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Ruta del Modernisme de Barcelona
Ruta 5, Casa Fuster (75) – Park Güell (83)
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Au rez-de-chaussée a fonctionné pendant de nombreuses années le mythique Cafè Vienès qui, conjointement à la salle de bal El Danubio située au sous-sol, était un lieu de rencontre privilégié de la ville. En 2004, l'entreprise Hoteles Center, qui avait acheté l'immeuble afin d'y réaliser une réhabilitation soigneuse et respectueuse pour en faire un hôtel de grand luxe, a réouvert le Cafè Vienès (Pour davantage d'information, voir On sort, guide des bars et restaurants modernistes).

De retour à l'avinguda Diagonal, et en direction du passeig de Sant Joan, l'itinéraire nous permet de découvrir un autre bâtiment de Josep Puig i Cadafalch, le PALAU DEL BARÓ DE QUADRAS. (76) (PALAIS DU BARON DE QUADRAS). Ce bâtiment, construit entre 1904 et 1906, héberge aujourd'hui l'Institut Ramon Llull, organisme public créé dans le but de promouvoir les études de la langue et de la culture catalanes à l'étranger, ainsi que la production culturelle catalane.

Ce petit palais est une véritable leçon quant à la créativité et l'élégance de Puig i Cadafalch. Tout y est exemplaire, depuis la grille de la porte jusqu'aux aménagements intérieurs, avec un vestibule très décoré, et une façade qui conjugue des formes gothiques et plateresques avec une abondante décoration florale. L'une des curiosités est la double façade du bâtiment : celle de l'avinguda Diagonal accentue le caractère noble et singulier du petit palais ; l'autre, la façade arrière (carrer del Rosselló), met en évidence le caractère d'immeuble de logement. L'intérieur, d'allure arabe, renferme des mosaïques romaines, des polychromies sur bois, des sgraffites et des jalousies de bois.

Palau del Baró de Quadras

Adresse
Diagonal, 373.
Horaire
Visites mercredis et samedis (sauf jours fériés):

    11 h anglais

    12 h catalan

    13 h espagnol
Information
Tél.: 670 466 260

www.casessingulars.com
Prix et remise
Générale: 12€

Remise de la Route du Modernisme : 20 % sur le tarif des générale.
Remarques
Les horaires peuvent subir des variations.
Description
Ce bâtiment, construit entre 1904 et 1906, héberge aujourd'hui l'Institut Ramon Llull, organisme public créé dans le but de promouvoir les études de la langue et de la culture catalanes à l'étranger, ainsi que la production culturelle catalane. Ce petit palais est une véritable leçon quant à la créativité et l'élégance de Puig i Cadafalch. Tout y est exemplaire, depuis la grille de la porte jusqu'aux aménagements intérieurs, avec un vestibule très décoré, et une façade qui conjugue des formes gothiques et plateresques avec une abondante décoration florale. L'une des curiosités est la double façade du bâtiment : celle de l'avinguda Diagonal accentue le caractère noble et singulier du petit palais ; l'autre, la façade arrière (carrer del Rosselló), met en évidence le caractère d'immeuble de logement. L'intérieur, d'allure arabe, renferme des mosaïques romaines, des polychromies sur bois, des sgraffites et des jalousies de bois.
Sur le trottoir opposé s'élève la CASA COMALAT (77) (MAISON COMALAT. Diagonal, 442), œuvre insolite de Salvador Valeri i Popurull (1909-1911). Très influencée par Gaudí, on remarquera principalement les façades : la façade principale, symétrique et urbaine, et la façade postérieure (carrer de Còrsega), moins formelle, polychrome et décorée de curieuses galeries de bois dotées de persiennes et de céramiques de couleurs. L'intérieur n'est pas en reste : en plus des splendides dallages de mosaïque, il abrite un mobilier exquis dont les éléments les plus notables sont les bancs et les éclairages du vestibule, aux formes extrêmes.

Sur le même trottoir de l'avinguda Diagonal, et au carrefour des carrers del Rosselló et de Roger de Llúria, on parvient à la CASA TERRADES (78) (MAISON TERRADES. Diagonal, 416-420). Ce bâtiment, connu populairement sous le nom de CASA DE LES PUNXES (MAISON DES PUNXES), fut construit entre 1903 et 1905 par Josep Puig i Cadafalch. D'une silhouette caractéristique, la Casa de les Punxes est l'une des œuvres les plus célèbres du Modernisme. Le bâtiment s'élève sur un vaste terrain propriété des sœurs Terrades et, bien qu'il semble être un bloc uniforme, il est formé en réalité par trois immeubles de logement. Dans sa construction, Puig i Cadafalch parvint à styliser au maximum ses traditionnels éléments d'inspiration médiévale, en les renforçant au point que la maison ressemble à un château. Le bâtiment a quatre tours rondes rehaussées d'aiguilles coniques -les punxes, c'est-à-dire les pointes-, une tour principale avec un ciboire et une légion de tribunes et de miradors de style gothique flamand. L'écrivain australien Robert Hughes la décrit dans son livre Barcelona comme « un croisement entre la maison d'une corporation flamande et un château du roi fou Louis II de Bavière ». Dans sa spectaculaire façade de brique, à l'exception du rez-de-chaussée qui est en pierre, on remarquera en particulier les balcons et les panneaux de céramique aux motifs patriotiques. L'un d'entre eux, le plus grand et le plus célèbre de ces panneaux, représente un saint Georges avec la légende suivante : « Sant Patró de Catalunya, torneu-nos la llibertat » (Saint patron de Catalogne, rendez-nous la liberté), qui a été considéré par certains comme une provocation. Le politicien bouffon espagnoliste de l'époque, Alejandro Lerroux, a qualifié ce panneau de « crime contre la nation » -espagnole, dans ce cas-, mais l'art a prévalu sur la politique et l'écu est demeuré, même pendant le fascisme et avec un commissariat de police juste en face.

En poursuivant notre itinéraire sur l'avinguda Diagonal, nous parvenons à la plaça Mossèn Jacint Verdaguer, présidée par un monument à ce poète catalan, projeté en 1914 par un Josep M. Pericas qui s'éloignait déjà du Modernisme, et avec une statue de Joan Borrell et des reliefs des frères Oslé. Depuis cette place, on voit la CASA MACAYA (79) (MAISON MACAYA. Passeig de Sant Joan, 108), résidence urbaine construite par Josep Puig i Cadafalch entre 1899 et 1901. Ce petit palais est un nouvel essai médiévaliste de l'architecte catalan. La façade blanche du palais, avec ses deux tourelles latérales, offre des sgraffites et des ouvertures ornées d'une décoration sculptée dans laquelle on remarquera les chapiteaux d'Eusebi Arnau ornés de thèmes très contemporains -tels que le cycliste qui se trouve à côté de la porte principale-. La délicate décoration de l'intérieur a été perdue en quasi totalité à l'exception de celles du vestibule, toute de sgraffites et d'azulejos, et du patio présidé par un escalier ouvert du plus pur style des palais médiévaux barcelonais.

En reprenant l'avinguda Diagonal en direction de la plaça de les Glòries, nous découvrons, au coin du carrer de Sicília, la CASA PLANELLS (80) (MAISON PLANELLS. Diagonal, 332), une originale édification aux formes arrondies construite entre 1923 et 1924 par Josep Maria Jujol i Gibert, disciple de Gaudí. De nombreux spécialistes considèrent cette maison comme la dernière œuvre modernista de Barcelone, et l'influence des nouveaux courants rationalistes y est évidente. Jujol réalisa un travail admirable ayant pour but de tirer le plus grand profit possible d'un petit terrain afin d'y concevoir de superbes appartements en duplex reliés par un escalier en colimaçon.

En remontant le carrer de Sicília et en tournant à droite dans le carrer de Mallorca nous parvenons au BASILIQUE DE LA SAGRADA FAMÍLIA . (81) (BASILIQUE DE LA SAGRADA FAMÍLIA ). Gaudí a été un architecture unique à son époque, mais il fut aussi l'un des rares à obtenir une commande qui lui dura toute la vie -et qui, de fait, a dépassé sa vie-, la Sagrada Família. Ce temple brille par son originalité, par l'ambition qu'il démontre ainsi que par ses dimensions gigantesques.

Basílica de la Sagrada Família

Adresse
Mallorca, 401.
Horaire
Ouvert tous les jours de l’année.

D’octobre à mars, de 9 à 18 heures.

D’avril à septembre, de 9 à 20 heures.

Les 25 et 26 décembre et les 1er et 6 janvier, de 9 à 14h.
Information
Tél. 932 080 414. www.sagradafamilia.org
Remarques
Les horaires peuvent subir des variations, il est donc conseillé de les vérifier à l’avance.
Prix et remise
Prix.

Adultes : 18,00 €.

Adultes avec visite guidée : 24,00 €.

Adultes avec  audio-guide : 22,00€.

Étudiants: 16,00 €.

Étudiantsavec visite guidée ou audio-guide : 16,50€.

On line:

Adultes: 15,00 €.

Étudiants: 13,00 €.

Groupes  (plus de 20 personnes) : réservation préalable tél.: +34 934 572 284



Groupes : 15,00 € par personne (plus de 20 personnes).

Groupes avec visite guidée : 19,50€.

Moins de 14 ans: gratuit.

Avec la remise de la Route du Modernisme :  1,00€ entrée Top Views.

1,00€ entrée Audiotour.

L'origine du la Basilique de la Sagrada Família remonte à 1869, lorsque Josep M. Bocabella, fondateur de l'Associació Josefina dédiée à la propagation de la dévotion à saint Joseph, eut l'idée d'ériger un temple en l'honneur de la Sainte Famille (Joseph, la vierge Marie et Jésus-Christ). Bocabella acheta le terrain et, en 1882, commença la construction d'une église de style néogothique dans l'objectif d'ériger une cathédrale des pauvres qui pourrait détenir le radicalisme politique de la classe ouvrière de Barcelone, la ville que le penseur anarchiste Mikhaïl Bakounine avait signalée comme la plus révolutionnaire de toutes les villes européennes. Toutefois, avec le temps, le temple acquit un sens bien différent à mesure que le catalanisme le plus conservateur s'identifiait avec le projet. Le premier architecte du temple fut Francesc de Paula Villar, mais l'absence d'entente avec Bocabella provoqua un changement de plans radical. Villar fut congédié et on lui substitua Antoni Gaudí, qui termina la crypte et présenta un nouveau projet beaucoup plus ambitieux : construire une cathédrale avec une grande tour dédiée au Sauveur qui aurait cent soixante-dix mètres de hauteur. L'idée enthousiasma le dévot Bocabella et Gaudí se mit au travail rapidement. En 1891, il entama les travaux de la façade de la Naissance. Trente-quatre ans plus tard, Gaudí avait terminé le premier des quatre clochers qui s'élèvent de ce côté. Les trois autres devaient être achevés après la mort de l'architecte.

La Sagrada Família peut être considérée comme « une bible de pierre » du fait du grand nombre de symboles chrétiens que Gaudí imprima dans ses façades. Parmi eux se trouvent d'ores et déjà, et se trouveront au fur et à mesure de leur construction, depuis Adam et Ève jusqu'aux Douze Apôtres, en passant par les épisodes principaux de la vie de Jésus ainsi que tous les grands symboles de l'Ancien Testament. La Sagrada Família est, en définitive, un monument qui pourrait être lu comme une initiation complète à la religion catholique. L'importance de cet édifice n'est pas, cependant, exclusivement religieuse. C'est aussi le « livre de Gaudí », la plus claire leçon de sa manière de construire, une espèce de testament dans lequel Gaudí appliqua toutes les solutions structurelles qu'il avait étudiées et testées dans ses différentes œuvres, et un nouvel hommage à la nature qu'il appelait lui-même « la meilleure constructrice », et qu'il tenta toute sa vie d'imiter. Par exemple, le temple repose sur des colonnes inclinées dont les branches soutiennent de petits fragments de voûtes hyperboliques qui produisent l'effet d'une forêt.

La façade de la Naissance, donnant sur le carrer de la Marina, est la grande œuvre figurative de Gaudí. Presque achevée par l'architecte lui-même, elle tente d'exprimer et de communiquer l'allégresse de la création par la naissance de Jésus. Dans l'archivolte centrale, on peut voir Jésus, Joseph et Marie, sous l'étoile de l'Orient et entre le bœuf et l'âne, entourés d'anges, de musiciens et de chanteurs. Un examen attentif de sa décoration permet de localiser une centaine d'espèces végétales différentes et autant d'animaux représentés en sculpture dans les archivoltes et les moulures décorées de spirales entrelacées. Cette façade a trois portes. La porte centrale est la porte de la Charité et on y voit les noms de la généalogie du Christ, le serpent et la pomme, l'enfant Jésus avec le bœuf et l'âne, ainsi que les signes du zodiaque tels qu'ils étaient le jour de la naissance de Jésus. Sur le côté, la porte de l'Espérance, dans laquelle sont représentés les noces de Joseph et de Marie, l'égorgement des Saints Innocents et la fuite en Égypte, ainsi qu'une représentation de la montagne de Montserrat avec l'inscription « Salveu-nos » (Sauvez-nous). Sur le côté opposé, se trouve la porte de la Foi dans laquelle sont représentés la Visitation, ainsi que Jésus parmi les docteurs du temple et sur son banc de charpentier. Dans les pinacles de cette façade, on voit des épis et des grappes ainsi que l'image de Marie dans le dogme de l'Immaculée.

La façade du carrer de Sardenya est l'inverse de celle de la Naissance. Cette façade comprend une bonne centaine de sculptures contemporaines qui, suivant les ébauches de Gaudí, évoquent la passion et la mort du Christ, réalisées par le sculpteur Josep Maria Subirachs. La désolation, la nudité, la douleur, le sacrifice et la mort président à la passion du Christ pour annoncer sa résurrection et son ascension au ciel. Gaudí répétait que, s'il avait commencé par cette façade, les gens auraient renié la Sagrada Família. Contrairement à la façade décorée, ornementée et violemment érigée de la Naissance, la porte de la Passion semble dure et de lignes très marquées, comme si elle était faite d'ossements. Derrière un portique que supportent six grandes colonnes inclinées, comme six grands troncs semblables à des séquoias, s'élève un immense fronton avec dix-huit colonnes plus petites. L'absence de décoration concentre la tragédie dans les faits principaux, très dramatiques, présidés par la figure du Christ nu au moment de sa mort.

Il faudra encore construire la façade principale qui, selon le projet de Gaudí, regardait vers la mer au-dessus du carrer de Mallorca. Celui-ci devait être couvert par une grande place sur laquelle aurait donné un escalier monumental qui aurait occupé ce qui est aujourd'hui le pâté de maisons faisant face au temple. Ce qui commence à prendre forme, ce sont des espaces totalement nouveaux qui constituent les nefs du temple, dans lesquelles on peut percevoir des solutions géométriques et structurelles insolites. Les nefs sont le résultat d'années d'étude et de réflexion. En effet, vers 1910, Gaudí en commença les ébauches et incorpora par la suite l'expérience qu'il avait acquise dans la chapelle de la Colònia Güell : une solution avec des colonnes légèrement hélicoïdales, des arcs et des voûtes paraboloïdes hyperboliques. Cependant, la découverte de la luminosité de l'hyperbole mena Gaudí à utiliser une croisée de coupoles concavo-convexes qui s'ajustaient aux colonnes, aux murs et aux fenêtres et qui, matérialisées à une échelle 1/10e, donnent cette vision de forêt qui lui servait fréquemment d'image pour expliquer son projet.

Le musée du temple conserve l'histoire de sa construction grâce à des plans de situation, des photographies de moments de la construction, des fragments de maquettes, toute une iconographie ainsi que des travaux en fer forgé, en bois et en métal, conçus et dessinés par Gaudí, en plus de photographies et d'un document audiovisuel sur les autres bâtiments du même architecte. On peut aussi y contempler les maquettes de la nef centrale et des façades. En guise d'éléments plus significatifs, le musée présente la maquette dont Gaudí se servit pour calculer la structure de l'église de la Colònia Güell ainsi qu'une vingtaine de dessins originaux de l'architecte. On y trouve aussi des photographies d'éléments qu'il dessina et qui furent modelés dans les ateliers du temple. L'une des installations annexes est constituée par les écoles de la Sagrada Família, simple construction curviligne avec la marque de Gaudí qui éblouit Le Corbusier par sa technique hardie. Ces écoles, destinées à l'origine à accueillir les enfants des ouvriers qui travaillaient sur le chantier, sont un bâtiment innovateur dans lequel Gaudí n'utilisa pas le fer et réalisa toutes les structures avec de la brique, en parvenant à une plus grande plasticité grâce à un matériau très bon marché.

Depuis la façade de la Naissance de la Sagrada Família, dans le carrer de la Marina, on prendra le début de l'avinguda Gaudí, agréable promenade pour les passants où l'on trouvera les lampadaires modernistes réalisés par Pere Falqués qui se trouvaient auparavant au Cinc d'Oros, au croisement de l'avinguda Diagonal avec le passeig de Gràcia. L'avinguda de Gaudí nous mènera jusqu'à l' HOSPITAL DE LA SANTA CREU I SANT PAU (82) (HÔPITAL DE LA SANTA CREU I SANT PAU), une des institutions les plus emblématiques et les plus enracinées de Barcelone. Il fut fondé en 1401 après l'épidémie de peste et la disette qui dévastèrent la ville à la fin du XIVe siècle. Le premier hôpital était constitué d'un édifice d'architecture gothique catalane et situé au cœur du quartier du Raval mais, avec le temps, il a été augmenté d'autres bâtiments (carrer del Carme, 47 et carrer de l'Hospital, 56).

Hospital de la Santa Creu i Sant Pau. Recinte modernista.

Adresse
Sant Antoni Maria Claret, 167.

(Au coin des rues Sant Antoni M. Claret et Cartagena).

 
Horaire
VISITE LIBRE :



D’avril à octobre:

Du lundi au samedi de 10 à 18.30h.

Dimanches et jours de fête de 10 à 14.30h.



De novembre à mars:

Du lundi au samedi de 10 à 16.30h.

Dimanches et jours de fête de 10 à 14.30h.



VISITE GUIDÉE

                      

                  Français 10.30 h

                  Anglais 11.00 h                  

                  Castillan 12.00 h

                  Catalan 12.30 h      

         


Fermé: 1 et 6 janvier, 25 et 26 décembre.



Jours gratuits: 12 février, 23 avril, 9 mai, 24 setembre, premier dimanche du mois (itinéraire habituel du programme de visites).

Information


Tél. (+34) 935 537 801.

www.santpaubarcelona.org
Remarques

Entrée: coin des rues Sant Antoni Maria Claret et Cartagena.


Prix et remise
Tarif général

Visite libre : 13 €

Visite guidée : 19 €



Tarif réduit

jeunes de 16 à 29 ans, personnes de plus de 65 ans, personnes handicapées et Carte Rose

Visite libre : 9,10 €

Visite guidée : 13,30 €



Visite gratuite

enfants de moins 16 ans, chômeurs et titulaires de la Carte Rose Gratuite



Réduction de 50%: porteurs du billet de la Ruta del Modernisme, sur les deux tarifs généraux (visite libre ou visite guidée)



Réduction de 20%:

Bus Turístic

City Tours

Carte BCN Cultural

Carte d’usager de la Xarxa de Biblioteques

Club TR3SC

Membres d'Òmnium Cultural

Carte RACC Master



Groupes (maximum 25 personnes par groupe):

Général : 250 €

Réduit (personnes de plus de 65 ans, groupes spéciaux) : 180 €

Visites scolaires : 125 €

Réservation préalable au tél. : 932 682 444 et 935 537 156
Description
Description

L'avinguda de Gaudí nous mènera jusqu'à l' HOSPITAL DE LA SANTA CREU I SANT PAU (82) (HÔPITAL DE LA SANTA CREU I SANT PAU), une des institutions les plus emblématiques et les plus enracinées de Barcelone. Il fut fondé en 1401 après l'épidémie de peste et la disette qui dévastèrent la ville à la fin du XIVe siècle. Le premier hôpital était constitué d'un édifice d'architecture gothique catalane et situé au cœur du quartier du Raval mais, avec le temps, il a été augmenté d'autres bâtiments (carrer del Carme, 47 et carrer de l'Hospital, 56).

On a commencé la construction de l'édifice de l'Eixample en 1902, sur un projet de Lluís Domènech i Montaner, coïncidant avec l'industrialisation de la ville et avec les nouvelles idées sur l'hygiène et la santé publique appliquées à l'urbanisme, idées promues par le médecin Pere Felip de Monlau ainsi que par des urbanistes et des ingénieurs tels qu'Ildefons Cerdà et Pere García Faria, ce dernier responsable de la conception du réseau d'égouts de la Barcelone du XIXe siècle. L'hôpital fut érigé sur des terrains dans les limites de l'Eixample, à un endroit connu comme la « muntanya pelada » (la montagne pelée) acquis par l'ancien hôpital grâce à une donation du banquier Pau Gil qui, dans son testament, disposa qu'à sa mort on construirait un centre sanitaire qui porterait son nom. Et c'est ainsi que le nom de Sant Pau fut ajouté à celui de la Santa Creu. Les travaux commencèrent en 1902 et le roi Alphonse XIII inaugura officiellement le nouveau centre en 1930, alors que l'hôpital avait déjà abandonné son ancien site gothique dans le quartier Raval.

L'œuvre de Lluís Domènech i Montaner est considérée comme l'un des meilleurs ensembles modernistes du monde. L'hôpital est une authentique ville, avec ses rues, ses jardins et ses bâtiments. Le pavillon d'accès, couronné par une tour svelte et une horloge, a une structure de brique apparente qui domine tout l'ensemble enrichi de mosaïques aux thèmes historiques, et de chapiteaux ainsi que de consoles de pierre en forme d'anges, œuvres synthétiques de jeunesse du sculpteur Pau Gargallo. On y remarquera aussi les mosaïques de Mario Maragliano, le grand escalier ainsi que les plafonds, aux réminiscences islamiques. Deux chiffres -1905 avec la lettre grecque alfa et 1910 avec la lettre oméga- indiquent le début et la fin des travaux de cet édifice principal. Le pavillon d'entrée et les dix pavillons situés autour de lui furent construits directement sous la férule de Domènech i Montaner et montrent l'usage intelligent, caractéristique de l'architecte, de la pierre, du fer et de la céramique. Les autres pavillons de l'ensemble, tels que la Casa de la Convalescència (Maison de la convalescence), sont l'œuvre de Pere Domènech i Roura, fils de l'architecte. Certains pavillons reçoivent des noms de saints, alors que d'autres ont été baptisés avec des noms de vierges. Les pavillons sont disséminés entre les jardins et sont connectés entre eux au travers d'un réseau de passages souterrains de deux kilomètres de longueur. Domènech avait en effet conçu un hôpital totalement innovateur, éclatant le bâtiment en une série de cellules entourées de jardins, avec une abondante lumière solaire et un air frais, dans lesquels les malades et le personnel médical pourraient profiter d'un environnement naturel beaucoup plus agréable que celui de l'ancien hôpital médiéval. L'un des pavillons, occupé actuellement par une cafétéria, présente une insolite façade baroque, celle de l'ancienne église de Santa Marta (1733), œuvre de Carles Grau. La façade a été démontée quand l'église a été détruite en 1909 pour faire place à la Via Laietana, transportée puis placée sur la porte de la cuisine de l'hôpital en 1928.

L'hôpital, qui occupe une superficie équivalant à neuf îlots de l'Eixample, fut l'objet de diverses restaurations. Les pavillons modernistes de Sant Pau ont été déclarés monument historique et artistique en 1978 et patrimoine de l'humanité par l'Unesco en 1997. L'Hospital de la Santa Creu i Sant Pau inaugure son troisième siège au XXIe siècle : il s'agit d'un édifice situé à l'extrémité nord-est et séparé du complexe modernista. En ce qui concerne les pavillons modernistes, ils seront réservés à des usages en rapport avec l’enseignement, la recherche et la divulgation, comme le pavillon de Sant Manuel, qui abrite la Casa Asia.Il s'agit d'une institution publique constituée en 2001 dans le but de promouvoir la réalisation d'actions et de projets visant à impulser le développement des relations avec l'Asie dans les domaines institutionnel, culturel, académique et économique.

On a commencé la construction de l'édifice de l'Eixample en 1902, sur un projet de Lluís Domènech i Montaner, coïncidant avec l'industrialisation de la ville et avec les nouvelles idées sur l'hygiène et la santé publique appliquées à l'urbanisme, idées promues par le médecin Pere Felip de Monlau ainsi que par des urbanistes et des ingénieurs tels qu'Ildefons Cerdà et Pere García Faria, ce dernier responsable de la conception du réseau d'égouts de la Barcelone du XIXe siècle. L'hôpital fut érigé sur des terrains dans les limites de l'Eixample, à un endroit connu comme la « muntanya pelada » (la montagne pelée) acquis par l'ancien hôpital grâce à une donation du banquier Pau Gil qui, dans son testament, disposa qu'à sa mort on construirait un centre sanitaire qui porterait son nom. Et c'est ainsi que le nom de Sant Pau fut ajouté à celui de la Santa Creu. Les travaux commencèrent en 1902 et le roi Alphonse XIII inaugura officiellement le nouveau centre en 1930, alors que l'hôpital avait déjà abandonné son ancien site gothique dans le quartier Raval.

L'œuvre de Lluís Domènech i Montaner est considérée comme l'un des meilleurs ensembles modernistes du monde. L'hôpital est une authentique ville, avec ses rues, ses jardins et ses bâtiments. Le pavillon d'accès, couronné par une tour svelte et une horloge, a une structure de brique apparente qui domine tout l'ensemble enrichi de mosaïques aux thèmes historiques, et de chapiteaux ainsi que de consoles de pierre en forme d'anges, œuvres synthétiques de jeunesse du sculpteur Pau Gargallo. On y remarquera aussi les mosaïques de Mario Maragliano, le grand escalier ainsi que les plafonds, aux réminiscences islamiques. Deux chiffres -1905 avec la lettre grecque alfa et 1910 avec la lettre oméga- indiquent le début et la fin des travaux de cet édifice principal. Le pavillon d'entrée et les dix pavillons situés autour de lui furent construits directement sous la férule de Domènech i Montaner et montrent l'usage intelligent, caractéristique de l'architecte, de la pierre, du fer et de la céramique. Les autres pavillons de l'ensemble, tels que la Casa de la Convalescència (Maison de la convalescence), sont l'œuvre de Pere Domènech i Roura, fils de l'architecte. Certains pavillons reçoivent des noms de saints, alors que d'autres ont été baptisés avec des noms de vierges. Les pavillons sont disséminés entre les jardins et sont connectés entre eux au travers d'un réseau de passages souterrains de deux kilomètres de longueur. Domènech avait en effet conçu un hôpital totalement innovateur, éclatant le bâtiment en une série de cellules entourées de jardins, avec une abondante lumière solaire et un air frais, dans lesquels les malades et le personnel médical pourraient profiter d'un environnement naturel beaucoup plus agréable que celui de l'ancien hôpital médiéval. L'un des pavillons, occupé actuellement par une cafétéria, présente une insolite façade baroque, celle de l'ancienne église de Santa Marta (1733), œuvre de Carles Grau. La façade a été démontée quand l'église a été détruite en 1909 pour faire place à la Via Laietana, transportée puis placée sur la porte de la cuisine de l'hôpital en 1928.

Lluís Domènech i Montaner
Fils d’un encadreur, Lluís Domènech i Montaner est né à Barcelone le 27 décembre 1849. Cet homme à plusieurs facettes combinait sa passion pour le dessin avec la littérature, l’histoire, l’édition de luxe, l’enseignement, la politique et -inutile de le dire- l’architecture. Domènech comprenait l’architecture comme s’il s’était agi de la direction d’un orchestre. Il maniait la baguette et tous les instrumentistes (les verriers, les sculpteurs, les ébénistes, les fabricants de mosaïques et de dalles, etc.) devaient sonner à la perfection.

Le jeune Domènech a été un étudiant brillant en sciences exactes, en physique et en sciences naturelles à Barcelone, puis en ingénierie à Madrid. Cette dernière science l’a d’ailleurs finalement mené à l’architecture, discipline dont il a obtenu le diplôme en 1873. Il a été professeur à l’École d’Architecture de Barcelone dès sa fondation, en 1875 (Il a donc été le maître de Gaudí et de Puig i Cadafalch), puis il en a été le directeur, de 1900 à 1920. La publication en 1879 dans la revue La Renaixença de l’article « En busca de una arquitectura nacional » (« À la recherche d’une architecture nationale ») lui a donné, avec d’autres œuvres postérieures, une certaine notoriété en tant que théoricien de l’art et diffuseur des idées les plus nouvelles en matière d’architecture, tout spécialement celles de celui qu’il admirait tant, Viollet-le-Duc.

Considéré aujourd’hui par beaucoup comme « le plus modernista » des artistes du Modernisme catalan, il est vrai que Lluís Domènech a voyagé et a connu ce que faisaient dans le reste de l’Europe les artistes de l’Art Nouveau, de la Sécession ou des Arts and Crafts, avec certains desquels il a d’ailleurs pu établir une certaine amitié. De fait, c’était un humaniste de son temps, qui s’est développé dans des domaines très divers de la connaissance, de la botanique à l’édition ou à l’illustration ; il a été l’un des plus remarquables héraldistes du pays, un journaliste d’un certain renom, et il a même été nommé en diverses occasions président du cercle culturel Ateneu Barcelonès. Sa carrière politique a été longue : il a commencé par un mouvement catalaniste appelé Jove Catalunya et est parvenu à la présidence des premiers grands partis de la Renaixença (la
« renaissance » du culture et du nationalisme catalan), la Lliga de Catalunya et l’Unió Catalanista. Remarquable rédacteur en 1892, parmi d’autres, de la première déclaration souverainiste catalane, les Bases de Manresa, il a été élu député aux parliement de Madrid en 1904, dans la célèbre « candidature des quatre présidents », considérée comme le premier triomphe du catalanisme politique. Cependant, Domènech s’est rapidement affronté au leader de la Lliga Regionalista, Francesc Cambó, et il a abandonné le catalanisme conservateur pour fonder un nouveau parti á gauche, Esquerra Catalana, et diriger le périodique El Poble Català.
Le coup d’État du général Primo de Rivera, en 1923, a entraîné la dissolution des structures de gouvernement régional en Catalogne et l’interdiction à tous les niveaux de l’activité politique catalaniste ainsi que des manifestations culturelles catalanes les plus ingénues (Même le terrain du Futbol Club Barcelona a été fermé !). Domènech, homme toujours passionné par la vie et amoureux du raffinement ainsi que des expressions les plus civilisées, s’est senti profondément affecté par la brutalité de la répression et par la mise en place d’un régime militaire qu’il ne pouvait considérer qu’illégitime et barbare. Retiré dans la vie familiale, il est mort ce même hiver, le jour de son anniversaire.

En plus de ses œuvres de Barcelone, Domènech a travaillé à diverses œuvres à Canet de Mar d’où provenait la famille de sa mère, Maria Montaner, ainsi qu’à Reus, du fait de sa grande amitié avec l’intellectuel du lieu, Pau Font de Rubinat.


L'hôpital, qui occupe une superficie équivalant à neuf îlots de l'Eixample, fut l'objet de diverses restaurations. Les pavillons modernistes de Sant Pau ont été déclarés monument historique et artistique en 1978 et patrimoine de l'humanité par l'Unesco en 1997. L'Hospital de la Santa Creu i Sant Pau inaugure son troisième siège au XXIe siècle : il s'agit d'un édifice situé à l'extrémité nord-est et séparé du complexe modernista. En ce qui concerne les pavillons modernistes, ils seront réservés à des usages en rapport avec l’enseignement, la recherche et la divulgation, comme le pavillon de Sant Manuel, qui abrite la Casa Asia. Il s'agit d'une institution publique constituée en 2001 dans le but de promouvoir la réalisation d'actions et de projets visant à impulser le développement des relations avec l'Asie dans les domaines institutionnel, culturel, académique et économique.

L'itinéraire se poursuit maintenant en autobus. La ligne 92 -qui a un arrêt au coin du carrer Sant Antoni M. Claret et du carrer Cartagena, à côté de l'entrée principale de l'Hospital de Sant Pau- nous mènera jusqu'au PARK GÜELL (83) rêve urbanistique inachevé de Gaudí. L'actuel Park Güell, patrimoine de l'humanité de l'Unesco depuis 1984, ne conserve que les rares constructions terminées du grand projet de Gaudí. L'opération urbanistique la plus audacieuse de la Barcelone de la fin du XIXe siècle était une idée d'Eusebi Güell. Celui-ci acheta, en 1899, une ancienne propriété rurale de quinze hectares, appelée Can Muntaner de Dalt, pour en faire une cité-jardin inspirée des précédents anglais comme celui d'Ebenezer Howard -d'où son nom anglais de Park.

Park Güell

Adresse
Olot, s/n; ctra. del Carmen, s/n.
Horaire
Du 1er janvier au 25 mars et du 29 octobre au 31 décembre, de 8.30 à 18.30 h (dernière heure d’accès à 17.30 h).

Du 26 mars au 30 avril et du 28 août au 28 octobre, de 8 à 20.30 h (dernière heure d’accès à 19.30 h).

Du 1 mai au 27 août de 8 à 21.30 h (dernière heure d’accès à 21 h).
Information
Tel.: 902 200 302.

www.parkguell.cat
Prix et remise
Ticket: 8,00€.

Remise de la Route du Modernisme: ticket 6,30€.
Remarques
Les horaires peuvent subir des variations.
Description
rêve urbanistique inachevé de Gaudí. L'actuel Park Güell, patrimoine de l'humanité de l'Unesco depuis 1984, ne conserve que les rares constructions terminées du grand projet de Gaudí. L'opération urbanistique la plus audacieuse de la Barcelone de la fin du XIXe siècle était une idée d'Eusebi Güell. Celui-ci acheta, en 1899, une ancienne propriété rurale de quinze hectares, appelée Can Muntaner de Dalt, pour en faire une cité-jardin inspirée des précédents anglais comme celui d'Ebenezer Howard -d'où son nom anglais de Park. Le responsable chargé de réaliser ce projet d'urbanisme paysagistique du comte de Güell fut Antoni Gaudí. Le projet de Gaudí envisageait la construction d'un lotissement d'une soixantaine de parcelles avec un vaste espace consacré à une zone verte commune. La construction du lotissement commença en 1900 et s'arrêta définitivement en 1914. Suivant le souhait de Güell, Gaudí avait imaginé une retraite bucolique qui devait servir de demeure à la plus haute bourgeoisie barcelonaise. Sa situation, sur les pentes de la montagne et loin de la ville, semblait idéale pour symboliser la métaphore d'une montée au paradis, à l'éden. Le projet, cependant, fut un échec total. En plus de la parcelle acquise par le maître d'ouvrage, seules deux autres parcelles furent vendues à un unique acheteur qui y édifia une seule maison. On construisit cependant les trois croix qui marquent le lieu où devait être érigée une chapelle, les deux pavillons d'entrée, les murs de contention ainsi que toute l'infrastructure de voies autour d'une grande place soutenue par des colonnes. Face à un tel désastre financier, les héritiers d'Eusebi Güell, mort en 1918, vendirent le terrain à la mairie qui en fit un parc urbain. Depuis lors, les prodigieuses structures érigées au beau milieu de la végétation méditerranéenne forment un curieux mélange de fantaisie et de spiritualité, saupoudré d'emblèmes patriotiques par l'incorruptible catalaniste Gaudí. Il s'agit d'une œuvre dans laquelle Gaudí abandonna tout historicisme pour formuler courageusement un langage propre allant de l'inspiration des formes naturelles à un langage plastique étonnamment avant-gardiste. La porte principale du Park Güell, ouverte dans un mur de brique décoré de mosaïques, est protégée par une grille de fer forgé et flanquée de deux pavillons suggestifs inspirés du livret Hänsel und Gretel, dont l'opéra avait été représenté au Liceu à la fin de l'année 1900, alors que Gaudí commençait à s'immerger dans le projet du Park Güell. Celui de gauche, avec une double croix au sommet, représente la maison des enfants Hänsel et Gretel, et son rez-de-chaussée est occupé par une librairie et une boutique de souvenirs. Celui de droite, plus grand et couronné par un champignon vénéneux, est celui de la sorcière, et c'était l'ancienne maison du concierge du parc. Récemment restauré, il accueille actuellement le Centre d'interprétation du Park Güell du Musée d'Histoire de la Ville de Barcelone (Horaire : du lundi au dimanche, de 11 à 15 heures, téléphone 932 856 899). Le rez-de-chaussée, où l'on pourra trouver toute l'information concernant l'œuvre de Gaudí, est d'accès libre. À l'étage supérieur, en payant un ticket d'entrée, on pourra voir la distribution de la construction et l'ancien logement du concierge, ainsi que l'exposition Güell et le Park Güell. Architecture et Nature. Après avoir dépassé les deux pavillons et en se dirigeant vers la droite, on peut voir une espèce de grotte rappelant la crypte du monastère de Sant Pere de Rodes, dans la province de Gérone, qui servait de remise pour les voitures et les chevaux les jours de pluie. L'escalier principal est divisé en deux tronçons par un jeu d'eau sur lequel règne le fameux dragon multicolore construit en trencadís de céramique émaillée. En haut de l'escalier, la salle hypostyle -aussi connue sous le nom de salle aux cent colonnes, malgré le fait qu'elle n'en ait pas plus de quatre-vingt-six. Cette salle, destinée à l'origine à accueillir le marché du lotissement, a été décorée par Josep Maria Jujol, collaborateur habituel de Gaudí, qui eut carte blanche pour faire ce qu'il voulait. Le résultat est exceptionnel : un plafond ondulant de mosaïque avec des incrustations diverses formant de capricieuses spirales. La récupération de cette zone, en 1992, permit d'introduire des éclairages à la base des colonnes qui, de nuit, donnent un caractère tout à fait spectaculaire à cette espèce de temple grec. De la salle hypostyle sortent deux chemins qui nous mèneront à la grande place circulaire, merveilleux mirador sur la ville. La place, conformément au projet initial de Gaudí, devait recueillir l'eau de pluie qui, convenablement canalisée par les colonnes de la salle hypostyle, devait terminer dans une citerne impressionnante -douze mille mètres cubes- (La citerne est fermée au public). La place est entourée par un banc de trencadís serpentant dans lequel l'imagination combinée de Gaudí et de Jujol a atteint une audace extraordinaire, que certains spécialistes considèrent comme précurseur de l'art abstrait. Le banc est une symphonie de couleurs : le vert, le bleu et le jaune apparaissent combinés de différentes manières, et en forme de lunes, d'étoiles et de fleurs abstraites. La couleur, cependant, disparaît à mesure que le banc s'éloigne vers la droite, côté dans lequel prédomine le blanc, symbole de la pureté. L'œuvre semble vouloir insinuer que la vie humaine est une symphonie de couleurs qui culmine avec le blanc, avec le ciel. La couleur, cependant, n'est pas totalement blanche : Gaudí utilisa un matériau qui avait été rejeté dans d'autres édifications de l'époque, comme la Casa Batlló, précisément à cause de cette « impureté ». Dans la dernière restauration du banc (1995) on a voulu maintenir cette imperfection, en utilisant jusqu'à vingt et une tonalités de blanc dans la restitution des parties les plus détériorées du banc. Les ponts et les passages sous les viaducs, avec des colonnes torsadées qui les font ressembler à des grottes, constituent autant de constructions insolites du Park Güell. Le quatrième portique qui relie la partie supérieure à la partie inférieure est, peut-être, la structure la plus spéciale, avec ses murs et ses arcs inclinés d'air surréaliste. Le sommet de la colline où se trouve le parc est couronné par un calvaire monumental formé de trois croix au lieu même où Gaudí avait prévu de construire une église. L'auteur laissa aussi aller sa fantaisie dans ce lieu : si l'on regarde vers l'est -c'est-à-dire en direction de Jérusalem- la perspective fait que les trois croix en file n'en font plus qu'une. C'est le point final de l'ascension : la croix est l'ultime symbole.

Le responsable chargé de réaliser ce projet d'urbanisme paysagistique du comte de Güell fut Antoni Gaudí. Le projet de Gaudí envisageait la construction d'un lotissement d'une soixantaine de parcelles avec un vaste espace consacré à une zone verte commune. La construction du lotissement commença en 1900 et s'arrêta définitivement en 1914. Suivant le souhait de Güell, Gaudí avait imaginé une retraite bucolique qui devait servir de demeure à la plus haute bourgeoisie barcelonaise. Sa situation, sur les pentes de la montagne et loin de la ville, semblait idéale pour symboliser la métaphore d'une montée au paradis, à l'éden. Le projet, cependant, fut un échec total. En plus de la parcelle acquise par le maître d'ouvrage, seules deux autres parcelles furent vendues à un unique acheteur qui y édifia une seule maison. On construisit cependant les trois croix qui marquent le lieu où devait être érigée une chapelle, les deux pavillons d'entrée, les murs de contention ainsi que toute l'infrastructure de voies autour d'une grande place soutenue par des colonnes. Face à un tel désastre financier, les héritiers d'Eusebi Güell, mort en 1918, vendirent le terrain à la mairie qui en fit un parc urbain. Depuis lors, les prodigieuses structures érigées au beau milieu de la végétation méditerranéenne forment un curieux mélange de fantaisie et de spiritualité, saupoudré d'emblèmes patriotiques par l'incorruptible catalaniste Gaudí. Il s'agit d'une œuvre dans laquelle Gaudí abandonna tout historicisme pour formuler courageusement un langage propre allant de l'inspiration des formes naturelles à un langage plastique étonnamment avant-gardiste.

La porte principale du Park Güell, ouverte dans un mur de brique décoré de mosaïques, est protégée par une grille de fer forgé et flanquée de deux pavillons suggestifs inspirés du livret Hänsel und Gretel, dont l'opéra avait été représenté au Liceu à la fin de l'année 1900, alors que Gaudí commençait à s'immerger dans le projet du Park Güell. Celui de gauche, avec une double croix au sommet, représente la maison des enfants Hänsel et Gretel, et son rez-de-chaussée est occupé par une librairie et une boutique de souvenirs. Celui de droite, plus grand et couronné par un champignon vénéneux, est celui de la sorcière, et c'était l'ancienne maison du concierge du parc. Récemment restauré, il accueille actuellement le Centre d'interprétation du Park Güell du Musée d'Histoire de la Ville de Barcelone (Horaire : du lundi au dimanche, de 11 à 15 heures, téléphone 932 856 899). Le rez-de-chaussée, où l'on pourra trouver toute l'information concernant l'œuvre de Gaudí, est d'accès libre. À l'étage supérieur, en payant un ticket d'entrée, on pourra voir la distribution de la construction et l'ancien logement du concierge, ainsi que l'exposition Güell et le Park Güell. Architecture et Nature. Après avoir dépassé les deux pavillons et en se dirigeant vers la droite, on peut voir une espèce de grotte rappelant la crypte du monastère de Sant Pere de Rodes, dans la province de Gérone, qui servait de remise pour les voitures et les chevaux les jours de pluie.

L'escalier principal est divisé en deux tronçons par un jeu d'eau sur lequel règne le fameux dragon multicolore construit en trencadís de céramique émaillée. En haut de l'escalier, la salle hypostyle -aussi connue sous le nom de salle aux cent colonnes, malgré le fait qu'elle n'en ait pas plus de quatre-vingt-six. Cette salle, destinée à l'origine à accueillir le marché du lotissement, a été décorée par Josep Maria Jujol, collaborateur habituel de Gaudí, qui eut carte blanche pour faire ce qu'il voulait. Le résultat est exceptionnel : un plafond ondulant de mosaïque avec des incrustations diverses formant de capricieuses spirales. La récupération de cette zone, en 1992, permit d'introduire des éclairages à la base des colonnes qui, de nuit, donnent un caractère tout à fait spectaculaire à cette espèce de temple grec. De la salle hypostyle sortent deux chemins qui nous mèneront à la grande place circulaire, merveilleux mirador sur la ville. La place, conformément au projet initial de Gaudí, devait recueillir l'eau de pluie qui, convenablement canalisée par les colonnes de la salle hypostyle, devait terminer dans une citerne impressionnante -douze mille mètres cubes- (La citerne est fermée au public).

La place est entourée par un banc de trencadís serpentant dans lequel l'imagination combinée de Gaudí et de Jujol a atteint une audace extraordinaire, que certains spécialistes considèrent comme précurseur de l'art abstrait. Le banc est une symphonie de couleurs : le vert, le bleu et le jaune apparaissent combinés de différentes manières, et en forme de lunes, d'étoiles et de fleurs abstraites. La couleur, cependant, disparaît à mesure que le banc s'éloigne vers la droite, côté dans lequel prédomine le blanc, symbole de la pureté. L'œuvre semble vouloir insinuer que la vie humaine est une symphonie de couleurs qui culmine avec le blanc, avec le ciel. La couleur, cependant, n'est pas totalement blanche : Gaudí utilisa un matériau qui avait été rejeté dans d'autres édifications de l'époque, comme la Casa Batlló, précisément à cause de cette « impureté ». Dans la dernière restauration du banc (1995) on a voulu maintenir cette imperfection, en utilisant jusqu'à vingt et une tonalités de blanc dans la restitution des parties les plus détériorées du banc.

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