 |
 Les
ponts et les passages sous les viaducs, avec des colonnes
torsadées qui les font ressembler à des grottes,
constituent autant de constructions insolites du Park Güell.
Le quatrième portique qui relie la partie supérieure
à la partie inférieure est, peut-être,
la structure la plus spéciale, avec ses murs et ses
arcs inclinés d'air surréaliste. Le sommet de
la colline où se trouve le parc est couronné
par un calvaire monumental formé de trois croix au
lieu même où Gaudí avait prévu
de construire une église. L'auteur laissa aussi aller
sa fantaisie dans ce lieu : si l'on regarde vers l'est -c'est-à-dire
en direction de Jérusalem- la perspective fait que
les trois croix en file n'en font plus qu'une. C'est le point
final de l'ascension : la croix est l'ultime symbole.
Dans l'enceinte du parc, on trouvera aussi
la CASA-MUSEU GAUDÍ.
(84). (MAISON-MUSÉE GAUDÍ).
Casa-Museu Gaudí
Adresse Park Güell; ctra. del Carmen, s/n. Horaire Tous les jours. D’octobre à mars, de 10 à 18 heures ; d’avril à septembre, de 10 à 20 heures. Fermée le 1er janvier et ouvert seulement de 10 à 14 h, les 25 et 26 décembre, et 6 janvier. Information Tel.: 932 193 811. Remarques Les horaires peuvent subir des variations, il est donc conseillé de les vérifier à l’avance. Prix et remise Prix. Adultes : 5,00 €.
Étudiants et retraités : 4,00 €.
Remise de la Route du Modernisme : 12,5 % sur le tarif des adultes. |
|
|
Le musée occupe la maison dans laquelle
Antoni Gaudí vécut les vingt dernières
années de sa vie et présente d'intéressants
aspects didactiques sur la vie et l'œuvre du génial
architecte. Entre autres choses, le visiteur pourra contempler
des meubles du Palau Güell (8), de la Casa Calvet (27)
et de la Casa Batlló (45), des objets personnels et
des souvenirs de Gaudí, de même que des matériaux
et des éléments de son travail personnel qui
permettent d'approcher particulièrement sa personnalité
complexe et, fréquemment, estompée. La maison
est l'œuvre de Francesc Berenguer i Mestres (1904), bien
que le projet ait été signé de Gaudí.
C'est dans le Park Güell que se termine l'itinéraire
d'une seule journée recommandé par la Route
du Modernisme de Barcelone.
Pour visiter les quatre maisons suivantes, on pourra reprendre
le même autobus 92, devant le Park Güell, qui nous
emmènera tout d'abord à la Casa Queralt et à
la Finca San Salvador, depuis l'arrêt Passeig de la
Mare de Déu del Coll-Funoses Llussà, puis à
la Casa Comas d'Argemir, depuis l'arrêt Avinguda de
la República Argentina-Baixada Blanes. Pour continuer
ensuite l'itinéraire vers Les Cases Ramos, nous reprendrons
l'autobus et descendrons à l'arrêt Avinguda del
Príncep d'Astúries 59.
Aux pieds du Park Güell s'étend
le quartier populaire de Vallcarca, une zone de désordre
urbanistique apparent qui cache dans ses rues quelques petits
bijoux du Modernisme. Dans le passeig de la Mare de Déu
del Coll, près du parc de la Creueta del Coll (en remontant
le carrer Funoses Llussà, après le carrer Pineda),
on trouvera la CASA
QUERALT (85) (MAISON QUERALT. C/ Pineda, 12), curieuse
construction de Josep Maria Jujol i Gibert édifiée
en 1917. Très près de celle-ci, en descendant
la promenade sur quelques pas, on découvrira la FINCA
SAN SALVADOR (86) (PROPRIÉTÉ SAN SALVADOR.
Passeig de la Mare de Déu del Coll, 79 ; C/ Pineda,
9), construite par Jujol en 1910, où, pendant des années,
le propriétaire exploita une source en commercialisant
l'eau, embouteillée, sous le nom d'Agua Radial. On
remarquera le jardin, qui s'adapte en terrasses au relief
de la montagne, ainsi que le traitement des grottes qui donnent
accès au puits. L'Institut du Paysage urbain a commencé,
en 2004, la rédaction d'un plan directeur en diverses
phases pour la récupération de cet ensemble.
Depuis cet endroit, on pourra descendre à pied ou
avec l'autobus 92 et passer par le VIADUCTE
DE VALLCARCA (87) (VIADUC DE VALLCARCA) pour arriver
à la CASA COMAS
D’ARGEMIR (MAISON COMAS D'ARGEMIR. Avinguda de
la República Argentina, 92). Il s'agit d'une œuvre
digne d'attention de Josep Vilaseca i Casanovas (1904). Depuis
la rue, on peut voir sa façade en forme d'ellipse,
achevée par une grille de fer forgé portant
les initiales des propriétaires, et décorée
de céramiques et de petits sgraffites qui entourent
les fenêtres, elles-mêmes décorées
de têtes de lion, ainsi que la tourelle, couronnée
d'une coupole pointue revêtue de trencadís bleuté.
On pourra reprendre l'autobus 92 jusqu'à
l'avinguda del Príncep d'Astúries, immédiatement
après la plaça de Lesseps, ou descendre à
pied. On trouvera alors, sur la place même, de spectaculaires
immeubles modernistes de couleur jaune décorés
de motifs floraux : les CASES
RAMOS (89) (MAISONS RAMOS. Plaça de Lesseps,
30, 31 et 32) sont trois propriétés unies par
une façade commune construites en 1906 par Jaume Torres
i Grau. On ne manquera pas d'admirer les balustrades de fer
forgé en forme d'abeilles du balcon central. Le patio
arrière, au coin avec le carrer Mont-Roig, conserve
un kiosque modernista magnifique. Les cinéphiles trouveront,
par ailleurs, dans ce bâtiment un rendez-vous incontournable
: c'est là que fut tournée une partie du film
Tout sur ma mère, de Pedro Almodóvar.
On revient à l'avinguda del Príncep d'Astúries
et l'on descend jusqu'au carrer Carolines, sur la gauche,
pour visiter une œuvre qui déborde d'orientalisme
: la CASA VICENS
(88) (MAISON VICENS. C/ Carolines, 18-24). Cette maison, parmi
les premières que réalisa Gaudí, fut
construite entre 1883 et 1888, sur une commande de Manuel
Vicens. Ce fabricant d'azulejos souhaitait, en effet, se faire
construire une maison particulière dans l'ancienne
municipalité de Gràcia. La maison devait remplir
une double mission : être le foyer de Vicens et, parallèlement,
annoncer l'excellence des produits qu'il fabriquait. Gaudí
donna à l'ensemble des formes caractéristiques
inspirées des architectures indienne et japonaise,
et il recouvrit une bonne partie des trois façades
de spectaculaires azulejos vitrifiés verts et blancs.
Gaudí utilisa les carreaux de faïence émaillée
de Valence, dans ce bâtiment, en les exhibant, ce qui
donne de la couleur à la façade, et en rehaussant
le contraste par de la brique apparente caractéristique
de la façade. Un autre élément d'intérêt
de la propriété est la grille de fer, qui tente
de reproduire, et y parvient, les jolies feuilles du margalló,
petit palmier très fréquent en Catalogne. Bien
que les propriétaires soient tolérants avec
les visiteurs qui entrent dans le jardin, la maison demeure
un logement privé et l'intérieur ne peut pas
être visité. Les éléments les plus
remarquables de l'intérieur sont le fumoir rond, couvert
d'une voûte mudéjar de plâtre multicolore,
la décoration florale surchargée, ainsi que
les boiseries rouges de la salle de séjour.
On trouve, dans le district de Sarrià-Sant Gervasi,
la zone connue populairement sous le nom de Pedralbes, quartier
riche par excellence de la Barcelone actuelle. Cette image
avait déjà été forgée par
la famille Güell qui possédait la majorité
des terrains aux alentours du monastère gothique de
Pedralbes, quand elle décida de promouvoir l'urbanisation
de la zone. Notre promenade dans ce district commence aux
PAVELLONS GÜELL
(90) (PAVILLONS GÜELL), un des Centres du Modernisme
de Barcelone où, avec ce guide, on pourra obtenir gratuitement
les bons de réduction de la Route du Modernisme, et
où l'on trouvera toute l'information concernant le
Modernisme à Barcelone.
Pavellons Güell
Adresse Avinguda de Pedralbes, 7. Horaire Uniquement ouvert pour les visites guidées samedis et dimanches:
10 heures 15 anglais
11 heures 15 catalan
12 heures 15 anglais
13 heures 15 castillan
Fermé les 1er et 6 janvier, ainsi que les 25 et 26 décembre. visites concertés: Il existe aussi la possibilité d'effectuer des visites concertés en catalan, castillan, français et anglais.
Complet:
Information Tél.: (+34) 933 177 652. www.rutadelmodernisme.com Remarques Les horaires ainsi que les langues des visites peuvent varier en fonction de l’époque de l’année, il est donc conseillé de les vérifier au préalable. Prix et remise Prix : Adultes 6,00 €.
Retraités et moins de 18 ans 3,00 €.
Remise de la Route du Modernisme : 50 %. Visites guidées concertées pour les groupes Réservation préalable au tél. : 932 562 504 ou à l’adresse électronique : cultura-impuqv@bcn.cat
Prix : 140,00 €.
Prix Licèe: 120€.
|
|
|
Gaudí consacra toute sa vie à
travailler pour son originale vision de l'architecture et
Eusebi Güell fut le mécène qui lui donna
les premiers moyens lui permettant de commencer et de réaliser
ce type d'architecture si coûteuse. Eusebi Güell
voulut agrandir en 1883 l'immense propriété
que son père avait achetée quelques années
auparavant dans la zone de Pedralbes. Gaudí fut chargé
d'une partie des travaux de remodelage (1884-1887) qui ont
été dirigés par Joan Martorell. Gaudí
a projeté le jardin et les pavillons d'entrée
de la propriété à laquelle on accédait
par un chemin (aujourd'hui passeig Manuel Girona) débouchant
sur la route reliant Barcelone au village de Sarrià.
À la fin du XIXe siècle, il n'y avait dans la
propriété que la résidence d'été
des Güell ainsi que des terres de culture qu'ils exploitaient.
Pour cette œuvre, Gaudí s'est
inspiré du jardin des Hespérides tel que Jacint
Verdaguer le décrivait dans son grand poème
L'Atlàntida. Verdaguer avait dédié son
poème au beau-père de Güell, le marquis
de Comillas, et curieusement il l'avait terminé dans
cette propriété. On remarquera tout particulièrement
à l'entrée la Porta del Drac (porte du dragon),
grande sculpture en fer forgé qui symbolise le dragon
mythique de Verdaguer, avec des ailes de chauve-souris, un
corps squameux, une bouche ouverte et une langue sinueuse.
Le dragon n'a pas pour adversaire saint Georges mais Hercule
lui-même, parce L'Atlàntida est un poème
dans lequel les références avaient été
catalanisées. L'arbre du jardin des Hespérides
de Verdaguer, par exemple, n'est pas un pommier comme dans
le mythe classique mais un oranger méditerranéen:
sur le jambage droit de la Porta del Drac, Gaudí a
placé une petite sculpture d'un oranger portant des
fruits dorés. Après la mort d'Eusebi Güell,
en 1918, ses descendants ont cédé la maison
et une partie des terrains pour la construction du Palau Reial
de Pedralbes (Palais royal de Pedralbes). Les anciennes écuries,
le manège et ce qui était la maison du concierge
font partie du patrimoine de l'Université de Barcelone.
La Càtedra Gaudí (Chaire Gaudí), centre
de recherche d'histoire de l'art, se trouve dans les écuries.
En traversant l'avinguda de Pedralbes, on prendra le passeig
de Manuel Girona et, à quelque distance de la propriété
Güell, on rencontrera une autre œuvre de Gaudí,
le PORTAL MIRALLES
(91) (PORTAIL MIRALLES) de l'ancienne propriété
Miralles (Passeig de Manuel Girona, 55-61). L'intervention
de Gaudí (1901-1902) se limita à la réalisation
du mur de maçonnerie en pierre brute et du portail
d'entrée de la propriété, avec un avant-toit
ondulé de structure métallique.
En poursuivant notre promenade par le passeig de Manuel Girona
puis par la ronda del General Mitre nous parviendrons au carrer
Ganduxer, à proximité du quartier de Sarrià,
dans lequel nous trouverons l'édifice du
COL·LEGI DE LES TERESIANES (92) (COLLÈGE
DES TERESIANES) qui n'est pas ouvert au public mais, à
l'occasion, hors de l'horaire scolaire, il est possible de
pénétrer dans le jardin pour l'admirer.
Col·legi de les Teresianes
Adresse Ganduxer, 85-105. Remarques Les sœurs elles-mêmes permettent parfois l’accès au jardin. Demander à la gardienne de la porte ou téléphoner au numéro 932 123 354. |
|
|
Gaudí reçut en 1888 la commande de construire
le « château » intérieur de sainte
Thérèse. Pour mener à bien cette commande,
il lut la mystique, et cela se voit. Le symbolisme de sainte
Thérèse d'Avila est partout, les colonnes en
forme de T situées à la fin de la promenade
du cloître la rappellent. Au beau milieu du «
château » se trouve une autre colonne, mais celle-ci
est très simple, parce que Gaudí imagina que
Dieu était au centre du « château »
et il considéra qu'il ne pouvait rien créer
à côté de la beauté par excellence.
La porte d'entrée, elle aussi, est pleine de détails
symboliques religieux tels que les initiales de Jésus,
ou patriotiques, comme les quatre barres du drapeau catalan
en fer forgé. Les arcs ogivaux caractéristiques
du bâtiment représentent le symbole de l'oraison.
Gaudí mena jusqu'à l'intérieur l'usage
de ces arcs paraboliques des façades du bâtiment
-fenêtres et motifs ornementaux-. Dans les couloirs
du premier étage, la présence rythmique des
arcs est à l'origine d'un jeu d'ombres et de lumières
qui ennoblit l'espace et rappelle le cloître d'un couvent.
Gaudí conçut jusqu'aux pots des plantes, qui
devaient être des couleurs orange et vert. L'orange
était le symbole de la sainte Trinité, dans
lequel le jaune était le Père, le rouge le Fils,
et l'orange, c'est-à-dire le mélange, le Saint-Esprit.
Dans les coins du bâtiment, Gaudí construisit
des piliers hélicoïdaux de brique ornés
de l'écu de l'ordre religieux réalisé
en céramique. Ces piliers sont couronnés de
croix à quatre branches. Un autre élément
remarquable est la cheminée, similaire à celle
du Palau Güell, qui préside au toit-terrasse du
bâtiment. En 2002, coïncidant avec l'année
Gaudí, l'Institut du Paysage urbain a récupéré
les écus ainsi que d'autres éléments
de la façade, notamment ceux du couronnement -qui rappellent
les couvre-chefs des docteurs de l'Université espagnole-
qui avaient été perdus pendant la Guerre civile
(1936-1939).
En remontant le carrer Ganduxer, nous parvenons
au passeig de la Bonanova. Tournons à gauche et, à
proximité du croisement des deux artères, on
verra la CASA MULEY-AFID
(93) (MAISON MULEY-AFID. Passeig de la Bonanova, 55), œuvre
de Josep Puig i Cadafalch. Cette maison a été
construite entre 1911 et 1914 sur la commande d'un sultan
marocain exilé à Barcelone qui se rendit très
populaire en offrant au zoo de Barcelone un éléphant
femelle, que l'on baptisa Júlia. Le bâtiment,
d'un certain goût oriental, est l'une des rares grandes
maisons de la Bonanova qui a su résister aux pioches
de la spéculation urbaine. Entièrement restaurée,
elle accueille actuellement le consulat du Mexique.
Pas très loin de là, et en direction de la
place Sarrià -en descendant par Major de Sarrià
et en poursuivant l'itinéraire par le carrer Pedró
de la Creu puis par le carrer Trinquet-, se trouve une autre
œuvre de Puig i Cadafalch : la CASA
SASTRE I MARQUÉS(94) (MAISON SASTRE I MARQUÉS.
Eduardo Conde, 44). Il s'agit d'une demeure de 1905 dans laquelle
l'architecte combina la brique apparente avec les sgraffites
et les azulejos de céramique vitrifiée de Valence.
Depuis cet endroit, on peut monter par le carrer del Trinquet,
puis tourner à droite dans le carrer dels Caponata
et poursuivre notre chemin jusqu'au carrer del Cardenal Sentmenat
où l'on prendra le train FGC, à la gare de Sarrià,
Lignes S1 et S2. On pourra descendre à la gare Peu
del Funicular. (Attention, à cet arrêt, le premier
wagon n'ouvre pas ses portes.)
Le quartier de Vallvidrera est une des zones de Barcelone
les plus singulières du fait de sa situation géographique
privilégiée : en effet, elle domine de sa hauteur
toute la ville. Cet ancien village, indépendant jusqu'en
1890 et aujourd'hui partie du district de Sarrià-Sant
Gervasi, conserve certains de ses charmes : air pur, paysages
séduisants et magnifiques bâtiments modernistes.
La manière la plus rapide d'y accéder depuis
le centre ville est aussi de prendre les Ferrocarrils de la
Generalitat de Catalunya (FGC).
Le CONJUNT DEL FUNICULAR
DE VALLVIDRERA (95) (ENSEMBLE DU FUNICULAIRE DE VALLVIDRERA),
construit en 1905 par Bonaventura Conill i Montobbio, est
entouré de deux bâtiments modernistes : d'une
part, l'ESTACIÓ
INFERIOR (GARE INFÉRIEURE. Avinguda de Vallvidrera,
66), qui a été considérablement modifiée,
et l'ESTACIÓ
SUPERIOR DE VALLVIDRERA (GARE SUPÉRIEURE DE
VALLVIDRERA. C/ Queralt, 20), qui présente une intéressante
façade dans laquelle on remarquera les fenêtres
et la porte aux courbes voluptueuses.
Depuis la gare inférieure, en descendant par l'avinguda
de Vallvidrera, on pourra voir la CASA
MANUEL DOLCET (96) (MAISON MANUEL DOLCET. Avinguda
de Vallvidrera, 44 interior). Il s'agit d'une construction
de Joan Rubió i Bellvé (1907), dans laquelle
on remarquera la tour latérale ainsi qu'une terrasse
découverte rehaussée par quatre colonnes torsadées.
On continuera à descendre jusqu'au bout de l'avinguda
de Vallvidrera, pour traverser ensuite le carrer General Vives
et prendre l'autobus 60 (arrêt General Vives-Isaac Albèniz)
jusqu'au troisième arrêt (Ronda de Dalt-Bellesguard)
ou l'on continuera à pied par les carrers de General
Vives, Terré et Benedetti. Pendant le trajet, on passera
devant la CASA ALEMANY
(97) (MAISON ALEMANY. General Vives, 29), autre construction
de Joan Rubió i Bellvé de 1901, bâtie
de brique et de pierre, et comportant des éléments
d'inspiration arabisante. Ensuite, on descendra par le carrer
de Bellesguard jusqu'à la TORRE
BELLESGUARD (98) (GRANDE MAISON BELLESGUARD. Bellesguard,
20). Le projet, que Gaudí a réalisé pour
Maria Sagués, date de 1900, et la construction s'est
terminée en 1902. Ces deux années constituent,
dit-on, la ligne qui divise, comme l'équateur, l'œuvre
de jeunesse de Gaudí de son œuvre mûre.
L'architecte sut parfaitement intégrer le bâtiment
dans son environnement naturel et paysagistique et respecter
en même temps le contenu historique du bâtiment.
Les ruines médiévales de Bellesguard, la résidence
d'été du roi Martin I, dernier monarque de la
dynastie des Barcelona, lui servirent de point de départ
pour définir l'œuvre et, parallèlement,
redonner leur dignité aux vestiges des constructions
historiques. Gaudí la construisit comme un petit château
médiéval de style gothique : la façade
est revêtue d'une pierre d'ardoise aux tonalités
grises et vertes, décorée d'une espèce
de rembourrage de pièces carrées, et saupoudrée
d'un grand nombre de fenêtres, plus ou moins grandes,
dotées d'arcs polylobés. Plus d'un siècle
après sa construction, le bâtiment est toujours
utilisé comme résidence particulière.
Dans ses alentours immédiats, on peut contempler les
arcs du viaduc que Gaudí construisit entre 1903 et
1905 pour consolider la route qui conduisait au cimetière
de Sant Gervasi et qui bordait la Torre Bellesguard. Ces dix
arcs, peu connus, sont contemporains et très similaires
de ceux que l'architecte conçut pour le Park Güell.
Depuis cet endroit, on poursuit l'itinéraire par les
carrers de Bellesguard, Quatre Camins et Císter dans
laquelle on trouve une TORRE
UNIFAMILIAR (99) (GRANDE MAISON INDIVIDUELLE. Císter,
25 ; Melilla, 9 ) de 1907 et d'auteur inconnu. On y remarquera,
comme élément le plus emblématique, une
tour-mirador qui occupe le coin de la rue. Actuellement, elle
accueille un café-restaurant. Tournons à droite
par le carrer de Melilla et descendons par le carrer dels
Dominics jusqu'à parvenir à la CASA
RIALP (100) (MAISON RIALP. Dominics, 14) de Joan Rubió
i Bellvé, de 1908, avec un intéressant travail
de briques apparentes et des murs de maçonnerie. À
l'intérieur, que l'on ne peut pas visiter, se trouvent
les peintures de Joaquim Torres García, peintre uruguayen
rèsident à Barcelone. Poursuivons par les carrers
Dominics, Vendrell et Císter et le passeig de Sant
Gervasi, et l'on arrive à la plaça de John Kennedy,
au début de l'avinguda del Tibidabo, dans un autre
quartier de Barcelone où l'on trouvera de nombreuses
œuvres modernistes.
Pour aller dans la zone du Tibidabo depuis n'importe quel
autre endroit de la ville, on peut prendre la ligne 7 des
Ferrocarrils de la Generalitat de Catalunya, gare Avinguda
del Tibidabo, ou les autobus 17, 22, 58, 73, 75 et 123, qui
amènent juste au début de l'avenue.
L'avinguda del Tibidabo commence au carrefour
du passeig de Sant Gervasi et du carrer Balmes, et c'est un
fragment de la mémoire de la Barcelone seigneuriale
du début du XXe siècle. L'histoire de cette
avenue est liée à celle du chef d'entreprise
et pharmacien Salvador Andreu -célèbre pour
ses pastilles contre la toux- qui voulait ouvrir un grand
parc d'attractions au sommet de la montagne qui préside
Barcelone. Pour mener à terme ce projet, Salvador Andreu
a créé la société anonyme El Tibidabo,
et la première initiative qu'il a adoptée, en
1889, a été l'acquisition de l'ensemble du terrain
du versant maritime de la montagne entre la cime et le passeig
de la Bonanova. Sur les pentes, il voulait créer une
cité-jardin alignée d'un côté et
de l'autre d'une élégante avenue où,
à partir de 1901, ont été construites
de splendides résidences privées. L'itinéraire
du Modernisme du Tibidabo commence à LA
ROTONDA (101) (avinguda del Tibidabo, 2), intéressant
bâtiment modernista projeté par Adolf Ruiz i
Casamitjana en 1906 pour y héberger un hôtel,
le Metropolitan, devenu clinique de nos jours.
À côté de La Rotonda,
au début de l'avinguda del Tibidabo, on trouvera l'arrêt
permettant de prendre le TRAMVIA
BLAU (102) (TRAMWAY BLEU). Le Tramvia Blau permet l'accès
le plus agréable et le plus tranquille à la
montagne du Tibidabo, en passant devant des résidences
et des jardins majestueux, pour finir à la gare du
funiculaire. Les six unités qui font partie de la flotte
effectuent un parcours de 1276 mètres, au cours duquel
le dénivelé atteint 93 mètres, à
une vitesse moyenne de 10 km/h. La ligne, inaugurée
le 29 octobre 1901, a matérialisé la vieille
ambition du docteur Salvador Andreu d'ouvrir une voie alternative
d'accès à la montagne du Tibidabo afin de construire
un parc d'attractions au sommet.
Tramvia Blau
Adresse Pl. John F. Kennedy / Av. del Tibidabo. Horaire Les horaires du tramway peuvent varier en fonction de l’époque de l’année, aussi est-il conseillé de les vérifier au préalable. Information Tél. : 933 187 074. Tél. : 010 www.barcelonabusturistic.cat Prix et remise Prix (2010). Billet simple : 2,80 €. Billet aller et retour : 4,30 €. Remise de la Route du Modernisme : billet d’aller et retour au prix du billet simple. |
|
|
À l'origine, la flotte se composait
de quatre voitures qui faisaient le trajet entre le passeig
de Sant Gervasi, fin du parcours des tramways de Barcelone,
et la gare inférieure du funiculaire du Tibidabo, située
à mi-hauteur de la montagne. En 1981, après
une longue période de restauration, on a récupéré
le tramway nº 2 de 1901, qui avait été
retiré pendant trente ans, ainsi que le modèle
populaire jardinera, qui avait circulé sur la plage
de nombreuses années auparavant. La rénovation
des voies, en 1984, ainsi que les travaux de construction
de la ronda de Dalt, en 1990, ont quelque peu modifié
le trajet naturel de la ligne. Profitant de ces dernières
modifications, on a aussi construit une nouvelle station de
transformation et effectué des travaux de conditionnement
des voies et des garages.
Dans le parcours de montée par l'avinguda del Tibidabo
depuis La Rotonda, on passera devant deux œuvres considérées
comme noucentistes: la TORRE
DEL DOCTOR ANDREU (GRANDE MAISON DU DOCTEUR ANDREU.
Avinguda del Tibidabo, 17-19), et la TORRE
SALVADOR ANDREU (GRANDE MAISON SALVADOR ANDREU. Avinguda
del Tibidabo, 21 ; C/ Josep M. Florensa, 1), les deux du prolifique
Enric Sagnier i Villavecchia (1915-1918). Sur le trottoir
opposé, on trouvera précisément la CASA
COLL (MAISON COLL. Avinguda del Tibidabo, 28), elle
aussi de style 1900 et conçue, elle aussi, par Enric
Sagnier. Juste devant la Casa Coll, on peut contempler la
TORRE IGNACIO PORTABELLA (103) (GRANDE MAISON IGNACIO
PORTABELLA. Avinguda del Tibidabo, 27 ; C/ Teodor Roviralta,
4), du maître d'œuvre José Pérez
Terraza (1905), de deux étages avec une tour-mirador
circulaire qui orne la façade.
L'arrêt suivant de l'itinéraire est une œuvre
de Joan Rubió i Bellvé, la CASA
ROVIRALTA (104) (MAISON ROVIRALTA. Avinguda del Tibidabo,
31 ; C/ Romà Macaya, 1-5), (1903-1913) ancienne résidence
de la famille Roviralta, plus connue sous le nom de Frare
Blanc (Frère Blanc), aujourd'hui reconvertie en restaurant
qui jouit, orgueilleusement, des murs d'un blanc austère
et d'une couverture aux énormes auvents.
Continuons à monter et nous passerons devant la CASA
FORNELLS (105) (MAISON FORNELLS. Avinguda del Tibidabo,
35-37 ; C/ Bosch i Alsina, 1), elle aussi de Rubió
i Bellvé (1903), projet de style médiéval
dans lequel prédomine l'usage de la brique apparente,
si caractéristique de cette architecture. Nous abandonnerons
temporairement l'avinguda del Tibidabo pour tourner dans le
carrer Bosch i Alsina et aller jusqu'à l'entrée
principale de l'ancien siège du
COSMOCAIXA-MUSEU DE LA CIÈNCIA (106) (MUSÉE
DE LA SCIENCE), qui occupe un ancien bâtiment modernista
de Josep Domènech i Estapà construit entre 1904
et 1909 et destiné à un asile d'aveugles. Il
accueille aujourd'hui des bureaux ainsi que des salles du
nouveau musée. L'édifice modernista a été
uni par le vestibule de l'entrée à un bâtiment
nouvellement créé. Le nouveau Musée de
la Science de la fondation "la Caixa", CosmoCaixa
Barcelona, inauguré en septembre 2004, est un espace
conçu pour tout type de public, avec une large offre
scientifique et éducative, des expositions, des ateliers,
des conférences, des cours ainsi que des débats.
L'exposition permanente, la salle de la Matière, permet
au visiteur de faire un parcours depuis le big-bang jusqu'à
nos jours. Le Bois inondé et le Mur géologique
sont deux des espaces singuliers de ce nouveau centre. CosmoCaixa
dispose aussi d'un planétarium, d'un auditorium, de
salles de conférences et d'espaces pour les plus petits.
On remarquera aussi la Plaça de la Ciència (place
de la science), grand espace public qui a été
ouvert à la ville avec la construction du musée.
CosmoCaixa, Museu de la Ciència
Adresse Teodor Roviralta, 47-51. Horaire Du mardi au dimanche, de 10 à 20 heures. Fermé le lundi, sauf jours de fête, ainsi que les 1er et 6 janvier et 25 décembre. Information Tél. : 932 126 050. www.fundacio.lacaixa.es Remarques Les horaires peuvent subir des variations, il est donc conseillé de les vérifier auparavant. Prix et remise Prix. Entrée générale : 3,00 €, comprenant les expositions temporaires et permanentes. Étudiants, Carnet jove et retraités : 2,00 €. Remise de la Route du Modernisme : 50 % sur l’entrée générale.
|
|
|
De cet endroit, on peut descendre par le carrer del Císter
jusqu'au CONVENT DE
VALLDONZELLA (107) (COUVENT DE VALLDONZELLA. Císter,
39-45), œuvre de Bernardí Martorell i Puig, construite
à partir de 1910 dans le cadre d'un gothique aux influences
gaudiennes.
Revenons à l'avinguda del Tibidabo en traversant
vers le haut la Ronda, juste devant le musée, et
en poursuivant par le carrer d'Adrià Margarit nous
voyons la maison la CASA
MUNTADAS (108) (MAISON MUNTADAS. Avinguda del Tibidabo,
48), jolie construction de Josep Puig i Cadafalch (1901)
qui recrée la façade de la maison rurale catalane
typique, décorée avec de simples stucs floraux
qui encadrent les portes et les fenêtres et suivent
les contours du couronnement. Un peu plus loin se trouve
la CASA CASACUBERTA
(109) (MAISON CASACUBERTA. Avinguda del Tibidabo, 56), œuvre
de Joan Rubió i Bellvé (1907), dans laquelle
on remarquera la richesse et la variété des
portes et des fenêtres caractéristiques de
l'œuvre de cet architecte. Au bout de l'avinguda del
Tibidabo et du trajet du tramway, se trouve la plaça
del Doctor Andreu, avec, à ses extrémités,
deux bars où l'on peut écouter de la musique.
Juste devant le bar Mirablau s'élève l'une
des constructions les plus caractéristiques de la
zone, la CASA EVARIST
ARNÚS (110) (MAISON EVARIST ARNÚS.
C/ Manuel Arnús, 1-31). La maison de famille des
banquiers Arnús -aussi connue sous le nom d'El Pinar-
a été construite par Enric Sagnier i Villavecchia
en 1903. Un peu plus avant, se trouve la maison des concierges,
aussi de caractère néogothique. Cet ensemble
est l'une des images nocturnes typiques de la zone quand,
illuminée, elle ressemble à un château
de conte de fées.
Depuis la plaça del Doctor Andreu, on peut prendre
le funiculaire du Tibidabo qui nous emmènera au sommet
de la montagne et au PARC
D'ATRACCIONS TIBIDABO (111) (PARC D'ATTRACTIONS TIBIDABO).
Le parc d'attractions Tibidabo de Barcelone, qui a été
fondé en 1899 par le docteur Salvador Andreu, est
le troisième parc le plus ancien du monde. Sa situation
privilégiée, dans un environnement naturel
où coexistent des joyaux de l'ingénierie d'une
grande valeur historique -comme ce que l'on appelle les
attractions emblématiques- avec des installations
de dernière génération et des spectacles
surprenants, fait de ce parc l'un des espaces de loisirs
les plus représentatifs de la ville de Barcelone.
Parmi les attractions caractéristiques, on trouvera
l'Avió et le musée d'automates, situé
dans un ancien théâtre de 1909. La collection
d'automates a des pièces représentatives de
cultures du monde entier, et elle comprend une cinquantaine
de pièces du début du XXe siècle, certaines
considérées comme modernistes. On y verra
aussi des marionnettes qui fonctionnaient avec des pièces
et que l'on pouvait rencontrer sur toutes les foires d'Europe,
ou des jeux et des jouets mécaniques avec lesquels
se distrayaient les enfants de cette époque. Les
fonds du musée sont considérés comme
faisant partie des meilleurs du monde, tout spécialement
en ce qui concerne l'état de conservation des pièces.
Parc d'Atraccions Tibidabo
Adresse Plaza del Tibidabo, 3-4. Horaire Les horaires du parc peuvent varier en fonction de l’époque de l’année, il est donc conseillé de les vérifier. Information Tél. : 932 117 942. www.tibidabo.es Remarques Transports : Tramvia Blau et funiculaire ; le train (FGC) jusqu’à la gare Peu de Funicular, Funicular de Vallvidrera et l’autobus 111 ; enfin, le Tibibus depuis la plaça de Catalunya. Prix et remise Prix. Funiculaire: Billet simple : 2,00 €. Billet aller et retour : 3,00 €.
Remise de la Route du Modernisme : billet d’aller et retour au prix du billet simple.
Parc: Entrée spéciale : 11,00 €. Entrée complète : 22,00 €. Groupes de plus de 15 personnes : 17,00 € par personne. Enfants entre 90 cm et 120 cm : 9,00 €. Entrée adultes de plus de 60 ans : 9,00 €.
Remise de la Route du Modernisme : 30 % sur l’entrée spéciale.
|
|
|
Depuis le parc on peut aller, à pied,
par la carretera de Vallvidrera au Tibidabo jusqu'à
la déviation qui nous mènera, après une
promenade agréable, jusqu'à l'OBSERVATORI
FABRA (112) (OBSERVATOIRE FABRA). (Si l'on n'y va pas
à pied, la seule manière d'y parvenir depuis
Barcelone est de prendre un taxi ou un mode de transport privé.)
L'observatoire Fabra appartient à l'Académie
royale des Sciences et des Arts de Barcelone dont la direction
scientifique assure le fonctionnement et l'entretien. Il a
été inauguré le 7 avril 1904 et il est
l'œuvre de l'architecte barcelonais Josep Domènech
i Estapà. L'origine de l'observatoire Fabra remonte
à l'année 1900, quand Camil Fabra, industriel,
mécène et premier marquis d'Alella, a fait don
d'un montant important dans le but de contribuer à
la réalisation du projet de construction d'un observatoire
astronomique, météorologique et sismique au
Tibidabo. Les travaux ont commencé en 1902 et ils se
sont terminés deux ans plus tard.
Observatori Fabra
Adresse Carretera de l’Observatori Fabra, s/n. Horaire Visite de nuit: dendant toute l’année, avec un calendrier mensuel variable qui dépend des astres et des corps célestes
Visite diurne: dimanches et jours de fête à 11h, 12h et 13h. Il n'y a pas de visites entre Nöel et la fête des Rois, Semaine Sante et le mois d'août. Il n'est pas nécessaire réserve preálable. Information Visites de nuit tél. : 902 222 191 (Educa).
Visites diurnes tél. : 93 417 57 36 (Observatori Fabra) Remarques Transport : depuis le parc, à pied, par la route qui va de Vallvidrera au Tibidabo. Depuis Barcelone, en taxi ou avec un transport privé, par la carretera de Sant Cugat -ancienne Arrabassada- jusqu’à la route qui va de Vallvidrera au Tibidabo. Prix et remise Visite de nuit, observation du ciel : 8,00 €. Remise de la Route du Modernisme : 25 %, non applicable aux visites diurnes ni aux visites avec dîner compris.
Visite diurne: 2,00 €. Il est pas applicable la remise de la Route du Modernisme |
|
|
Le bâtiment, formé par la juxtaposition
de trois corps bien différenciés -un de plan
octogonal, un de plan rectangulaire et le dernier cruciforme-,
est le résultat de l'éclectisme caractéristique
de Domènech i Estapà et des fonctions spéciales
auxquelles il était destiné. Ainsi, le corps
rectangulaire, terminé par une croisée mobile,
est coupé en deux par une ouverture verticale destinée
au fonctionnement des appareils d'observation. De la même
manière, le corps octogonal est couronné par
la coupole, métallique et giratoire, du télescope.
D'autre part, le bâtiment est décoré par
un atrium d'accès d'inspiration classique, mais avec
deux colonnes néo-égyptiennes et un fronton
de formes atypiques. Sur le fronton, on peut observer un bas-relief
qui présente une femme à demi nue avec un astrolabe
dans la main gauche. Le personnage est entouré de représentations
de planètes et d'astres, parmi lesquels on peut reconnaître
le Soleil et Saturne; il s'agit donc d'une allégorie
de l'astronomie.
L'activité astronomique a commencé en 1905
avec l'observation d'une éclipse et, depuis lors, elle
ne s'est jamais arrêtée. Dans tous les cas, les
événements les plus importants proviennent des
observations de Josep Comas i Solà entre 1915 et 1930.
Actuellement, on continue à l'observatoire Fabra une
activité de recherche, mais on a aussi ouvert un espace
destiné à l'activité éducative
et à la divulgation de l'astronomie auprès du
grand public. On remarquera de ce point de vue un cycle d'observations
nocturnes, El cel de Barcelona (Le ciel de Barcelone), qui
a pour but d'enseigner aux visiteurs les corps célestes
que l'on peut voir dans le ciel de notre ville. D'autre part,
on y a aussi organisé une veillée avec souper,
appelée Sopars amb estrelles (Dînner sous les
étoiles), qui comprend une visite à l'observatoire
et la possibilité d'observer le ciel au travers du
grand télescope d'origine centenaire (seulement en
juillet, août et septembre).
Le district de Sant Andreu a une personnalité très
affirmée, conséquence de sa longue tradition
manufacturière et associative. De son passé
modernista, trois pièces principales ont été
conservées. La première d'entre elles est la
modeste CASA VIDAL
(113) (MAISON VIDAL. C/ Pons i Gallarza, 1-3; C/ Gran de Sant
Andreu, 255). Il s'agit d'un bâtiment de couleur vert
pâle construit en 1906 par l'architecte, originaire
du quartier, Joan Torras i Guardiola. On remarquera les balcons,
avec des balustrades de fer forgé, qui rehaussent l'angle
grâce à leur sinuosité et donnent à
la façade une certaine personnalité. En marchant
dans le carrer Gran de Sant Andreu, on parvient au passeig
de Fabra i Puig, ancienne rambla de Sant Andreu, où
s'élève, au coin avec le carrer de Cuba, la
CAN GUARDIOLA
(114) (MAISON GUARDIOLA. Passeig de Fabra i Puig, 13; C/ Cuba,
2-4), construite par Josep Codina i Clapés entre 1903
et 1904. Le plus remarquable du bâtiment est la décoration,
avec d'intéressantes références au baroque
catalan dans le couronnement de la façade principale,
ou au plateresque barcelonais dans l'encadrement des balcons.
En traversant le passeig de Fabra i Puig et en continuant
dans la même direction, on arrive au carrer de les Monges.
Au carrefour de ce carrer avec le carrer del Vallès
s'élève la petite église de Sant Pacià.
L'intérêt de ce modeste temple, construit entre
1876 et 1881, réside dans sa décoration intérieure,
où l'on peut contempler la
MOSAIC DE L'ESGLÉSIA DE SANT PACIÀ (115)
(MOSAÏQUE DE L'ÉGLISE DE SANT PACIÀ. C/
Vallès, 40), qu'Antoni Gaudí a dessinée
en 1880 pendant ses premières années d'architecture..
|
 |