actuellement section du musée de Terrassa), a été la résidence d'une ancienne famille industrielle et il constitue un échantillon du style modernista catalan très éclectique. À l'intérieur, on peut apprécier des œuvres de Joaquim Vancells et de Pere Viver, et dans la salle à manger, de grandes peintures modernistes de Riquer, de même que l'ébénisterie, les vitraux sertis au plomb ou les verrières. Le Gran Casino (1920), somptueux édifice récemment restauré, constitue une visite incontournable. En allant jusqu'au bâtiment et aux jardins de l'Institut Industrial (ancien magasin Pasqual Sala, 1893), on rencontre une série de maisons qui conservent l'esprit de la Terrassa industrielle d'il y a cent ans : la Concepció Monset, la Baltasar Gorina et les maisons de Cal Maurí (ensemble de demeures modestes destinées au monde ouvrier, l'un des rares que conserve encore notre pays), etc. Le Teatre Principal est un autre élément remarquable du parcours de la Terrassa modernista. Il s'agit d'un édifice monumental de 1911, actuellement inutilisé. D'anciens magasins et de vieilles maisons (magasin Francesc Roig, magasin Emili Matalonga, Casa Jacint Bosch, magasin Joaquim Alegre, magasin Torras, etc.) accompagnent notre promenade jusqu'à carrer de la Rasa, où l'on trouve un ancien atelier de l'usine Vapor Ventalló (reconverti en espace public et zone de logements intégrés à une place à portique), l'usine (1920) ainsi que le magasin Marcet i Poal (1914) et, finalement, l'atelier de la l'usine Izard (1921), spectaculaire édification qui s'ouvre sur la plaça Didó et abrite aujourd'hui la salle d'exposition Muncunill, située dans l'ancienne salle des teintures. La route se termine à la Masia Freixa (1905-1910), au beau milieu du parc de Sant Jordi ; ancienne résidence mais aussi usine de la famille Freixa, c'est une œuvre de Lluís Muncunill.
Mairie de Terrassa
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L'architecture modernista à
Vilafranca combine un aspect populaire
avec les tendances propres au Modernisme
; celui-ci apportant de nouveaux matériaux
ainsi qu'une nouvelle conception de
l'espace. Dans le parcours de la Vilafranca
modernista, on peut apprécier
la décoration naturaliste ostensible
des façades, l'utilisation de
la brique apparente dans certains bâtiments,
les vitraux et les balustrades de fer
forgé aux fenêtres et aux
balcons.
Le patrimoine modernista de Vilafranca
se compose de trente-trois bâtiments
des conditions les plus variées
: on trouve aussi bien des maisons seigneuriales,
des édifices publics que des
magasins destinés à entreposer
des vins et des liqueurs avant leur
exportation, clairs exemples du caractère
propre de l'architecture industrielle.
Le Modernisme touchait aussi d'autres
aspects de l'art comme, par exemple,
la peinture, la sculpture ou la conception
de mobilier urbain. En se promenant
dans el carrer de Santa Maria, en plein
centre de Vilafranca, on rencontre de
singulières pièces en
forme de lampadaire. En pénétrant
dans la crypte de la basilique, on peut
voir un excellent groupe sculptural
de Josep Llimona et, au musée
de Vilafranca, des dessins de Ricard
Opisso ainsi qu'un certain nombre d'œuvres
d'autres artistes.
Cet itinéraire de Vilafranca
permet de découvrir l'impact
de ce mouvement culturel à cheval
sur les XIXe et XXe siècles à
partir des nouveaux symboles de progrès
et de modernité qu'apportait
cette tendance innovatrice qui a pour
nom le Modernisme.
Le
Modernisme et la musique
Apel·les Mestres i Oñós
(Barcelone, 1854-1936)
Concerts
de musique modernista
À partir de partitions déposées
aux archives musicales du musée
de Vilafranca - musée du Vin,
on a créé un parcours
significatif de la production musicale
d'Apel·les Mestres comme fil
conducteur du Modernisme musical catalan.
Le rattachement d'Apel·les Mestres
à Vilafranca est significatif
du fait de ses rapports avec le poète
local Lluís Via ainsi qu'avec
le musicien et folkloriste Francesc
de Paula Bové.
Comme tout bon modernista, il avait
plusieurs cordes à son arc ;
il souhaitait tout particulièrement
participer activement à la culture
afin de lui donner de nouvelles formes
et de nouveaux contenus. En tant que
participant au phénomène
modernista, il a été en
même temps poète, dessinateur,
compositeur, jardinier et collectionneur
d'objets d'art. Parallèlement,
il a mis en musique des poèmes
qui synthétisaient les idéaux
modernistes : la volonté de donner
à la Catalogne une voix propre
dans le monde, le romantisme, la nature
comme force tellurique et comme force
de vie, enfin la beauté féminine
et le regard ironique comme formes de
la sensibilité humaine.
Bien qu'il ait lui-même écrit
une multitude des chansons qui ont été
à l'époque abondamment
interprétées et très
popularisées et certaines font
déjà partie aujourd'hui
de la tradition catalane, Apel·les
Mestres ne s'est jamais considéré
comme un compositeur ; il se définissait
plutôt comme un « chansonnier
» et sa poésie a été
mise en musique par les meilleurs compositeurs
catalans du moment : Enric Granados,
Enric Morera et Joan Lamote de Grignon,
parmi d'autres.
Comme complément de la route
modernista de Vilafranca del Penedès,
il a été fait une sélection
des œuvres musicales d'Apel·les
Mestres : il y traite d'éléments
populaires et spontanés, de la
nature et de la géographie de
la vie, ainsi que de la beauté
de l'imaginaire féminin. Il s'agit
d'un total de treize morceaux extraits
des archives musicales du musée
de Vilafranca - musée du Vin,
certains d'entre eux étant inédits
en ce qui concerne leur interprétation,
qui constituent le programme de cette
session musicale exclusive mettant fin
à l'itinéraire guidé
de la Vilafranca modernista.
Patronat Municipal de Comerç
i Turisme
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